‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 165 sur 171 · LETTRE DE M. DE ÎSÜ\'ERS. — DÉC. )63T · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. DE ÎSÜ\'ERS. — DÉC. )63T

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(lir.ii.je davantage sur ce sujet, et me contenterai de vous assurer que personne ii’cst plus impatient de votre retour (|uc , *

Monsieur,

\'otre très-humble et tiès-.ilTeclionn(5 serviteur.

De Jiovnts.

De Rttd , cc »5 diJcembre 1617, »

Cette dépêché termine l'année ilJSy, en ofl'rant un journal sommaire et résumé de la navigation de l'armée navale continuée jusqu'à la fin de l'annw.

RELATION

DE L'ABMÉB navale du KOI DE FRANCE EN LA MP.K MÉmTEKRA.NÉE, DEFl'IS LA FIN DE MAI 1637 JUSQU'A LA FIN DE L'ANNEE.

L’armée du roi , après la prise des des Sainte-Marguerite et de Sainl- Honoral, étant retirée dans les ports de Toulon et de Mai-seille à la lin de mai, l’archevêipie de Bordeaux reçut oitlre du roi de repasser avec quinze ou vingt vaisseaux le détroit de Gibraltar; mais auparavant <fue de le faire, le roi lui permettait de voir s’il pouiTait entreprendre quelque chose sur les ennemis de .ses États ou sur les Turcs, dans la mer Méditerranée; lui ordonnait de laisser le reste des vaisseaux sous la charge du sieui- de Mantin, chef d’escadre des vaisseaux du roi en Provence , et commandait à M. le comte d’Harcourt de l’aller trouver. Les pièparatifs se font pour retourner a la mer ; chacun fait ses victuailles, lorsqu’on apprend que les Espagnols, usant de leur droit oi'dinaire, qui est de ne garder aucune foi ipiand il y va de leur intéièt, avaient pris douze vaisseaux appartcnaiil à la lèpubliqiic ou aux particuliers de Gènes , sous prétexte qu’ils étaient de fabrique hollandaise , lesquels ils avaient pris avec ce qui restait de leurs galères, et vingtcinq vaisseaux qui leur étaient venus de Naples, lonsqu’ils avaient appris l’aiTivée du roi dans le port. Ce qui obligea ladite armée de remettre à la mer et d’envoyer offi ir à MM. de Gènes , que s’ils désiraient que les armes du roi réparassent cet outrage et vengeassent

le tort (fni teui' avait été fait , iis n'avaient qu'à donner une de leiu's galères pour venir montrer le lien où ces vaisseaux avaient ité pris, et qu’en tpelque lieu cpi'ils fussent, cinquante vaisseaux de l’armée du roi les iraient preinlre pour leur i-estituer, l'armée du roi n’étanl allée dans le Levant que pour assurer la liberté publique et s’opposer aux injustes entreprises des Espagnols.

Cette nouvelle arrivée à Gènes , le duc , à qtii le résident du roi était allé faire cette olfre de la part de celui qui commandait l'armée, n’en fit point de part au sénat, se contentant de faire sciüeinent des remcrdmenls à celui qui lui avait fait l’olirc, mais, comme le résident connut que les conseils n’avaient point été avertis de sa propasition , il la fit déclaier par la noblesse, ce qui produisit un tel elfel que, contre le grc même du duc et de la plupart des sénateurs partisans d'Espagne, l'oHre eût été acceptée et mise en exécution sans que, par leur .adresse ordinaite, la proposition qu’ils n’auraient osé refitser fut éludée par les résolutions qui furent prises lors d’envoyer un ambassadeur en France pour remercier le roi de cette assistance et des offres qui leur avaient été faites en son nom, et un en Espagne, |x>ur déclarer que s’ils n’en faisaient une prooipite restitution, ils auraient rocotirs à l’autorité du tx>i pour leur en 4enundcr raison ; et cependant oixlonnaieiit que le procès serait fait 4 Doria , qui avait assisté à celte prise} que leurs ports seraient fermés aux galères d’Espagne , et qu’il .serait fait commaDdement à tons leurs sujets de quitter le service d’Espagne pour se rendre dans leurs ports, à peine de la vie.

iMrant <pie ces résolutions s’exécutaient et que l’armée du roi était dans la baie de Toulon prête à faire voile, il revint un nouveau commandement du roi qui obligeait l’archevêque de Bordeaux à redemeurer dans le Levant avec le comte d’Harcourt , qui y revint par même ordre, afin d’assister conjointement avec toute l’armée M. le <luc de Savoie, qui avait dessein d’attaquer Final.

Ce nouvel ordre fit tpiclquc temps surseoir ce partement de l’armée, pendant lequel temps divers brigantins et diverses pataches qu’on envoyait à la mer prirent quelques felouques et quelques bar- <|ues d'Espagne qui portaient des paquets, par lesquels on apprit le

-Digilizcf'

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