DE NANTES
De SeuU«, le Mptrmhre i636
Mous rarchevê<jue de Bordeaux , bien que mes intenlions sur le stijel de la construction du de Morgues vous soient assez connues par la dépêche que j’envoif à mon cousin le comte de Harcourt, je ne laisserai d'y ajouter par celle-ci que je désire que, en même temjw que l’on s'attaehrrn à ce dessein, l’on veille soigneusement à rechercher les occasions de la rcpiisc des îles, comme à la chose que je désire le plus, et pour laquelle principalement j’ai fait passer mon armée navale dans les mei's de Levant. Je veux croire qu’ayant maintenant réglé l’oitlie du commandement, rappelé près de moi le sieur évêque de Nantes, et nté tout .sujet de jalousie entre les chefs, toutes les choses nécessaires pour l'attacpic desdites îles étant pi-êtes, et ayant reçu de mou cousin le maréchal de Viti^j' le nombre de gens de guerre (pre vous avez désiré de lui, il n’y aura plus rien qui puisse letarder l’efTet des bonnes volontés que je sais que vous avez pour mon service, et qu’il ne sera pas dit qu'une armée si florissante soit entrée dans des mer-s éloignées sans y faire voir les exploits que chacun attend de sa puissance et du courage de ceux auxquels j’en ai donné la conduite; je l’espère aussi de vos soins, et prie Dieu'que, les favorisant, il|VOUs ait, mons l’archevêque de Bordeaux, en sa sainte gatvle.
LOUIS
• ' . SUBLET
LET. DU CAKD. DE RlQl. — SEPTEMBRE IÜ36. fl7 Dans la dopèche qui suit, M. le cardinal de Richelieu continue scs instructions à M. de Sourdis, et adopte le projet de combler le port de Monaco.
LETTRE DE M. LE CARDINAL DE RICHELIEU
* M. l.'ARCIIEVË<j[;E DE BORDEAUX, TOUCHANT LE DKSilO.N DE MORGUES.
Monsieur, après aroir ouï les sieurs Duplessis-Besançon et Ferrant, le roi TOUS permet et trouve bon tpie vous fassiez l’entreprise qu'ils ont proposée pour rendre le port de Morjjues inutile , si vous continuez à le juger utile. Sa majesté désire qu’eu ce cas mons le comte d’Harcourt en ait tout le commandement, et «pie M. le niaiTchal île Vitry demeure en son gouvernement, afin de fcire ti-availler puissamment aux fortifications des forts de là Croix et de la Tour-de-Bourcq. Ce sera à vous autres, messieurs, à bien prendre vos mesures poiir rendre les choses plus faciles, et faiie que tout aille avec un même esprit. On fait retenir de dei'à M. l’évéquc de Nantes, et on laisse la charge et le soin de ce qu'il avait à M. de Lanzon et au sieur Cuerapin , qui sont personnes accoinmoilanles, et avec qui vous ii’aiu-cz point de peine. Le but que vous devez avoir, à mon avis, est, en faisant le dessein que vous proposez pour le port de Morgues, tenir votre Hotte tiuijours en étitt de profiter de la première occasion favorable que voie, donneront les Espagnols de reprendre les Iles. Ils ne peuvent tniijnuis tenir leur armée au Frioul, le mauvais temps les en cha.ssant; et en telle rencontre il n’est pas qu’il ne se trouve quelcpie occasion où vous puissiez entreprendre sur eux. Le sieur Duplessis-Besançou nous a dit <|u’outre les quatre grandes plates ’ «pie vous a.vez, vous prétèiK^^n làire faire encore quatre petites, ce que je crois qui sefa bien à propaj.. Enfin, je vous conjure de ne rien oublier de ce qui dépendra de vous pour avancer le serv ice du roi, et réparer le déplaisir que nous devons tous avoir de ce que la flotte n’a rien fait cette année. C’est à vous de voir ce fpi’il faut pour faire subsister l’armée navale, c’est-à-dire le
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