LIVRE I
ClIAP. I.
fonds que le trésorier a de reste entre les mains de ses assignations , et faire en sorte que vous nous chargiez de deçà le moins que vous poiu i-ez. Si M. de Lanzon et vous vous pouvez trouver des moyens de delà, vous nous obligei-ez bien fort; car nous sommes accablés de dépenses, et la l'ccette ne va p$ durant la guerre comme en temps de paix. Je ne vous écris point de nouvelles de ces questions, parce que vous en apprenilrcz plus par ce porteur que je ne vous en pourrais mander. Je vous assurerai seulement de la continuation de mon aifection envei's vous, qui est et tpii sera toujours telle que vous la pourrez désirer de celui <{ui est véritablement comme je suis.
Monsieur , ,
. '| Votre très-aflectionné comme Trèxe à vous randre service. ;
^ Le Cardinal dk Richblibu.
De l’abbiee de In Vi<toitc|f>ri(SenUs, ce ta xptembre i03<l.
Maigre le rapjirf’^ M. de Beauveau, évêque de Nantes, les
aigres dissentiments qui éclataient chaque jour entré MM. d'Har- « ourt, de Vitry et de Sourdis entravaient tontes les opérations de la campagne. Le manque de vivres, de troupes, de munitions, le refus d’appuyer les descentes si souvent réitéré par
M. de Vitfy, jetaient M. l’archevêque , de Bordeau.^ dans un embarras extrême et continuel. Les Espagnols, servis par l’inaction de la flotte française, étendaient de plus en plus leur influence en Italie. Leur flotte de galères, mouillée dans le canal des îles Sainte-Marguerite, la nombreuse garnison qu’ils y t(*naicnt, rendaient vaine toute tentative sur ces points importants. Enfin l’armement des escadres françaises, exécuté à grands frais, était demeuré inutile pendant les sept premiers mois de l’année. Malgré les ordres réitérés de M. le cardinal de Richelieu, qui gardait avec les officiers généraux plus de ménagements qu'à Ttigard de son neveu, M. du Pont de Courlay, M. de Vitry refusait opiniàtrément de concourir à toute attaque dont