DISCOURS DE M/DB SABR4N. — AOUT
Tout ce que vous avez su de mn MmicIm; et de ma main justifie ai qu’on vous le demamie; piùt à Bien qu'on obaei’ve le respect enveret le roi , égal il celui qu’on observe envers votre république I Les instance^ suDtiasne solennellement iàiirs, le nom et l'autorih- d'un grand roi votre voisin et votnf4[^i aiaez bien «mplovés, et le tout pour la protection d'un prince d'rtiilie, son allié et son voisin.
. Je vous aupptie^nr , Messieurs, d'ouvrir les yeux <p’on vous vent fermor *u pêril^^ quelqu'iin de votre Etat , ipii ne doit avoir pitu prrs8anl;îj considnmtion que de ne troubler point l’état paisible où vous êtes, pnnr quelques intérêts partiailiers de vengeance, après avoir été agi'csseiu' et envahi les frontières d'un prince ami et allié du roi , le vôtre, et votre voisin, ne vous laisse porter à des résolutions qui tireraientdescanséqiicticcs |iérilleuses, et vous souvenir de la manière i|Ue le roi a toujours procédé avec vous, des grands avantages qu'il a refusés ci-devant pour secourir Casai à peu de frais et éviter la dépense de plusieurs millions s'il eût voulu consentir aux ennemis ({ue vous aviez l'entretenemcnt d’un nerf de gens de guerre considérable pour vous faire la guerre , que depuis encore que vous eussiez retiré de ses mains, dans lesquelles, conjointement avec l’Espagne, vous aviez remis vos dilférends pour les soumettre absolument au jugement d'EUpagne, qui, pour eu tirer de l'avantage, en a dilféré raccommodement jiistpi’h ce que le roi, voulant faire cesser cette réserve (pie l'Espagnol avait |K>ur j-enouveler, à son premier caprice; la guerre en Italie, après l’avoir •apaisée avec tant de sueurs et de frais, vous a offert de vous accommoder, et de vous sortir de ces incpiiétudes ; ce qui a nécessité l’Espagne d’y mettre enfin la dernière main en la mani(*re que s'est vu.
Vous avez su ipie les Espagnols se sont vantés d'avoir surpris nos lies par la commodité de vos ports, cpi’ilsn'y ont subsisté que de l'aide et s(xx>urs perpétuel (pâ est ém^fié de c«t Etat et de vos siij<^, <pii ont procuré leur sulisistancc de nos dimréi», avec grand préjudice
de (xtte ville et^ tout l'Etat, oà-lSdites denrées sont enebéries; ce i|ui (»uaa la lUHXssicê d'interdire en Provence le commerce des grains; sur le sujet dumw^s^.ppnr 'OttjtjdDMgiicr ipie le roi ne désirait pas que cette vilife qs'M^t du prqQl'ce, je vous offris de sa part telle