‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 112 sur 171 · LETTRE DU GARD. DE RICH. AVRIL · texte numérisé non relu

LETTRE DU GARD. DE RICH. AVRIL

elle envoya le sieur d'Oynville en poste sur Jcs lieux pour eoiivier un rhacun à faire son devoir en cette occasion. Maintenant elle y d(‘pt‘che <ie nouveau le sieur d'Espeiian , en qui elle a confiance , avec tous les ordi«s nécessaires pour la même tin. Je l'ai prié de conférer particnlirreroeiit avec vous sur le sujet de votre entreprise, et de faire connaître à tous ceux qui Jt bnt part, que si on ne la continne comme elle a été commencée , c'esS4i-dire avec chaleur et fermeté , il est à craindre que le succès n’en soit pas tel qu'on te l’est promis d’abord ; ce qui apporterait un tel préjudice aux atbires du roi , et diminuerait de telle sorte la gloire ses armes , queiteintqui les commandent se doivent cacher à jamais si un tel malheur arrivait faute de n'avoir pas fait tout ce qu’ils pouvaient •

L'argent ne vous peut nuni((uer par le sdintpi'on prend de deçà de vous en envoyer. ( )n donne orH re pour vous envoyer des gens de guerre; enfin on n’oublie rien de ce qui se peut pour vous mettre en état de faire réussir votre dessein; c'est à vous autres à surmonter les difficultés 'qui te pourraient rencontrer, et se soSvenir que rien ne met à bout la finesse des Espagnols que la résolution des Français. Je me promets que vous n’oublierez riende ce qui dépend de vos soins |X>ur faire qu’elle ne leur mampie pas en oe rencontre.

Vous vous souviendrea aussi , s'il vous plait , d’envoyer radouber les vaisseaux de l’armée navale les uns après les autres sitôt que le service du roi le pourra permettre , parce qu’autrement il serait à crairalre qu’ils vinssent à manquer tout à la fols faute de radoubs , ce qui serait préjudiciable. que je suis véritablement et serai toiqours ,

Monsieur,

Votre très-affectionné comme frère à vous rendre service ,

Le Cardinal de Richelirc.

I.C roi antioncc à M. de Bordeaux qu'il envoie Af le prince de Coudé pour commander en Provence et remplacer M. le nuréchal de Vitry. *

k M. L’AUCIIEVÉQUE DR BORDEAUX.

De Saint-Germaio-eo-Laje, ce iCarril i63;

Mons. Tarchevèque de Bordeaux , outre la lettre par laquelle je vou^ lais savoir Tordix; que je donne à mon cousin le prince de Cond(^ d’aller en Provence pour y œmmander pendant les occasions pr<^sentes, j’ai bien voulu vous écrire celle-ci pour vous dire que mon intention est que vous rendiez toutes sortes de déféi‘cnccs à son avis et à ses ordres pendant tout le temps qu’il sera en maditc province. A quoi m’assul'an! que vous salisfeiez , je ne vous ferai celle-ci plus lon|^ue que pour prier Dieu, mons. rarchevé<|ue de Bonleaux , vous avoir en sa sainte et digne ganle. ,

tous.

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