‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de Sourdis archevêque de Bordeaux. Augmentée des Ordres, instructions et lettres de Louis XIII et du cardinal de Richelieu à M. De Sourdis concernant les opérations des flottes françaises de 1636 à 1642Chapitre 9 sur 226 · A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX, TOUCHANT FONTARABIE · texte numérisé non relu

A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX, TOUCHANT FONTARABIE

Si M. le prince manque de poudre et de boulets , je prie M. de Bordeaux d'envoyer à Brouage pour en faire venir tout ce qui lui sera nécessaire, la place demeurant suffisamment garnie.

LETTRE DU CARD. DE RICHELIEU. — AOUT 1638. 51 Il saura pr ce billet que j'envoie M. de Nantes avec de l'argent

pour avoir soin des fortifications qui se feront à Foutarabie et munir

la place de nouveau. 11 ne se mêlera d'autre chose , et ne troublera

l'emploi de personne.

Il m'a assuré qu'il honore très-chrétiennement M. de Bordeaux ; je

m'assure qu'il le trouvera maintenant tout un autre homme qu'il n'a

fait par le passé.

Je vous ai écrit si amplement par Saladin qu'il ne me reste qu'à vous prier de m'y faire réponse ponctuelle , article par article.

Il ne faut point douter que les Espagnols se sentiront si piqués de la prise de Fontarabie qu'ils tâcheront d'eu tirer raison. Déjà nous savons par M. d'Émcry qu'ils ont envoyé quérir en Italie cinq mille hommes à ce dessein.

Si , pour les contenter, M. de Bordeaux pouvait donner un second coup ou à la Corogne ou autre lieu , ce serait une bonne allaire et pour lui et pour nous , et le vrai moyen de rendre tous leurs efforts vains et inutiles.

Je vous conjure de faire l'impossible à cette fin et de croire que je voudrais avoir donné beaucoup de mon sang pour un tel effet.

Vous ferez fort bien de renvoyer les vaisseaux espagnols dont vous ne voudrez pas vous servir cette année , à Brest , et le plus tôt sera le meilleur. Je vous prie n'en laisser point au Linaro , le port ne valant rien et le fort n'étant pas en l'état qu'il devrait être.

Quand le temps sera venu de quitter la mer et de mettre les vaisseaux dans les ports, souvenez-vous que nous avons besoin de trois ou quatre petits vaisseaux comme dragons , putaches , ou les deux petits que le sieur Desgouttes fit faii-e en Hollande, dont l'un s'appelle la Cardinale, pour mettre à Calais, Dieppe, et le Havre; et partant vous aurez soin de renvoyer ceux qui seront plus propres à cet usage faire leur désarmement au Havre et à Calais. Vous ne nous enverrez pas de vaisseaux inutiles, mais de bons voiliers: la patachc des Dunkerquois sera fort bonne à ce pour quoi nous voulons nous en servir : il en faut deux à Calais et deux au Havre et à Dieppe , «'està-dire un vaisseau à chacun de ces deux lieux.

LETTRE DE If. LE CARDINAL DE RICHELIEU

A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX

Monsieur ,

Je ne saurais vous témoigner la joie que j'ai de la victoire que vous avez remportée sur les ennemis. C'est un effet de votre cœur, de votre activité et de votre bonne conduite. J'espère que ce bon succès sera suivi de plusieurs autres , et par terre et par mer , et je vous conjure de faire tout ce que vous pourrez à ce qu'il ne soit pas seul.

Il est certain que contre les Espagnols il là ut hardiesse à entreprendre. Vous l'avez vu déjà trois fois , et je ne doute pas qu'en continuant cette pratique avec prudence elle ne continue à vous missir.

Je vous conjure de contribuer tout ce que vous pourrez à la prise de Fontarabie. Il est certain que si les sept ou huit mille hommes au plus que les Espagnols ont ramassés pour inquiéter ce siège sont en lieu où l'on puisse les combattre, je ne juge pas qu'il y ait grand péril à les attaquer, et de là dépend la loi et les prophètes. De savoir s'il le faut faire avant ou après avoir pris Fontarabie , c'est à ceux qui sont sur les lieux à le juger, mais je sais bien que si c'est chose possible il le faut faire , et que c'est le vrai moyen de faire par après tout ce qu'on voudra. J'en écris à M. le prince. Vous l'y animerez autant qu'il vous sera possible raisonnablement. Les Espagnols se trouveront si étonnés de votre choc qu'ils s'ébranleront aisément en d'autres occasions.

Je crois que cette dépêche trouvera Fontarabie pris , en ce cas vous pourrez aller où vous estimerez plus à propos avec toute votre armée, laissant seulement quelques palaches et pinasses pour Fontarabie, s'il en est besoin, comme je le crois. Mais si le malheur voulait que cette place ne fût point encore prise , et que vous jugiez que votre armée courût fortune en la côte où vous êtes, il n'est pas seulement à propos, mais nécessaire que vous quittiez la rade où vous êtes avec vos grands

LETTRE DU CARD. DE RICHELIEU. — SEPT. 1638. 53 vaisseaux pour aller chercher votre sûreté et incommoder les ennemis a:|leurs, laissant à M. le prince une escadre de vaisseaux capables de le servir eu son siège , et le garantir des secours de mer sans s'y perdre. En un mot , je vous conjure de faire sincèrement tout ce que vous pourrez pour la prise de Fontarabic sans vous mettre eu hasard évident de perdre tous les vaisseaux du roi par les mauvais temps qui peuvent v»nir et la mauvaise rade où vous représentez que vous êtes.

Allant à la mer, c'est à vous d'entreprendre tout ce que vous estimerez plus à propos. On vous laisse pleine liberté sans vous prescrire aucune chose , sachant bien que vous en userez à l'avantage du service du roi. Cependant parce que vous proposez la fortification de Linaro et demandez de l'argent pour ce faire , je vous envoie soixante mille livres comptant, afin que si vous persistez à juger ce dessein utile, vous ayez de quoi l'entreprendre. Si la fortification de ce poste peut faciliter la prise de Saint-Sébastien , ce serait un grand avantage ; car par ce moyen on serait maître de toute cette côte. Un combat sur terre peut rendre en cela très-aisé tout ce qui semble difficile maintenant. Si Fontarabie est pris, il n'y a point de difficulté que vous devez reprendre votre infanterie, et même , si vous en avez besoin de davantage pour quelque bon dessein , M. le prince vous en donnera; mais Uni que le siège durera , vous ne voudrez pas, je m'assui-e, l'eu tirer.

Tant il y a qu'avec l'aide de Dieu il faut prendre Fontarabie, et cela fait, pousser les choses et les progrès des armes du roi le plus avant qu'il se pourra soit par mer, soit par terre.

J'écris à MM. Desgouttes, Moutigny, Cangé, de Caen, et vous prie de témoigner aux sieurs de Chastelus, de Cazenac, du Mé, Lachesnayc , Bois-Jolv, Senantes , Linières, Garnier, Paul , de Conflans , Marsé et Duquesne l'entière satisfaction que j'ai de la façon avec laquelle ils se sont comportés en cette occasion, et les assurerez de mou allection.

J'enverrai à tous les capitaines des brûlots qui ont servi en celle occasion à chacun une chaîne d'or et des lettres de capitaines entretenus; mais de Loynes n'étant pas ici, cette dépêche ne pouvant être retardée, ce que dessus est remis à un autre voyage.

Je donnerai ordre aussi an trésorier de délivrer deux mille éeus pour la récompense des matelots desdits brûlots.

Tant il y a qu'on n'oubliera aucune chose pour faire connaître par effet la reconnaissance qu'on veut avoir de ceux qui servent bien.

Je vous prie de témoigner à M. de Buquoy le contentement que j'ai de ce qu'il vous a donné en ce voyage témoignage de ce qu'il vaut, l'estime que je lais de sa personne, de laquelle je veux assurément avoir soin.

J'ai vu ce que vous me mandez touchant M. le comte de Cramail. Je suis extrêmement fâché de ne pouvoir satisfaire à votre désir en ce sujet; mais vous savez bien, je m'assure, que la raison ne permet pas de reconnaitre un service rendu par l'impunité d'un desservice et d'une personne dont on considère plus la mauvaise intention pour l'avenir que pour le passé.

Quand vous considérerez la bonne résolution avec laquelle il vint dans l'emploi que je lui avais procuré, et la peine qu'il prit de la mettre en exécution , vous ne conseilleriez pas à sa majesté de le mettre hors du lieu où il est en un temps pareil à celui-ci. Cette affaire est à traiter en temps de pix, que je désire passionnément pour le bien général et pour les prticuliers qui peuvent y avoir intérêt. Je vous prie de croire qu'en tous lieux et en toutes occasions vous me trouverez toujours tel que j'ai été en votre endroit, c'esUa-dire, Monsieur,

Votre affectionné comme frère à vous rendre service,

Le Cardinal de Richelieu.

D« Hara, le i« teptenbrc 16J8.

SEPTEMBRE 1638. 55 Ces lettres du roi étaient jointes à la dépêche de M. lecardinal de Richelieu.

LETTRE DU ROI

A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX

Mons. l'archevêque de Bordeaux, je ne puis assez vous témoigner par cette lettre la satisfaction que j'ai reçue de la victoire que vous avez gagnée contre mes ennemis, et combien j'estime le courage et la prudence que vous avez eus dans la conduite de cette entreprise ; assurez-vous que je vous en donnerai des marques aux occasions qui se présenteront, et que vous verrez que je reconnaîtrai bien volontiers les services que vous me rendez.

Je trouve bon que vous alliez à la mer après le 8 de ce mois pané, puisque vous mandez que mes vaisseaux ne sauraient demeurer plus long-temps sans péril en la côte d'Espagne, où ils sont à présent, et que vous fassiez les entreprises que vous jugerez être plus avantageuses pour le bien de mes affaires. J'espère qu'en ce temps-là Fontarabie sera pris; mais, s'il ne l'était pas, vous laisserez ce qui sera nécessaire de vaisseaux pour garder l'entrée du canal, à quoi m'assurant que vous satisferez, je prie Dieu qu'il vous ait, mons. l'archevêque de Bordeaux , en sa sainte garde.

LOUIS

BOUTHILLIEK.

fecril à Saint-G«rmaia-«i-L*y«. le 3 wptembre |É1&

LETTRE DU ROI

A M. L'ARCHEVEQUE DE BORDEAUX

Monsieur l'archevêque de Bordeaux, depuis mon avènement à cette couronne jusqu'à présent Dieu m'a tellement assisté de ses grâces et béni le soin que j'ai pris pour le bien de mes états, que j'ai plus de sujet qu'aucun prince qui règne sur la terre de louer à jamais sa divine bonté. Elle a non seulement donné la paix à la France ^

ruine entière de la faction qui la troublait ordinairement et la réunion de tous mes sujets sous mon obéissance, pendant que les pays voisins sont dans les misères de la guerre, à laquelle je n'ai part que pour procurer à toute la chrétienté le même repos dont ce royaume jouit au dedans, et de 1'aflermir d'autant plus par ce moyen; mais, afin que rien ne manque à la félicité de mon royaume, lorsque je serai parvenu à ce point, comme j'espère , dans peu, il lui a plu me donner un 01s dont la reine ma femme est accouchée très-heureusement. La joie que j'en ai est d'autant plus grande qu'il y a long-temps que ce fruit de notre mariage est attendu, et (pie mes peuples l'ont souhaité et demandé par de continuelles prières dont ils ont accompagné les nôtres. Enfin elles ont été ouïes et exaucées, et maintenant elles sont converties en louanges et actions de grâces qu'ils rendent à Dieu comme nous pour un si grand et signalé bienfait, y ajoutant toutes les démonstrations de réjouissances que l'affection des sujets vers leur roi peut pi-oduire en une telle occasion. J'ai voulu vous donner par cette lettre avis de cette nouvelle, de laquelle vous ferez part à mes bons serviteurs qui sont par delà. Je ne doute point que vous ne la receviez avec tout le contentement possible selon l'afTection que vous avez au bien de cet Etat, et qu'après avoir rendu les mêmes grâces à sa divine majesté que l'on a fait ici d'une telle bénédiction, vous n'en fassiez éclater dans mon armée navale des témoignages extraordinaires d'allégresse, priant sur ce Dieu qu'il vous ait, monsieur l'archevêque de Bordeaux, en sa sainte garde.

LOUIS

BoUTH ILLIER.

Écrit à SaiDt-Ccrnuio-cn Laye, le 5 M|>i<mbn> i6S8.

On a vu par les différentes lettres du roi , de M. le cardinal de Richelieu, de M. de Bordeaux et de M. le prince de Condé que la prise de Fontarabie paraissait assurée. Malheureusement la rivalité, la jalousie de pouvoir, ruiuèrent ces espérances, et l'armée française fut obligée de lever le siège. Les amis de M. le cardinal de Richelieu et de M. de Bordeaux se réunirent, il faut

SEPTEMBRE 1638. 57 l'avouer, à la majorité des témoins de cette étrange défaite, pour attribuer au mauvais vouloir de M. le duc de la Valette.

Voici comme s'exprime M. le cardinal de Richelieu dans ses Mémoires à ce sujet : « En cette défaite, nous perdîmes force drapeaux; peu d'hommes furent tués; il veut cinq ou six cents prisonniers. M. le prince ne savait comment il devait donner avis au roi de cette déroute, en laquelle il y avait eu beaucoup de malheur , mais point de faute de courage , d'affection et de vigilance de sa part , mais beaucoup de la part de ceux qui l'assistaient; car nos prisonniers à leur retour témoignaient qu'ils avaient vu les ennemis à pied et à cheval entrer par la brèche dans la ville. »

Cédant à sou inimitié contre M. le duc de la Valette, M. de Bordeaux, dans les dépèches et les relations suivantes, donne des détails très-circonstanciés sur cette malheureuse déroute, évidemment causée j>ar la mésintelligence qui régnait entre les généraux.

M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX

A SON KMINEIVCE. SIR LA f.F.VF.E Dl SIEGE DE FONTAR ABIK.

Du €) .q.lrmbrc iCiR

MoNSEIOEUR ,

Vous aurez su les détails de ce qui est arrivé à Fontarabie, où la feiblessc , la lâcheté et peut-être bien la trahison ont été en leur lustre. Si votre éminence a jeté les yeux sur la lettre que vous a portée Saladin , elle aura vu les indices que j'ai remarqués dans tel événement. L'armée étant divisée en quatre quartiers, outre ce qui était aux tranchées , un seul a combattu mollement ; la moitié de la Meillcraie et la Couronne y ont perdu la plupart de leurs officiel* avec le bonhomme

Lafitte et Courteaux. M. le prince , dont le désir et l'affection ne sauraient être assez exprimes, après avoir envoyé demander secours à MM. de la Valette et Saint-Simon, qui lui refusèrent, exposant sa propre personne, rallia la cavalerie fuyante à la vue des ennemis et la ramena au combat , où ladite cavalerie ne tenant 'guère ret int passer sur le ventre à un seul bataillon qui nous restait. Nous fîmes ce que nous pûmes de la Houdinière et moi pour rallier, mais inutilement. « ' Mais personne ne voulut retourner. Cette défaite poussée jusque dan\ « le quartier, les tranchées furent quittées par le régiment de Tonneins* « Quatre rente hommes sortirent en bataille par la brèche, que gardait h la Couronne.

u Le second quartier, commandé par M. de Grammont, défila et quitta « une redoute que l'on avait fait faire depuis trois jours, sans être atta- « que et se retira au troisième quartier à la vue des ennemis. »

Les deux autres quartiers, commandés par M. de la Valette et par M. de Saint-Simon, ne furent point attaqués , et ne voulurent envoyer du secours à M. le prince, qui leur en demanda , et dédièrent le soir avec les fuyards des deux autres quartiers.

Je me retirai à mon bord , mon cheval ayant été tué sous moi , et la compagnie des mousquetaires de l'amiral fit la retraite de toute cette déroute ayee ce qui restait de la Meilleraie, et trouvèrent quatre cents hommes en leur chemin qu'ils défirent , « ce qui fait croire que les enm nemis étaient bien avertis, » en se retirant, qui étaient destinés pour entrer dans la ville durant l'escarmouche du quartier d'en haut , dont ils ne croyaient pas si bonne issue.

11 y a force particularités et force soupçons dont je ne sais pas le détail, et que votre éminence saura par d'autres mieux informés. « Pour « moi , j'y ai perdu mes deux régiments, tout défaits, et partie de mes « officiers et ma vaisselle, que j'avais mise le jour de devant à terre pour « travailler à cette attaque. » "

Tout s'étant retiré, je ramassai sur le bord de la mer tout ce qui restait de nos gens, que je mis dans nos vaisseaux, et demeurai jusqu'au

DÉPÊCHE DE M. DE BORDEAUX. — SEPT. 1638. 59 lendemain , où celui qui était dan* le Figuier l'ayant abandonne* sans enclouer ni jeter le canon à bas, ni le brûler, dont je lai avais donné ordre exprès de ne le pas abandonner sans cela, promettant de l'assister et lui offrant des munitions, sans être sommé ni attendre un coup de mousquet , je fus obligé de lever l'ancre pour m'en reculer, de peur que le canon n'endommageât les vaisseaux; et le soir, faisant voile, j'allai trouver M. le prince à Saint-Jean-de-Luz, me résolvant, n'ayant plus besoin de moi, de tacher à rallier les débris des régiments , et avec ce que je pourrais tirer des vaisseaux, pour fourrager quelques vilotes de la côte si le temps me le permet , afin de rappeler les troupes triomphantes des Espagnols à moi , et les divertir du dessein qu'ils pourraient avoir d'entrer en France , n'étant pas en état, à cause de la perte de mes gens et antres consommations , de rien entreprendre de solide.

Si l'armée de terre, dont il n'y a point quatre cents hommes morts, étant un peu fortifiée, pouvait se retrancher à Linaro et y commencer on fort , j'estimerais le service aussi grand que la prise de Fontarabie ; et ils ne peuvent courir aucun risque , ayant derrière eux le Socoa , le fort de la Perrière et Bordaguin. En ce faisant on couvrirait la France, et je vous ferai une petite proposition qui incommoderait Fontarabie du côté de la mer et nous rendrait maîtres de la rade.

Dans cette lettre confidentielle à M. le marquis de Soufdis son frère, M. de Bordeaux donne de nouvelles particularités sur le siège et la défaite de Fontarabie.

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