LETTRE DU ROI. — JUILLET I
par mon cousin le comte d'Harcourt ou par les maréchaux-de-camp qui serviront sous ses ordres dans le corps qui pourra être sépare de l'armée.
Je m'assure qu'avant la réception de la présente, vos serez bien avancé avec les troupes que vous m'avez promis de mener vous-même jusqu'aux montagnes de Dauphiné; mais il importe tellement qu'elles y soient au plus tôt, que je vous exhorte encore à les y faire marcher en toute diligence , et à prendre tout le soin possible de leur conservation. Je désire aussi que, conformément a la lettre que je vous adresse pour le comte de Tonnerre, vous lui donniez ordre de joindre les six mille hommes dont vous lui aurez remis la conduite, au corps que le marquis de Villcroy mènera en Italie pour en faire ce qui sera ordonné par mondit cousin le comte d'Harcourt, lequel cependant ledit comte rie Tonnerre ira trouver pour lui faire savoir particulièrement l'état auquel il aura mené lesdites troupes et faire pour sa personne ce que mondit cousin lui commandera. C'est ce que je vous dirai par cette lettre, attendant avec plus d'impatience que je ne vous saurais dire de savoir quand lesdites troupes que vous faites marcher en Piémont y pourront être passées et en quel état elles y arriveront. Et sur ce-, je prie Dieu qu'il vous ait , mon cousin , en sa sainte garde.
Signé LOUIS. Et plus bas, Sublbt.
Écrit à Anlibe* , ce 16 juin 16^0.
Et au-dessous, de la main du prince :
Je certifie à M. de Bordeaux que la lettre que le roi m'a écrite est de mot à mol comme la présente.
Fait i Petena», le 0 juillet 1640
Henat de BotiaaoN.
LETTRE DE M. LE PRINCE
A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAl X , PORTANT QUE L'INTENTION DU ROI ÉTAIT QUE LA CAVALERIE DE L'ARMEE NAVALE ALLAT EN ITALIE.
MONSIEUR
Je m étais bien douté que le roi voulait que votre cavalerie allât en Italie , et certes, dès que je le vous ai mandé, vous deviez l'envoyer sans délai ; je viens de recevoir le paquet du roi , je vous envoie copie de toute la dépêche, ainsi, aussitôt la présente reçue, il vous plaira donner route aux régiments de Bussy de Vaire et de la Chapellç-Bafon pour s'en aller en toute diligcuce en Italie , et afin que rien ne retardât , j'ai envoyé un courrier à M. de Lesdiguières avec lettres du roi pour faire fournir les étapes au passagedesdites troupes, auxquel les, pour les met t re dans leur route et dans le Daupbiné hors de Provence, il sera bon qu'en commettiez le soin à M. de Castellan. Si vous n'étiez en la province, le porteur s'adressera à M. le comte d'Allelz. Je vous supplie de me croire , etc.
Henry de Bourbon.
V ous pouvez montrer la présente à M. Duplessis-Besançon , et lui commettre ce soin ou à M. de Castellan, n'importe lequel.
D*P,ft«n«. 1,6 juillet l6fo.