‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 113 sur 171 · SUBI.KT · texte numérisé non relu

SUBI.KT

LETPftE DU ROI

A M. l’archevêque DE BORDEAUX.

Df VernaUlei, le tfi avril

Mons. l’archevêque de Bordeaux , j*ai été tellement louché de voir comme l’entreprise de l’attaque de mes ilos de SaintoMarguerite et SainUlIonorat de Lérins s’est trouvée arrelée au milieu de son progrès, que je ne veux omellie aucun moyen pour la faille réussir; et parce q^ie chacun juge combien la mauvaise iiitclligenec qui est ciiti'e vous et mon cousin le maiéchal de Vitry y est préjudiciable , j’ai désiré envoyer mon cousin le prince de Condé en Provence p)ur faii'C cesseï* par sa présence toutes res divisitfns, et commander dans la province , faisant venir près de moi mondit cousin le maréchal de Vitry pendant la continuation de cette entreprise à laquelle vous êtes attaché ; ce que j’ai bien voulu vous faire savoir par celte lettre, et vous dire que vous .avez a établir et entretenir avec mondit cousin le prince de Condé 1a bonne intelligence et correspondance nécessaires pour mon service , sachant bien que de sa part il vous obligera àœ proctkJé, et que, sui-

vant les ordres que je lui envoie, il vous assistera pf^ssammenl et promptement de tout ce qui dépendra de lui , pour continuer à achever le glorieux dessein au<mpl vous êtes occupé. quoi j'ajouterai seulement que, comme maintenant vous ne pouvez pas manquer de recevoir ponctuellement ce dont vous avez besoin dans les Iles , je me promets aussi (pie Ton ne vous pourra pas imputer d’avoir rien omis de (pii aura été eu votre pouvoir pour eu chasser les ennemis; ce que souhaitant de l'assistance de Dieu que vous exécutiez h(nueusement , je le prie de vous tenir en sa sainte garde.

LOUIS

Slelet.

M. le cardinal de Richelieu engage M. le duc d’Haluin à contribuer de tout son secours à la reprise des Iles.

LETTRE DE M. LE CARDINAL DE lUCHEUEU

a M. LR DUC D'BALUIN.

MoasiEua ,

J’ai été très-aise de voir, par la lettre qu’il vous a plu m’étu'ire du 14 de ce mois, le secours que par avance vous avez donné aux îles. Sa majesté trouve bon que vous y fassiez un tour comme vous le d(’sirez, pour ajuster avec ces messieurs qui ont la charge de son aixut^ navale ce que le Languedoc peut foiu-nirde vivres et de munitions pour leur subsistance , ainsi (pe vous verrez plus partitnilièremcnt par la lettre (ju’elle vous étn'it sur (% sujet. Il me reste li vous assurer (pie donnant votre jKii-ole, comme vous me m;indez que vous ferez, aux marchands qui avanceront ces fonmitun^s, pour certitude de leur paiement, on donnera tel ordre à y faire pourvoir, que vous ne serez point en peine pqur ce legard. Cependant, assurez-vous, s’il vous pL^iit, de la continuation de notre alfcction en votre endroit , et ({u’il ne s’offrira point d'occasion de vous en donner des preuves, que vous ne connaissiez. (pie je suis , etc. ^ ^

Outre que le roi cUsire que tous iassiei un lotir en Provence » pour le sujet eomeoti

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«n ma leUre, je vous en conjure encore en non particulier de contribuer, en cette occasion » tout ce qui dépendra de tous, tous assurant que tous ne sa^ez (aire anlrr chose qui soit plus agréable à sa majesté , ni dont j'aie plus de ressentiment en votre endroit.

M. le duc d'Haluin rend compte à M. de Bordeaux des moyens de violence qu'il a été obligé d’employer pour pouvoir lui envoyer le» vivres qu’il désirait.

LETTRE DE M. D’HALUIN K ». l'archevêque de bordeaux.

Monsieur ,

De Agde, le avril

Je vous envoie un petit secours que je croyais devoir éü'e plus grand d'une compagnie, mais le mestre»le-camp de mon régiment , quis’em- Ijartfue à présent pour venir en Agde où j’ai embarqué tout ce que j’envoie aux îles, s’est écarté, en sorte que je n’ai point de nouvelles de celui qui la commande. J'en suis au désespoir , car j'estime que cette compagnie n’était pas la moindre. Je ne sais si vous trouverez le reste à votre gré , mais je suis certain cpi’il y a d’assez bons hommes. J'ai été long-temps à vous envoyer vos munitions de bouche, mais j'ai voulu tout faire partir ensemhie , et cependant j’ai cru que vous ne pourriez pas pâtir , puiscpi'il est allé du blé à Marseille et Toulon. Il y a quatre jours que vous auriez tout ce que vous recevrez à cette lieure, n’était le vent et la peine qu’il y a de résoudre les maudits soldats à s’embarquer pour les îles. Il y en a de cette province qui y ont été, et qui ont tant décrie ces lieux-là, qu’il semble qu’on les mène pendre quand on leur parle d'y aller ; et la dernière desdites compagnies (pie vous verrez vient, depuis cinq ou six jours qu’ils saveut leur départ, de peidre trente-deux hommes. Je n’ai que les frais , et on ne nous paie (pi’à raison de soixante hommes par compagnie , à (pioi j'ai consenti pour le soulagement de tout l’hiver; et maintenant <pic je

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