AVIS DE NAPLES. — JUILLET
porte des logements : Regia corie, con suoi senntori quali si avvertiamo a non contredire.
Le peuple, généralement, ne peut voir les Espagnols; les gentilshommes n'osent pas parler, mais les bourgeois se plaignent hautement et souhaitent un changement, ne pouvant plus payer les impositions nouvelles qu'on met de jour à autre ; et semhlables plaintes, malédictions et injures, je les ouïs non -seulement dans Naples, mais encore davantage au dehors.
Je fus au château Saint-Elme, où il y a vingt-quatre pièces de canon, six pierriers et quatre compagnies d'Espagnols. J'ai ouï et vu tirer lesdits canons, comme aussi les soixante du château de Naples, le jour de la féte d'un saint protecteur dudit Naples.
Au château de l'Ovo, il y a quatre pièces de canon; on y tient les munitions et on n'y bisse entrer personne que de l'ordre du vice-roi, mais j'ai ouï la messe à une église qui est attachée audit château , nommée Saint -Martin.
J'ai vu faire la montre générale des Espagnols naturels à Naples. Il y a trente-quatre à trente-cinq compagnies. Voilà la relation de ce que j'ai appris pendant mon voyage.