‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 156 sur 171 · DÉPÊCHE BE M. DE BORDEAUX. — OCT · texte numérisé non relu

DÉPÊCHE BE M. DE BORDEAUX. — OCT

seaux qui connaissent les mers et lés passages. Assurez-vous de la continuation de mon afléction, et que je suis, •

Monsieur , ^

Votre très-affectionné comme frère à vous leiidie service , Le Cardinal de PicRELiEU.

Dans cette lettre, le roi félicite M. de Bordeaux sur les services qu'il a rendus pendant le siège de I.eucate. ,

A M. L'ASCUEVÊgUE DF. BOSDEAliX.

D« 4» l« it octobre i63j.

Mous, l'archevêque de Bordeaux, j’avais -appris avant farrivée du sieur de Mayolas près de moi, comme vous vous étiez porté Üiligemment en Languedoc sur le premier avis qui vous avait ëtd,donné que les ennemis s'avançaient vers Lcueate, étant allé reconnaître les moyens de secourir la place par mer, et j’avais eu lujtj satiitfaction particulière dé l’aircctioh et* promptitude que vous aviez lait pariiUre en cela pour mon service; mais J’en ai reçu une beaucoup plus grande, apprenant par ledit sieur de Mayolas comme vous avez assisté mondit cousin le duc d’Haluin de vos bons avis , et de tout ce qui a dépendu de vous dans l’occasion de l’attaque de l'armée des Espaguob qui assiégait Leucate, et -dans b baUille que mondit cousin leur a donnée,, où ils ont été entièrement débits après un sanglant combat, et ainsi ma place de Leucate glorieusement délivrée; ayant même su comme , dans la chaleur de l’atbique, vous avez rallié un corps considérable de troupes de cavalerie et d’inüuiterie, et l’avez mené h mondit cousin si à propos, qu’il lui a utilement servi pour assurer la victoire ; de quoi j’ai bien voulu vous témoigner par cette lettre , que je vous sais tout le gré que méritent les services que vous m’avez rendus en cette importante et considérable occasion, et vous assurer qu’en toutes celles' qui s’offriront de le reconnaître je vous donnerai de très-bon cœur tous les effets que vous

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pouvez attendre, (le ma Imiine volonté. El sur ce, je prie Dieu vou»

avoir, mons. l'archevètjue de Bordeaux , en sa sainte et digne garde.

LOUIS

Sdblet.

M. le comte d’Harcourt ayant été’ rap[)elé après le combat de Leucate, M. de Noyers annonce cette circonstance à M. de Bordeaux, et lui donne ordre, de la part du roi, de faire repasser douze vai.ss<;aux en |>onant, pour mettre les côtes du nord et de l’ouest de la France à l’abri de toute insulte.

LE'PTRE DE M. DE NOYERS

< H. L'AaCHBviQUE DE BUBDEAUX.

Mossiei’b ,

De Rurl, 1* >4

J’envoie ordre à M. le comte d’Harœurt de s’en revenir par delà , le roi n’ajant pas estimé qu’il y fût plus nécessaire après le désarmement des vaisseaux ; ce sera maintenant à vous seul à prendre le soin de la mer et de l’armée navale, et faire en sorte que l’on emploie si utilement le temps au radoub des navires et vaisseaux , que quand la saison de mettre en mer sera venue vous ne soyez t'etardé par le défaut des choses nécessaires.

L’intention de son éminence est que, suivant la volonté du roi, les douze vaisseaux (jui doivent être allés en Alger repassent le Détroit avec le plusde matelots ponantins cpie faire se pourra, afin de pouvoir utilement servir en nos mers de deçà, les joignant à huit autiés vaisseaux que son éminence fait état d’y ai-mer au renouveau , jugeant bien que les ennemis s’imaginant que toutes l(is forces de nos mers sont engagées en levant , n’y raanrpieront pas d’armer puissamment en ponant, où ils nous croient entièrement désarmés et sans force de mer. V’ous en verrez le même par les dépêches de son éminence et de M. de Loynes, secrétaire delà marine.

LETTRE DE M. DE NOYERS. — OCT. 1637. 619

Le roi a fort approuT^ l’état qoe voua m’aTCa:«I»Qjé pour le iiomhre et la soliaistaneft àea'gen* Üe gnerrè , en-ftoiaWat ; maia cotnmr je mande à >M. de Chaitapi^y de le faire si pdoctuelUpieiiL excrtiter qne le marëciial de Vitry n’ait pa< sujet de dire que i’pb lait force Iwlies propositions et qu'oli n'cn exécute ancune , aar le roi m’a bien su dire qu’il fonderait ses relations pour la'frovence là-dessus, , et qu’il ferait état, pour la difficulfédes côtes des-sturs' de leTant. des trois miUe hommes qu’on promet ptqir la campagne, siT'accasion le requiert je tous prie derechef, monsieur, de ronloii^ appoiter vos soins à ce que le nombre d'hommes porté par l’état soit eflcctif , et que M. le comte de Castres, auquel j'en écris en l’absence de M. de Vitry, ait la connaissance de cette affaire que le service du roi et sa charge ‘requièrent. Je ne vous réponds pas par oe^i-ordiiii^ipir le sujet de la lettre que j’ai envoyée à M. de Champigny jMÿ^ant le ohiUre ; ce sera par le prochain , Dieu aidant. Je vous prie d’ifoir àpdjonrs pour recommandé le cher H. Lequeux , et de croire ^nd j^mis,

* Monsieur , •

Votre très-humble et très-obéissant servitem-)-' *

i De Novîias.

M. Je maréchal de Schomberg ànnonce à M. de Bordeaux qu’il a reçu l’ordre du roi de rejoindre M. le priiîce de Coudé.

LETTRE ffe M. D’HA^IN

AM. L'AaéHBVtQUB DE aÔaDEAUX.' ' ■

^ Moaiiaita,

Si je trouvaia autant d’occasions de vous servir comme de v.ons écrire, j’aurais avec raison de quoi me saliafiiire pleinement sàna vous'étrej^ impatient ; mais puisque tous les désirs que j’en ai ne servent qu'à me rendre plus malheureux de ne les pouvoir exécuter, recevez, s’il vous plaît, rimportunitérjie mes lettres comme une marqua de la puiwon que j’en ai. Cependant vous trouverez bon que je' vdua faise connaître

|)oui' prophète ou du moins pour une personne jc^pafale de faire bien promptement de grandes impressions dans l'esprit de son'éminence, puisqu’il m’a déjà fait l’honneur de me mander qu’en cas que M. de Laralette ne tente pas de (prcer les ennemis dans le frai» de Labour , où ils se sont rètranchés , et qu’il refuse ce second commanderaènt qu’il lui en fait, qulil m’ordonne de me tenit' prêt avec trois mille hommes de pied et cimpcents chevaux, pour aller joindre M. le prince et essayer d’ôter dé là ses ennemis. Je cix)is en effet cpie cela n’ortiTerapas, et que mondit sieur le duc de Lavalette obéira, puisqu’il y va de son hon-' neur; mais ce m’en est toujours beaucoup que le roi me piropose pOor cela , et que vous me fassiez celui de me tu-oire, . '|it^

Votre très-humble et très-aOiectionnë serviteur,

ScHeMBESC.

rV 51oftt|icUier, le *7 octobre r63;.

Dans cette lettre, M. de Noyers apprend à M. de Bordeaux que M. le maréchal de Vitry est mis à la Bastille, et que M. le duc d’Haluin est nomme' maréchal de France.

LETTRE DE M. DE NOYERS k H. l'abchsvéque de bobdbàux.

D« RurI , Ir octobre t6S7 .

Mo.vsieib,

Le roi a fait arrêter M. le maréchal de Vitry, et il est à présent dans la Bastille, et en même temps sa majesté a fait M. le duc d’Haluiii maréchal de France. Dans la différente fin de ces messieurs , l’on peut juger la différence de leurs procédés. Il faut maintenant bien vivre avec M. le comte d’Aletz , auquel le roi a donné le gouvernement de la Provence et de la place de Saint-Tropez, car, en vérité, monsieur, il y va du vôtre que l’on ne vous voie pas mal avec un seigneur de cette condition, dont la vertu, la douceur et la bonté sont connues à tout le monde.

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