LETTRE DU SIEUR PION. — NOV
tellement effrayé cette ville, que l'on n'entend par les rues que gémissements, bien qu'ils n'aient encore aucun mal; et assure que si vous venez avec toute l'escadre, il y aura un soulèvement de peuple contre ceux qui ont fait tête en cette alfaire; car le public veut la paix avec la France ; il n'y en a que quelques-uns qui sont intéressés, et poussés par cet homme de bien qui résistent; mais si vous revenez avec tous les navires de l'escadre et descendez en terre, assurément l'affaire s'accommodera ; Dieu nous en fasse la grâce pour le soulagement de tant de pauvres chrétiens , et que je me puisse toujours dire, monsieur, etc.
LETTRE DU SffiUR PION, VICE-CONSUL D'ALGER,