‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 115 sur 171 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Lettre tl« M. le cârtli'nal de Rîrl»elt«ii k M. de (Vuitimü, gouverneur des iiesSainle^Marguenle. — Trére Bceurd^ au comniâmiani dei Iles pour l’E^papie. Capitulation de nie Sainte-Marguerite. — Ex^ution de la l'apilulalion de l’ile Satnte-Margue* rite. — Relaticm de rntlaque et de la prise des Iles. — Articles accordés à 1a garoiscwi espagnole sortant de SaiDt-llonorat. — Dépécbe de M. de Bordeaux concernant Torganisalian (nilitaire et le gouvernement des Iles. — Lettre de M. le cardinal de Richelieu à M. de Bordeaux sur l’heureux succès de la reprise «h's îles. - — Lettre de M. de Bordeaux à >1. le cardinal de Richelieu sur le traité Cait avec le gouverneur espagnol de S.iiot-Hotioral. — Le roi à M. de Bordeaux sur U foiiification des îles. — Lettre de M. le cardinal de Richelieu au sujet de l’armée navale et des garnisons qu’il faut laisser en Provence. — Mémoire de M. l’archevêque de Ikirdeaux sur ce qu’il faut faire potir mettre U côte de Provence en tdreté. — M. Ir cardinal de Richelieu engage M. de Bordeaux à rester dans le Levant. — Le^ Espagnols tentent une descente h Saint-Tropex et à Fréjus , et sont repoussés. — Lettres de M. de Bordeaux à M. Jusliniao sur son vojage aux côtes de Barbarie; — h M. de Sabran sur l’armée navale d'Espagne; — et à M. de Noyers «ur ce que 1a multiplicité des commandemeoti paral^'se l'action de sou autorité et nuit au service de aa majesté. — Lie cardinal de Richelieu ii M. U comlc d’Harcourt ; — et à M. de Bordeaux , touchant le rappel de M. d’Harcourt. — Le roi à M. «le Bordeaux sur t’armée navale. — M. le duc dUaluin à M. de Bordeaux. — Mé> moire du roi à M. de Bordeaux sur les moyens à prendre pour s’opposer à la descente des Espagnols eo Languedoc.

Mai — Août iGô'j.

I.e siège des îles Sainte-Marguerite et Saint-Honorat étant conduit avec la plus grande vigueur, et le gouverneur çsjîagnol de Sainte-Marguerite ayant d'ailleurs conelu un traité secret avec M. de Bordeaux, traité par lequel il consentait à laisser débarquer les U'oupes françaises sans les inquiéter , moyennant deux mille pistoles , les îles retombèrent au pouvoir du roi.

On voit par une autre note de M. de Bordeaux à M. le car-

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riinal de Richelieu, qu’ayant aussi gagné le confesseur du gouverneur de Sainte-Marguerite, non seulethent il avait appris par lui les dispositions des ennemis pour la ^défense des îles, mais encore leurs projet)} ultérieurs, et entre autres celui d une attaque sur Toulon. Ce prêtre, Sarde de nation, devait de plus continuer de donner les mêmes renseignements, moyennant un présent annuel de mille pi.stolcs.

Une fois maître des îles, M. de Bordeaux , convaincu de toute leur injportiuice maritime, militaire et commerciale, adressa de longs mémoires à M. le cardinal de Richelieu sur le moyen de mettre désormais ces jrossessions à l’abri d’un coup de main. Dans une autre dépêche fort étendue, M. de Bordeaux proposa aussi de nouvelles et grandes ameliorations à introduire dans la fortification et le gouvernement de la Provence. L’idée dominante de ce prélat était surtout de centraliser les différents pouvoirs, dont l’action rivale avait si souvent et si dangereusement nui au service du roi; en outre, M. tic Bordeaux donne, dans cette dépêche, un curieux tableau de l’organisation civile et politique de la Provence comparée au génie de scs habitants. Il est'évident que les ouvertures faites par le confesseur du gouverneur de Sainte-Marguerite touchant les projets des Espagnols sur 'foulon, engagèrent surtoutM.de Bordeaux à s’occuj)er si particulièrement de cette province, et à signaler à M. le cardinal de Richelieu le mauvais vouloir des gentilshommes du pays, qui avaient presque tous refusé de se rendre au siège des îles, tandis qu’au contraire le parlement de Provence avait prêté au service du roi le meilleur concours, en rendant des arrêts souvent opposés aux ordres de Al. le maréchal de~Vitry, qui prétendait gouverner militairement cette cour souveraine , et ménageait peu les vrais intérêts du pays.

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