LET. DU GARD. DE RICHEUEU. — NOV
. par mer, ainsi que tous le désirez. Cependant assurez-vous que je suis et serai toujours.
Monsieur, • * ' • •
Votre très-afTectionné comme frère à vous rendre service ,
Le Cardinal de Ricbelieu.
M. de Guérapin apprend à M. de Sourdis que M. du Pont de Courlay, général des galères, après des lenteurs incroyables , d ■ enfin commencé à réduire le nombre de ses galères, dont les équipages étaient trop faibles, et à eu armer douze convenablement. On concevra combien les retards de M. du Pont de Courlay lurent fâcheux, lorsqu'on verra par la lettre de .M. de Courbon que les galères des ennemis n'ayant rencontré aucun obstacle dans leur navigation, débarquèrent de nouveaux renforts dans les lies Sainte-Marguerite-, dont l'attaque fut conséquemment ajournée. Nul doute que l'escadre de M. du Pont de Courlay, si elle eût été mise en mer en temps opportun , ainsi * que l'avait demandé M. de Sourdis, n'cùt empêché , ou du moins fort entravé cette importante expédition de l'ennemi.
LETTRE DE M. GUÉRAPIN *
A M. L'ABCHEVÊQUB DE BOEDEAUX.
A TooIoa. le Svetenbre i636.
MoiVSEIGNBUa ,
Jusque» ici la résolution que M. le général des galiTCs avait prise d'armer quinze galères, et l'apprélicnsiou que tous les capitaines avaient d'étre mal armés de chiourmes , noua a rcteniu dans des longueurs <(ui eussent été insurmontables si l<j vents contraires n'eussent pas été de la partie ; mais enfin les sapplications de tous les officiers de la charge , les raisons de tous ceux qui connaissent les galères et 1» mer et mille considérations , protestations et ewwcismes ont obtenu ce que
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j'al demandé depuis dix ou douze jours, qui est si nécessaire pour ie service du roi et l’exécution du dessein des Iles. Hie^ la aiuit sealcmenl, M. lé* général se laissa vaincre et réduire ce nombre de quinze galères à douze très-renforoées , dont il partira les cinq premières dans vingtquatre heures, si le temps l(^permet, et lès, sept autres dans lundi prochain, ainsi que tous les capitaines le promettent. Quand j’aurai l'honneur d'étre près' de vous, je vona eatretiendrai des cérémonies et pi-écautions qu'il a désirées pour auloriapfj^Ie changement de ses résolutions, auxquelles chacun s'est renflu &ctle de part et d’antre, parce qu’en cITet j'^j^e que le service du , maître s’y retrouve , et que vous avez dityqne tous.yous contnotericz de douze, dige, et.méiqp de hnitimières, pou^ qu’on vous 1^ envoyât promptvpi^eUp’elles fUMt^tltonnes. • A.
Nous n’avons aucune nouvelle des allégea' d’Afles ni de Marseille , lesquelles uc peu^nt venir tant que lèvent s’opiniâtran où non plus quelles tartanes et turques chargées de. ce gue doit.V' jr\
I.ÆS capitaines du régiment des galères ont ici lait oiÿuir un bruit .que lous-avez remis l’attaque des lies au 2^ de ,i* mois s oè-'qui avait un peu ralenti l'udeor. de nos capitaines dq; galères, qui çraignept de manger le bisewt inutilcmeiit; mais j’âi. protesté le contraire, et mie-sijKHis aviet enof^rence résotn cetfocardement, ce n’était que amuser les ennemis et les surprendre auparavant qu’ils eussent pensé à rafraîchir les lies ; ainsi que oette èiM<le^narj[4p>bligeait tous ces messieurs à redoubler leurs diligences.
Aussitôt que les cinq galères seMmt partie*, je-me rendrai préside vous pour VOU.S* rendre compte de tout ce qu’il Ton^ a p4u m* oom-
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