‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 43 sur 171 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

M. de Nojm se plaint i M. de Sourdis des divisiotis qui continuent de régner dans l'armée navale. Étal de la position de l’armée narale espagnole , et de ce que peuvent tenter les vaisseaux do roi. Le capitaine Laraméc, pélardier, propose d’attaqner Trapano et Loan appartenant au prince Doria. CorrespondaDce relative an sei-ours de Parme. — M. d'Émery engage M. rarchevéque de Bordeaux ik presser Tenvoi du secours promis. — Lettre do comte dllarconrt sur les Iles Sainte- Marguii'itc. — Depeebe de H. de Sabran à rarcbe«é<|ue de Bordeaux sur le mauvai^ vouloir des Génois, qui ne consentent pas à accorder Ic^assagc des troupes. — DrpsVhe du roi à M. rarche^éiiuc de Bordeaux lui ordonnant de bÂler Tattaque des Jlcs Saiote-Mai^erile. — Dépêche de M . le cardinal de Richelieu sur le même sujet. — Navigaltoo de M. de Maniy sur lesctVtes de Gênes. — M. le duc de Sa voie se plaint à M. rarchevè<|tiede Bordeaux de Tembargo qu’on a mis sur ses vaisseaux. — M. de Guérapin à M. de Sourdis ^ U donne avis que les Espagnols doivent aller secourir les Iles Sainte-Marguerite. — Détails sur rarmemenl des ennemis. — roi a M. de Sourdis ; il continue de l’engager à secourir les tics. — M. la cardinal de Richelieu au même, sur le même sujet. — Continuation de la navigation de M. de Manly. — Les vaisseaux de transport sont préparé» pour Tallaque des îles, — Réclamation de M. FahioScotti, envoyé de Parme, sur les retards qiron apporte au secours de Panne. — Le roi et M. le cardinal de Richelieu s’étonnent de ce que rarihevéquc de Bordeaux n'a pas encore attaqué les Iles. — Dissensions entre M. le maréchal de Yilry et M. de Sourdis. — Le maréchal donne un coup de canne à M. rarcfcevdqne de Bordeanx. — Lettres do roî M de M. le cardinal de Richelien à ce sujet. — Lettre tl jnstt6 cation dc^^ le iMvéehal de Vitry. — ProCnqda W^tls du roi et de M. le rartlioal de voir Tannée terminée sons la flotte ait rien tenté sur les Iles, — Ils engagent M. de Soimlis k hâter le secours de Parme» — Relation du manquement delà prise des Iles, pour servir de justification à^. le maréchal de Vilry. ^

{SeffUmkre — t>éctfnbre i636.) '

Depuis le mois cia^aepteaibt'e jusqu’à la lin de l'ann^ i636, l'armée navale de Françe rest^daus riuaction la plus complète, par suite des fôcheuses^i^wensmns qui divisèrent les trois chefs

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rivaux de l'expédition : MM. le maréchal de Vitry, le. comte

d'Harcourt, et .M. rarchevèque de- Bordeaux.

Pendant cette période, une négociation ilepuis long-temp.s ouverte avec lc.s Génois, par les .soins de M. de Sahran, envoyé de France, afin d'obtenir l'entrré du port de Gènes aux vais- ■st;aux du roi et le j)assage de ses troupes sur leur territoire, n’ainena aucun résultat dréisif.

Le roi avait au.ssi promis k .M. le duc de Parme, son allié, un secour.s de quatre mille hommes; mais des circonstances inexplicables, la lenteur ou le mauvais vouloir de M.M. de Sourdis et d'IIarcourt, retardèrent tellement l’arrivée de ecs troupes, que M. le duc de Parme, lassé de les attendre, abandonna la cause de la France pour se liguer avec l'Espagne et la mni.son d'.Vutrii'he : les .suites de cette délection furent trèsgrave^j.

I.CS emportements habituels de M. le maréchal de Vitry amenèrent un autre incident fâcheux, qui eut les plus funestes résultats ; dans une discussion relative à une rivalité de conunaiidemetit pour l’attaque des Iles, M. de Vitry s'oublia jusqu'à frapper de sa eaiincM. l'archev'cque de Bordeaux. L’effet de cette vit>lence.fut tel que la plupart des gentiLsbommes de Provence qui d(^aiei)t concourir à l'expédition, protestant contre une pareille indignité, se séparèrent de M. de Vitry. Les troufies prirent parti pour on contre le maréchal ou l'archevêque; la iliscipline se relâcha de plus en plus, et l’attaque des îles devenant imjxtssible au milieu de ces irritantes divisions, l’année se passa en lenteurs, et les gran^pi^paratifs de M. le cardinal de Richelieu furent, vains. On veraik le détail de chacun de ces faits dans les dépêches suivanteaf '

le

• Dans cett« lettre, M. de Noyers exprime à M. l’arclurviVjue de Bordeaux tout son regret de voir les chefs de l'armée ainsi malheureusement divises.

LETTRE DE M. DE NOYERS

À M. L'ASCHEVÊgCR DE BORDEAUX.

Monsieur ,

Je ne doute p,is ipie vou.s ne vous trouviex bien en peine d'avoir la mer et les hommes à combattre et que votre plus grand mal est d’avoir tous les joui"S à vous occuper à quelque nouvelvvccommodement. Que les Français sont mistTablcs, cl <|uc notre nation s’en va désor-; mai.s décrii^ devant toute la face de la terre, dans nos mnuvai.ses hn— ' meurs et mauvaises intelligences contre nous-mêmes ! Dieu veuille y mettre la main ! frasque civiles in exiiium hoslihus verlas. Vous verre* assez l’image de la douleur et des sentiments de son éminence sur le dilTérend d’entre M. le général des galères et de ses capitaines; ces maudites rencontres le feront mourir si Dieu ne le fortifie lontre tant d’assauts. Je vous conjure d’y aider par vos soins et iHinne iviiidiiite par-delh, et rétablir en sorte les assiettes des esprits, ipie le iv>i soit servi : nous n’avons epte trop à exercer la vertu en ces quartiers, sans que nous ayons ce surcroît d'afilictions. Je prie Dieu, de tout mon cœur , qn’il verse sur nous Sa sainte bénédiction , et qu’il voosi^n-

serve en la santé que lui demandeqnr vous,'

^loiisicur f

Votre Irès-liumbJe cl trtvnH'edioiiné scrvitetir, . ^

De Nôters.

L« 30 t^plrmbrr i636.

iKt.t-

Par cette note envoyée par M. de Sabran à M. le cardinal de Richelieu, on invite le roi à favoriser une révolution inuninente à Naples , et l'on donne les renseignements nécessaires pour y parvenir.

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