LIVRE IL
la retraite les avait arrébles, et <(ue le vioe-roi l’avait chargé de repasser vers le graiid-duc , lequel joindrait quatre galères à celles d’Espagne quand toutes les escadres seraient jointes , parce que , ayant envoyé ses trois vaisseaux en une entreprise secrète en levant, il était onntraint d’y envoyer deux de ses galères. Et encoie que l’on dise que 1rs six de Doria aillent pour porter secours, je n’en crois rien depuis i|u’il est arrivé tout à cette heure une felouque qui assure que la galère qui a été aux Iles n’en approcha que de huit milles , et que seulement elle a envoyé une Coraline' à Saint-llonorat y jeter mèches et poudres inutilement , car il est assuré qu'il y a fort peu d’hommes en Saiiit-Honorat, et que si on croyait que cette Ile se pùt défendre on y aurait jeté quelques hommes: c’était possible.
Il faut donc croire que les six voudront attendre celles de Naples et de Sicile qui doivent prendre celles du grand-duc, et qu’elles veulent se trouver prêtes pour ne faire retarder les autres ; néanmoins , si le retour de cette galère de Sicile n’y apporte du ch:ingement , elle devait partir aujourd’hui et prendre près d’id des soldats du Milanais i et l’on croit que c’est plus pour renforcer Monaco, que pour le secours des Iles; mais si une escadre de vos vaisseaux les pouvait rencontrer en faisant une revue par cette côte jusques dans Vaye, ce serait une bonne allaire , et qui donnerait à penser a d'autres. Enfin tenex assuré , selon ce que le susdit a écrit , que les galères du grand-duc ont ordre d'être espalmées le lendemain des fêtes, et qu’il est aisé à juger tpic celles de Naples et peut-être d'Espagne ne devront pas être loin de Livourne et peut-être les vaisseaux de Naples; car, pour les vaisseaux de Caillary, Sabran a reçu l’avis que l’Espagne n’y espère rien , car les deux tiers des mariniers étaient morts ou hors de service.
Je viens d’apprendre par un qui m’a rendu une lettre de M. de Vitry que m’a rendue un Français qui va à Livourne , que quatre de nos galères étaient en l’armée et six de plus y arrivaient; je veux croire que toutes y seront à cette heure , car il est nécessaire que vous soyez fort en mer et que rien ne puisse secourir les lies, qui sans doute manquent de plomb , de poudre et d'hommes. Toute la plus grande ' Bâtiment ISger servant i U pèche du corail.
crainte est par-deçà de perdre Monaco, et c'est là (pie, si l'on ne peut mieux , on veut jeter les soldats qu'ils ont choisis.
Le porteur m’apportera vos commandements s'il vous plait , et me croyez sans réserve, .
Monsieur, votre, etc.
Saman.
A M. L’ARtalEVËQUE DE BORDEAUX.
Mossibux ,
De(à4oe«,]« i3 avril 16)7.
Depuis mes réponses par votre piéton , je vous ai dépêché avant-hier un autre piéton avec deux d(S miennes, et parce qu'il y peut avoir des accidents , je vous en envoie le duplicata par cette commodité , et vous donne avis (pie deux galères de Doria sont seulement parties la nuit de la veille de Pâques ; (pi'elles ont embarqué seulement trois cents soldats de neuf cents, moitié espagnols , moitié italiens, (pii veiiaientde Milan, les autres s’en étant fuis sur le bruit (pie c’était pour aller aux iles, où ils ont tant soud'ert : elles sont allées h Monaco, pour de là cspiérer occ»sion de décharger aux lies cette soldatcsipie , les munitions et bois. Et le sujet pourquoi l(si quatre galères avaient tant tardé à partir, c’est (pie l’on était après rallier ces soldats fuis, et que toutes les munirions s’étant perdues sur la galère <pii se brûla, il y a fallu avec peine en chercher d’autres. La chiourme de quatre galères était sur celte galère-là , et tout s’y est peitln avec quelipies mariniers et officiers et toutes les munitions; et si |e feu n’eùt donné par le bas et ipw deux barils seulement prirent le feu et firent ouvrir la galère , toutes les galères de Gènes et autres étaient perdues. L’on attend les galères de Naples qui sont venues de Sardaigne à Porto - Longone , et ne doutez point (pi’ils n’épargnent rien pour porter des seœurs, publiant ici que le fort de Sainte-Marguerite tiendra deux mois et que nos galères ne sont pas en état, et (piand elles le seront, pas toutes ni pour long-temps.- Si j’ai loisir, j’écrirai un mot à M. le (xnnte d’Uarcoart et à M. le géiié-
i-al des galèies, sinon , monsieur, il suffit que sous soyez averti du loiit. Quant aux galions qui étaient à Roses, il est assuré qu'ils ont perdu les trois cpurts de la soldatesque, mariniers et officiers, et que Ofjucido doit être allé à ALijorcpie pour essayer de la secourir de gens el de mariniers.
Quant à la Valteline, les nôtres <pii tenaient les forts de la Valtelinc ont refusé de les rendre dans le temps que M. le duc de Rolian a promis , qui est le 5 mai, s’il n’y a ordre exprès du roi , disant que M. de Roiiaii n’étant pas libre, ils ne peuvent recevoir ses ordres que contrainls. L’Espagnol en est au désespoir, et surtout du terme qui nous lionne loisir ; cependant les Vénitiens se remuent et nous nous fortifions de gens et de tout , et M. Lequeux se prépare à faire merveilles.
Je vous baise très-humblement les mains et reste sans fin ,
Monsieur,
Votre très-humble et obéissant serviteur,
Sabbsk.
A M. L'ARCHEVitQVE DE EOBDBAUX.
Monsieur ,
De G^n««, ce i3 aTril
J’ai retenu la lettre ci-jointe et oe piéton jusipi’à ce jounl’hui, pour vous éclaii'cir mieux de toutes choses , parce <pie la plus grande partie de ceux que l’on envoyait de Milan s’eu étant fuis, et la galère qui est venue des Iles ayant donné sujet de retardement aux quatre de Doria ipii devaient aller joindre la cinquième qui est à Savone, soit parce que ladite galère a mis des poudres è$ lies, ou qu’elle a rapporté qu’il est difficile d'y jeter du secours sans une puissance plus grande , ou à cause que dans celle qui s’est brûlée ici, tout ce qui était dessus de munitions et autres choses pour partir le lendemain , j'ai vu que l’on se pressait moins pour le départ desdites galères.
Il est arrivé aujourd’hui un courrier d’Espagne parti le 28 mars de Madrid, et est venu ici en six jours de Barcelone , snr le sujet duquel on
a perstiadt^ que les galères d'Espagne et le duc de Fcrrandina étaient prêta à faire vnil^de Barcelune, pour être en cette mer à la lin de ce mois. Je suis néanmoins très-assuié que ledit duc n’y est pis et i|ur ces galères ne sont pas si prêtes ; cc qui se penf'conjecturcr de ce ijue deux desdites galères se sont ayano^es à l’Arrache ' chargées de quatre cents caisses de réales pour apporter ici au premier beau temps , lesquelles par toutes raisons attendaient les autres pour venir plus sûrement , si elles étaient prêtes. XéaiHnoins il est à cixiire qu’on les diligente tant que l'on peut, et que Fcrrandina peut en peu de jours les joindre pendant (pi'on les espalroe.
Cependant dix galères de Naples ipii avaient été cinoyées en Sardaigne avec munitions et environ quinze cents hommes , n'y ont déchargé que quatre ou cinq cents hommes ilepuis la retraite de nos tioupes, et n’osant s’en aller aux Iles ni retourner à Naples pour revenir sans nouvel ordre du vice-roi, s’en sont venues à Porto-Loiigone et à l'ile de l'Elbe, oi'i elles sont à présent avec plus de mille hommes attendant avec les galères de Sicile ou l'ordre de se rallier avec ■xlles du grand-duc ctde Doria , lesquelles, sur l'avis que quelques unes de nos galères sont à Cannes, n’osent pis aller vers vous toutes seules , encore que l'on croie <|u’clles s’y veulent hasarder.
Je suis averti par celui ipii a coiTcspondanre avec l'amiral du grandduc qu'il lui a mandé que les galères étaient en étal, et lui tout prêt, mais pour aller en levant , où ses vaisseaux sont déjii allés. Peut-être que ce que j’ai écrit à un ami que j’ai à IJoreiice et au sieur Habut à Livounie, témoignant que je ne ergyais |As que le grand-duc, qui avait |iassé les limites de ses obligation# l’année passée, voulût procéder si ouvertement contre le roi que d’aider à assaillir les troupes du roi chez loi , ‘et ensuite la France , auia pu opérer une résolution de s’abstenir d’une action si déclaiatoire; mais enlin, quaiul il n’y aurait que les galères de Naples avec mille hommes et les six de Doria avec six cents , tans même celles de Sicile ni d'Espigne, il est à croiie que s’il y a auctiuo. apparence <|ue l'ennemi cpii est-dans les Iles eu puisse donner
‘ Arazzio.
;(54 LIVRE IL — CIIAP. |1L
loisir, on portera le secours, et d'autant plus s'il est vrai qu'il n'y a que trois galères de France près de vous et que sept autres aient peine de venir, encore <|ue Marseille ait avancé dix mille écus pour en faciliter l'appareil ; car on estime par-deçà la conquête des lies ou le port du secours facile ou malaisé selon que l'on apprend l'état de nos galères , que celles de rciiiiemi redoutent plus que les vaisseaux ; et pour ce , il est de toute nécessité, tant pour unjmn ell'et que pour la réputation, ipie toutes nos galères soient en état; car on assure ici ( quoique j’aie publié par toute l’Italie que l’ennemi s’oil're de se rendre si un voulait douiier la vie aux Français qui combattent pour lui ) que le fort de Sainte-Marguerite tiendra tout le mois qui vient , et qu'étant de cinq bastions il ne se rendra point aisément, encore que l’on doute que l’eau, la poudre et le bois, dont il y en a vingt-quatre charges sur les galères , y donnent grande incommodité. Il est assuré que d'Oquendo a écrit à un sien ami qu'il a eu ordre de passer en Italie avec les vaisseaux qu'il avait à Roses, et <pie la maladie ayant ruiné les deux tiers de set matelots et soldats , il va , et croit-on qu’il est déjà à Majorque pour s’y raccommoder; et l'on se persuade ici que l’on ait jeté dans l’ile de Sainte- Marguerite de la poudre par le brigantiii, ce que je tiens à vanité. Voilà ce que j'ai pu pénétrer par tous expédients et qui me fait croire (|ue vous ne Muriez être assez tdt en état et trop veiller pour empêcher tout secours, qui sera puissant et qui peut arriver à toute heure, 11 est important que je sois souvent averti pour ménager les avis.
Momie ur,
Votre très-humble et obéissant serviteur ,
' Sabxan.
M. de Noyers écrit à M. de Bordeaux que le roi s’attendait chaque jour à appretidre la prise des îles, et que sa majesté et M. le cardinal s'étonnent fort de ce qu’une vive attaque n’ait pas suivi la descente des troupes.
LETTRE DE M. DE NOYERS
A M. L’ARCHBVtgUB DE BOKOEAUX.
De Rael, le i5 «vril
Mokbieue,
Votre courrier est venu six heures devant celui de M. d’Harcouj-t, et le roi s’éMnl rencontré à Ruel, il lui a fait voir toutes les dépêches. Le sieur Jean est venu à Paris, où j'étais, et en vérité m’a fort surpris et déçu mon espérance , croyant à son abord qu'il apporlAt la prise des lies, vu qu'il n’y avait rien qui la pùt empêcher si l'on eût suivi la piemière chaleur de nos gens, et que l'on se fût prévalu de l'étonnement que cette glorieuse descente avait doimé aux ennemis. Il a dit ses raisons, et s’est be.auooup plaint du peu d’assistance qu’ils reçoivent et du peu d’hommes qu’ils ont pour un tel dessein. Je lui ai dit par avance que vous leur aviez jeté <le la poiuli-e aux yeux , leur ayant ofl'ert, contre votre profession, d'aller où ils refusaient d’avancer, et que dans ce rencontre vous auriez joué le personnage de général et de capitaine et eux celui de chef de conseil. Le roi lui a dit la même chose, et lui a témoigné qu’il s’était chargé d’un (hclieux message et contraire au métier tpi’il fait dans l’armée. Je lui ai dit en présence du roi qu’il avait tort de s’excuser sur le peu d’hommes, vu que, par la revue, il s'en trouve plus de trois mille. Il l’a nié aissolument , et a dit qu'il était bien vrai que l’on distribuait chaque jour trois mille trois cents rations, mais qu’il n’y en avait que dix-sept cents pour les soldats, et que le reste était pour les officiers. II a fait grande instance sur ce <[ue, faute de foin et d’avoine, ils avaient été contraints de renvoyer leur cavalerie à terre, et que le soldat tombait malade à troupe pour n’avoir un ais ni une fascine pour faire huttes et metti-e h couvert. Le roi lui a reparti <]ue ceux du siège de Corbie avaient bien trouvé moyen de se retirer et de couvrir leurs cabanes de gazon en un pays bien plus friiid rpie celui des Iles. Bref, le tout bien débattu et bien agité en présence du roi , il a été conclu qu’il eût été à désirer que votre avis eût été suivi, et que celui de ces messieurs était plein de beaucoup de
iT>nsi(léi-ations pour les "ens de guerre, vu que l’exemple de la descente, de la prise du fortin et du fort de Moiilerey avait d^jk eondamnë leurs opinions et fait voir que, dans la guerre, qui attai|ue, gagne la victoire. Le roi a juge Je tout ceci qu’il fallait qu’il y eût de la m^sin- Iclligeiice mêltie et<le la division, et m’a commande de vous conjurer de sa part de faire cti sorte que l’on ne vous en pût rien imputer; <jue (tette occasion était de telle conséquence à la France , qu’il fallait que tous ceux qui ont amour pour son service et alTection pour le public le lissent paraître par bons cH’cts; qu’il saura bien en temps et lieu faire justice .à un chacun. Je sais bien qu’il n'y a rien que ne fassiez sur CCS paroles , et que vous vous conduirez en sorte que vous rendrez les ennemis muets.
Monsieur le cardinal a été malade de cette dernière notivcUe ; et je m’assure que, comme vous l’aimez, il n’y a rien que ne fassiez pour lui procurer de la satisfaction en cette occasion. Son éminence vous en prie et de ne rien épargner, lorstjue vous .turez reçu l’argent que le Picart vous a envoyé, pour que cette entreprise, qui touche extrêmement son éminence, réussisse sans distinction de ce tpti regardera les dépenses de la mer ou celles de la terre, puisque sa satisfaction doit venir également des uns comme des autres. L’on envoie M. de Launai, lieutenant des gardes, vers M. de A'itry pour le faire agir selon que le besoin le requerre.
M. le général des galères aura maintenant reçu cent mille livres, outre tout ce que nous avons su qu’il a eu d’assistance de vous et du pavs ; ainsi j’espère que vous avez toutes les galères. Le sergent qui est eu exercice ayant encore un commis avec une lettre de change de cent mille livres, l’on envoie audit sieur général l’ordre que vous avez demandé.
Le même à M. d’Argencourt , à M. de Castelan. La lettre du roi à M. de Vitrv porte qu’il fasse exécuter par la province tout ce qui sera demandé par MM. de Lançon et comte de Garces.
Le sieur Jean a eu admonition conforme à ce qui est par votre dépêche k son éminence.
Son éminence m’a recommandé d’écrire k M. d’IIaroourt ce que
LErrRE DE M. DE NOYERS, — AVRIL 1637. 357
vous proposez pour activer le radoub des vaisseaux, selon que l’ocoasion le permettra et (pie la ii6ceasité le retjuerra.
Le roi a remeix:i(5 le parlement des témoignages de bonne volonté qu'il a fait paraître en cette occasion , et l'on a fait une décharge aux procureurs du pays. Enfin, monsieur, je vous assure que cette all'aire est tellement considérée par-deçà qu'il n'y a rien (pie le roi ne fasse-pour la conduire à sa perfection. Et comme les gens de guerre n'ont insisté^sur aucgnoicliose plus fortement que sur le nombre d'hommes et des forcâ qu’ils disent leur manquer et être absolument nécessaires, le roi mande à M. le comte de Sault d'envoyer Jusques à deux mille six cents hommes, cU'ectif des régiments qui sont en Dauphiné, et à j\l. de Vifry d'y faire aller aussi en même temps le régiment de Forbin, qui hiit son assemblée en Pioveiice, atin cpie cela , jointà ce qu'ils ont présentement, leur donne les tpiatre mille hommes avec les(|uels le sieur Jean a répondu au roi qu'ils prendraient dans un mois et Sainte-Marguerite et Ragon. Et nous presserons le sieur de Rambouillet , qui doit avec le sianr le Picart vous fournir jusques à six cent mille livTes dans la Un de ce mois , d’y donner si bon ordio <pie vous. n’y manipiiez point d’argent. Sou éminence vous envoie M. d'Espenan, passant pour aller en Guienne , aUii (pi'il voie l’état de cette attaque et y aide en ce qu’il pourra. Il est homme plein de feu et de vigoenr, qui se rangera volontiers du cété de ceux (jui veulent aller aux ennemis , et du moins fera savoir au roi à qui il a tenu cpic l’on ii’ait davantage avancé l'alTaire, et vous aidera à exécuter les bonnes pensées que.roM^ av« eues pour la perfixAion de cet ouvrage, (jue je prie Imn conduire au point ipie nous avons tous espéré , au contentement du roi et à la satisfaction de son éminence, dans laquelle nous sommes tous intéressés et surtout celui qui lui doit le pins , et cpii est , ,
Monsieur ,
Votre très-humble et très-oll'ectionné serviteur,
De Noyees.
Digiliz(ï(j by CvzOgle
■m LIVRE, IL — CHAP. UI.
Les dépêches suivantes du roi et de M. de Noyers confirment la lettre précédente.
A M. L'ARCHBVÉQOB DE BORDEAUX.
, D« Vermilk*, le i5 anÿ fC};.
Mous. l’aix;hevêque de Bordeaux , le retoiilMynt 'que reçoit l’entreprise du recouvrement de mes lies par derotii|m[héments (jue je n’eusse Jamais pensé pouvoir arriver en un desséropi^raré depuis huit mois, et en un lieu où les assistances de la terre sont si rofsines , fait <{ue j'envoie encore' le sieur d’Espenan sur les lieux, tant pour servir en ce qui se pouri-a offrir en cette occasion, taofite qu’il'sera par-delà, que pour faire avancer le secours de tontes les choses qui y sont nécessaires. Il vous dira le déplaisir que j’ai de voir demeurer cette entreprise si importante en un si beau chemin, et ce que j’attends de vous pour fniiT <[n’clle réussisse. \ quoi je ri’ajoiiterai rien rpie p)iir vous diie ijiir vniis lui donniez entière créance, et vous assurer que j’iittends avec «f»;s impatiences exUaoialinairc.s de savoir ce qui s’avancera en l’execution ; et sur ce, je prie Dieu avoir, mous, l’arclievéque de Bordeaux, en sa sainte gaitle. ^
* - a.. LOUIS.
SuBIiBT.
LETTRE DE M«' LE CARDINAL DE RICHEUEU
A M. L'ARCUEVÈqUE DE BORDEAUX.
Monsieur ,
De Rue! , ce i6 arril 1637.
J’ai vu la lettre que Mondon m’a rendue de votre part, sur le sujet de laquelle je ne puis que je ne vous die que je compâtis grandement au déplaisir que je sais <pie vous avez de voir que les choses ne vont pas avec la diligence tfûe vous souhaitez, et qu'il serait à désirer pour le bien du service du roi. Aussitôt que sa majesté sut l’attaque des îles ,