‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 145 sur 171 · U)UIS · texte numérisé non relu

U)UIS

SuBLET. '

,De par (.£ Roi.

Il est très-expressément ordonné au garde-magasin des munitions de guerre à Toulon, de fournir ao sieur archevêque de Bordeaux ou à celui qui aura charge de lui , la quantité de boulets qu'il lui demandera du calibre des canons qui ont été tirés dudit Toulon pour embarquer sur les vaisseaux de l’armée navale de sa majesté, sans y apporter aucun délai ni difliculté , et moyennant la présente, avec récépissé des boulets qui seront ainsi fournis , ledit garde en sera bien et valablement déchargé. ■

LütlS.

SuBLET.

Fait ju chileau sic Mixlnd , i<* lo aoAt i6i*.

{ Le mVme pour Uarsetlle ; le n^roe pour Antibes, )

LETTRE DE M. DE NOYERS A H. c'archevèque de bordealx.

MonsiEUB ,

Vous verrei, par la dépêche du roi , les intentions de -sa majesté sur l'entreprise que M. de Savoie a sur Final, et sans que je vous en re-

commamle le secret, jugerez mieux tjuemoi combien il est nécessaire, aussi bien tpie la bonne intelligence qui a commencé entre M. le comte (l'Harcoiu't et vous, sans laquelle je tiens impossible que le roi soit servi. ^

Vous ayant écrit la satisfaction que le roi a de votre sage généreuse conduite au fait du maiéclial , je n’ai pour le, présent qq'à vous supplier de me croire entièrement , •

Monsieur, votre très-humble et Irt^alfectionné serviteur.

De Nuyeks.

A Chaillol, le iv août 1637.

P. S. Je n’en découvre le nom qu'à vous.

Dans cette dépêche, le roi engage M. le duc d'IIaluin à tout mettre en état dans sa province du Languedoc’ pour repousser toute tentative des Eispagnols..

A >1. LE DUC d'UALUIS.

Mon cousin , le mémdiie qui était joint à volie dépêche du 3 de ce mois me fait voir cpie le comte de Cerbelin, général des Espagnols, avait commencéde visiter leur froulièi-e et celle de ma pi-ovince de Languedoc; ce qui témoigne en quchjue sorte ledcsscin qu’ilsont d'y tenter quelque entreprise. Néanmoins, comme ils laissentécoulcr la saison qui Icurestla plus propre pour les favoriser, et que leurs troupes ne sont pas en si grand nombre qu’elles puissent faire progrès ni même donner.de l’appréhension, cela fait croire (pi’ilsont quelque autre visée; ce que vous pourrez bientôt reconnaître, et à quoi aboutiront leurs entreprises. Cependant j’approuve fort , pour leur faire voir que vous êtes en état de les bien recevoir, que vous ayez fait un tour sur ladite frontjere , et pourvu , ainsi que je suis assuré que vous aurez fait, à la gaixlc et défense des passages et lieux les plus importants , voulant croire au sur-

plus que ceux de ma noblesse et les communes, avec les autres troupes dont vous serez, assisté, feront tous bon d'y témoigner , si l'oecasioii s'en oITre jr leur all'cction et leur lidélité à mon service, et que chacun contribuei'a à son égaixl ce <pti sera nécessaire pour repousser les ennemis. A' quoi vous les exhorteiez toujours, apportant sur toutes occurrences les soins que je me dois promettre de votie bonne conduite, sur laquelle me coiiiiant entièrement^ je prierai Dieu vous avoir , mon cousin, en sa sainte garde.

Écrit i ChjDtitIr, le t4 oSl iSS;.

LOLIS.

Phelippeacx.

( Ce fut dans 1« courant du mois suivant que les Ëspa};ools rssa^'^reiit de sur|trvndre Lcucatc.) '

Cette lettre de M. le duc d’Haluiii est relative aux préparatifs du siège de Leucate.

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