‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 157 sur 171 · LETTRE DE M. DE ÎSOVXRS. — OCTOBRE 1G · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. DE ÎSOVXRS. — OCTOBRE 1G

Je mande à M. de Cliampigny d’informer secrètemenl et prudemment sur le sujet des plaintes que le pays a faites tant île fois dudit raaréelial de Vitrv, et encore du fait des îles et autres chefs dont vous me parlez par votre dernière; et comme il n’est à propos que vous vous mêliez eu puldio de cette information, aussi faut-il que vous assistiez prudemment et accortement leilit sieur de Charapijjny dans l’execution de ce dessein , et que par vos bons avis je puisse cti'c informé de la vérité et parvenir à la connaissance de ce qui s’est pas»ilans la province au préjudice du serviie du roi.

Bientôt vous aurez M. le comte d’Aletz et tes avis de ce qui est à faire dans la côte et dans toutes vos places maritimes , alin cpie les ennemis ne se puissent de rien prévaloir dans ce changement.

Faites-moi l’honneur de me croire ,

Monsieur,

Votre irc's-humble et tn'-s-obéissant serviteur,

Dp. Novebs.

Le roi annonce à M. de Bordeaux que, voulant châtier M. de Vitry, il l’a fait mettre à la Bastille; qu’il lui retire sa charge de gouverneur de Provence, et qu’il confie e<-s fonctions à M. le comte d’Aletz. Le roi engage .M. de Bordeaux à assister de ses conseils M. le comte de Garces, lieutenant-général de Provence.

IvETTRE DU ROI

A M. I.'ABCHEVftQUE DE BORDEAUX.

Dr Saini-Germain-ra'tjiye, le 39 ortohre iA3*.

Monsieur l'archevéïpe de Bordeaux, ayant eu connaissance de la mauvaise conduite du maréchal de Vitry au gouvernement de Provence, ipie je lui avais donné avec la bonté que chacun sait, je n'ai pu la souffrir, et l’ayant fait arrêter à son arrivée par-ileçà, j’ai en même temps résolu de lui ôter la charge de gouverneur de Provence, et de la rcm-

tiÔ

plir de la personne de mon cousin le comte d'Aletz, que je sais avoir tontes les bonnes qualité pour s'en acquitter dignement, lequel ne pouvant s'acheminer sitôt par-delà, j’ai bien voulu cependant vous (aire savoir mes rtisolntions sur ce sujet , alin que vous ayez loisir à empêcher que les ennemis ne puissent rien entreprendre sur les places maritimes de celte province , et au surplus vous assistiez par vos bons avis et vos soins, en toutes occasions, le sieur comte de Garces, mon lieutenant-général en la province, de sorte qu’il n’y puisse arriver aucun mouvement préjudiciable à mon service. Et sur ce je prie Dieu vous avoir, monsieur l’archevêque de Bordeaux, en sa sainte et digne garde.

LOUIS

Su BLET.

LETTRE DE M. D’HALUIN

A M. L’ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX

Monsieur ,

Je reçois dans votre absence les mêmes témoignages de vos bonnes volontés que quand vous êtes présent en ce pays; aussi pouvez-vous croire qu’en quelque lieu où je puisse être, et en (pelqu'état qu’il plaise au roi me mettre, je serai toujours pour vous tel que vous m’avez engagé , c’est-à-dire votre très-humble serviteur. J’avoue que j'ai tort de faire cette explication, puisque vous pouvez bien juger, par les inGnies obligations que je vous ai, que je ne pourrais pas vouloir dire autre chose, sinon que je vous serai éternellement.

Monsieur,

Votre très-humble et très-afTectionné serviteur,

SCHOMBERC.

De ce t6 novembre 16)7.

Dans cette dépêche, M. de Bordeaux donne de nombreux détails à M. de Noyers sur les abus qui régnent dans le gouver-

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