‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 154 sur 171 · RELATION. — SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

RELATION. — SEPTEMBRE

el que le général était en de» désespoirs iiiconoerablcs des diflicultés qui se renconlraiciil à son dessein. Les uns pensaient à aller dans le Roussillon làire repentir le duc de Cardonne et Perpignan de leur témérité, les autres à asservir le reste de la Provence , faisant une tête à la vue de Leucate quand même elle aurait été prise, les antres aux divers moyens de l'attaque de celte armée cachée dans ces grandes^ fortiheations qui faisaient paraître l’allaire presejue impossible à tout le monde. Diuant ce temps, M. d'Argencourl ayant formé <|uel(|uc dessein d’attaquer sur la main gauche, l’alla oomniiini(|uer à M. de Varenues, lieutenant-général de cette armée, lesquels allant trouver leur général ,. furent reçus comme porteurs de la meilleure nouvelle qui pùt arriver. A l'instant le conseil fut assemblé, l'alVaire résolue, le commandement donné, les fascines, échelles, pontons, pics et pelles distribués; la joie commença à praitre en toute l’armée cl l’espérance de pouvoir témoigner, en la plus dillicile action qu’on pouvait entreprendre , l’excès de leur fidélité et de leur courage. La résolution fut prise de faire ciiu| attaques, dont celle du pont, qui était la main droite, fut donnée au sienr de Saiut-.Annex avec son régiment, soutenu descommunesde Nais. bonne , de Béziers el du diocèse de Castres , de la compgnie des volontaires commandée pr le sieur de Lairan et d'une de moiis<|uelairea.ii cheval, de Toulouse, commandée pr le sieur de Bourgios, trésorier de France audit Toidouse; à la main gauche, près la mer, vers un p>rl nommé la Frniiquine, le régiment de Languedoc donna , soutenu pr le sieur de Jonqiiicres, de Montbrun, et le baron de Mirepix avec cfaa<-un un corp d’infanterie qu’ils avaient amené , qui étaient soutenus pr M. le marquis d’ Ambre , lieutenant de roi en Languedoc , avec une troup de ses amis prticuliers, au nombre de cent cimpiante gentilshommes qu’il avait amenés, soutenus pr le sieur de Mirecourt, guidon des gendarmes de M. le comte de Cramail , c|ui avait amené ciiupianle maîtres de sa compgnie.

A la main droite du régiment de l.angucdoc donna le sieur de Saint- André à la tête de son régiment, soutenu pr les communes de Mîmes eteellesdcla ville de Castres, soutenues pr la compgnie des gendaimes de M. le duc d’Haluin, commaiuléc pr le comte de Bioulé; après quoi

UATIE II. — CH AP. V. marchait le sieur de Clcrmont-Se.saac à la Ic'le de cinquante à soixante {gentilshommes de qualité, volontaires , souténus par le sieur de Thëliisson.

A la main droite de Saint-André, donna le régiment de Castelan , soutenu par un bataillon des communes de Montpellier et un de celles de Carcassonne, soutenus par le comte d’Aubijoux, qui commandait la Cornette-Blanche avec cent gentilshommes, après lesquels marchaient le marquis de Mirepoix avec cpeltpie cinquante de ses amis , messieurs de Cerdagne avec même nombre de leurs parents et amis, et après M. de Mcauléon avec même nombre de ses amis.

A la main droite de Castelan, donna le régiment deVitry, à la tête dutpiel était le sieur de Clermont-Vertillac , maréchal-de-camp d’un régiment et six officiers de La Tour qui étaient venus faire des recrues, dont trois furent tués et les antres blessés ; lequel régiment était soutenu d'un corps d’infanterie commandé par le sieur de Villandis, et celui-ci par un aulie commamié par le sieur de Rossel, soutenu par les ganics de M. d'Haluin, commandés par lesieur Dandoiiville, etuneantie compagnie de mousquetaires à cheval de Toulouse , commandée par le sieur de Catcl, soutenue par la compagnie des chevau-légers du sieur de Boissac, à la tête de laquelle était M. le duc d'Haluin , laquelle était soutenue par M. de Sainte-Croix, à la tête de sa compagtiie ; après quoi marchaient le sieur de Saussan et le sieur de Saumeuse avec deux autres de quartiers-maîtres.

Sur la main droite de tous ces corps, il en fut laissé un de réserve des communautés de Lodève , de Gaii{pe et une escouade soutenue par le sieur d’Espondei lia n avec une compagnie de cinquante maîtres.

Cet ordre étant donné, l'arrivée de la nuit commençant par son obscurité à empêcher que dix-huit ou v^ngt pièces d’artillerie ne rompissent leurs bataillons et escadrons avant qu’on pùt venir aux mains et que l'état des troupes ne fût connu aux ennemis, de peur que lalàiblesse ne leur eût fait prendre coeur, le signal de tpiatre coups de canon donné, les cinq attaques commencèrent : celle de la main droite , faite par M. de Saint-Anner., fut repoussée; ayant été blessé d’un coup de mous(|uet h la tête, de huit coups de pique et d'épée, son lieu-

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