‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 124 sur 171 · LET. DE M. L’ARCH. DE BORD. — MAI · texte numérisé non relu

LET. DE M. L’ARCH. DE BORD. — MAI

une autre arec ledit sergent maître de Sainte-Marguerite, et le conlesseur du gont’erneur de Sainte-Marguerite , de nation sarde , par le moyen de kupielle j’ai découvert une partie des desseins des ennemis et espère apprendre tout ce qu’ils désireront faire à l’avenir , au moins ils s'y sont engagés moyennant le petit présent annuel de mille pistoles; c’est pourquoi votre éminence me fera l’honneur de me mander si elle a agréable que je continue ces négociations. Le dessein qu’ib ont à présent le plus en recommandation est celui de Toulon ; mais il est vrai , et ils me l’ont avoué aussi, qu’ils n’étaient pas en état d’en venir à bout.

Le sieur d’Espenan aura informé votre éminence de tout ce qui s’est passé daiH le détail de Saint-Honorat, mais non pas ce que nous avons lésolu avec le confesseur de Miguel Peyrès pour l’avenir, d’autant <pi’il n’en a aucune connaissance.

Je suis arrivé en cette ville avec l’armée navale pour donner ordre à son radoub , pour lequel faire avec plus de diligence j’ai envoyé les vaisseaux en dilférents ports, et puis assurer votre éminence (pe j’j apporterai tant de soiu qu’ils pourront retourner à la mer en corps avant qu’il soit peu de temps, pourvu <p’il plaise aussi à votre éminence donner ordre au remplacement du fonds qui a été diverti pour le siège des Iles , comme je lui ai déjà mandé trois ou quatre fois ; car autrement il ne faut pas espérer que les matelots sortent sans faire leurs montres ; comme aussi pour avoir d'autres poudres et boulets , les vaisseaux ayant pour le moins tiré vingt mille coups de canon.

Auparavant de partir des Iles, j’y ai établi la g.-u'iiison de mille hommes, sans les ofhciers, avec leur subsistance pour quinze jours, en attendant vos ordres, comme votre éminence verra par l'état que je lui en envoie, qui est tont ce que j’ai cm pouvoir iairc. Un m'^ dit qu’il s’y commettait quelques désordres, M. le comle d'Harroiirt permettant la mine et le pillage de toutes les huttes et platesformes faites avec beanoonpde dépense et qui nom pourraient servir.

Votre éminence aura su l’assistance que nous avons reçue du parlement , et comme il a rendu deux arrêts nécessaires et Importants en ce rencontre : le premier contre les procureurs du pays pour les obliger à donner la subsistance aux troupes , puisque, nomme dépendant de

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M. de Vitry, il ii’ëtait pas au pouvoir de toutes les semonces de les porter à bailler un sol ; si bien que s’il plaisait à votre éminence de faire écrire au parlement comme elle approuve ces arrêts et qu’elle en désire l’exécution , ce nous serait nu moyen de nous rembourser d’une partie de nos frais.

L’autre arrêt contre la noblesse, pour l’obliger de venir au siège, s’étant commencé et achevé sans que noos y ayons eu douze gentilshommes , encore étaient-oe de ceux qui y étaient venus pour leurs amis particuliers.

Un petit mot de lettre au parlement ou au premier président portant l’agrément de cet arrêt donnera la vie à cette cour souveraine, que M. de Vitry menace de faire bien danser, et la portera à rendre les mêmes services lorsque les occasions s’en piêsenteront.

LETTRE DE M. DE NOYERS A V. l’abchevAqdb de bordeaux.

Monsieur ,

Je vous expose si ponctuellement les volontés du roi per la dépêche de sa majesté que je voua envoie, que je ne répéterai rien ici du contenu en icelle, et m’arrêterai avoua répondre à quelques articles particuliers du soin desquels vous m'avez voulu charger, ce que je tiens à faveur, pour le désir extrême que j’ai de servir des persoimes si bien méritées de l’état, et qui noua ont rendu la réputation que noua avions perdue si malheureusement.

Je vous dirai donc, monsieur, que, nonobstant les brigues contraires, noua avons conservé le petit gouvernement de Villeneuve de Bèze au fils de M. de Castrcvieille , joint sou régiment il celui de Roussillon, et supprimé celui de Cornusson pour encore aider à fortifier celui-là. Nous avons fait donner cinq cents écus de ^nsion à ce bon vieillard, que vous ferez, s’il vous plait, payer pai'-delà du fonda que la proviiiee a donné au roi dans l’occasion de la reprise des Iles. Noua avions deux cent quarante-huit mille livres pour remplacer la

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