LETTRE DE M. DE COURBON
A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX
D« CiDDe*, ce 7 iMveoibre à m|>1 ketiret du «oir.
MoXBBICriEUR , ^
J’ai crn vous devoir avertir^ à l'instant quê^e l’ai au, comme les ('.ilèrcs des ennemis , au nombre de qnaranle-tleux, sont arrivé à Munrgiies, à dessein de mettre dans Ica. ilea deux mille cinq cents hommes de renfort et cinq mille quintaux de biscuit. L’avis est conforme h celui que je vous lis donner par t'erron ; si j'apprends quelque <?hoæ de plus particulier , je ne manquerai de vous dépêcher à même temps. Cependant, je vous conjure, monseigneur, de croire qxu: je profilerai de toutes les occasions qui me pourront (aire mériter la qualité de, .fr. -- .
Monseigneur, ^ * = '
• Votre Irèvhtunble et très-obéissant serviteur, '
CoiRBon.
A Mer rorchevêque de BordcAux, prinut d’Aquiuine , comma«denr det urdrti d^ roi , e| chef du coftseil de U marine de France , k Amibes. * * ^
JtL
M. 1 archevêque de Bordeaux , prévoyant l’arrivée des galères espagnoles, et désirant d’y mettre obstacle, avait ordonné à •M. le comte d’Harcourt d’envoyer une escadre' à Menton , port qui se trouvait sur la route des ennemis, 'étant situé près de Monaco; mais M. le comte d’Harcourt n’obéit pas à cet ordre, représentant que ce serait trop diviser am forces, et que d’ad- Iciirs, les galères de .M. du Pont de Couriay h’étaut pas arrivées, il lui était impossible de réûnir'dcs forces sullisantes pour s’epposer au passage des Espagnols.M. d'Harcourt appuya d’ailleurs ses refus de l’avis motivé des capitaines et pilotes de son escadre. •
•‘^lettre* DE M^LE COMTE DTIARCOÜRtV
que vous m'aTez'mandë, qui (‘uit'dé jenir id e» envoyer une escadre à Menton. ^ • ; , * ^
■'Vous savez'mieux cjiftmoj rpe, en toute l’armée, il n’y a que les lieux (pjindsaiavtrei, et ért «h Théoule, dt votre avis, avec les
llAtes, ot^^itre tjui e»t icij Wtianl âux ^grands naVlres de d|ifenae , il n’y ^'tiiie le Cygne, ht SovUe^Oenevieee et le Coq, ^^SgifU>^ifçhel , qui est' destiné pour être avec le Baron d’Allemagne ? (é ^te n’est qué'tOus moyens navires et dragons de l’escadre' de Provence, ^ est Hii tout, inutile', faute d’avoir de bon canon, et que le^Galion et la- Pélieome , le reste ne sont que des navires raniassÀ.
1 1 éunt donc impossiUe p Villcfranche de former une escadre ( la- (|i»lle ne "doit 4^ txùnposée au moins que ^ dix navires, quatre grands eUe ré^e moyens), sans, déganiirjt«|» l’armée, et, déplus, que 'teds les vuisscdtix dél’est^re de Sormeiilâ» n’ont que^ponr sept jours de vivres , leur' temps étant expiré au IA de oc mois. . ^ <
* .l’ajoute encore à od», pjtr l*4<ia de tous les capifaintp ét pilotes et la véi ité même , que le vent a tOujoura été contraire pour pouvoir aller audit Menton , que si on était i^Villefranclie it l’heure que nous parlons, il y fait du tout calaie et serait impossible d’en sortir. Ma n Wlntionli toujours été que trouvènt M. de Maaty id avec q^rze ■ ÀjnKs qui manquent datiti l'anuAs , partie des plus forts, de tenir oonet envoyer une escadre telle que Ion aurait jugé à propos; le tout s;ins miner l'attaqué dBaiJtes ; comme il nous est ordonné, .
Je n'ai donc point trouvé M. de Mairtty h mon arrivée , $ est pOur-
qubi cela né's'est point ellfctirf^^- ^ ‘
' Pour le regard, d’edipécber lé -secours dès Iles aiut galères ennemies, incontinenï^qtie j’en ai été averti, -j’ai fait assendiler les |irm- .
LKT. DU UOM'I F^D1|A^¥iOURT. — NOV. 103C.. m (-ipu4X de L'iu-m<‘e av«c^^Otc.s, qui oii^kîj^ ,
comme jj est injpotsibl«i^|ff j^Var tUmei'e saii> aller' U vjiu^ le det^U^ , abandonner j’iràcaJ^ ^U^e|^|^^>uie et se trouver àjf^ prri^u 'l'oidun- t^ô|Mc le» autres ^ le {ot|l par les );iand.s coUrai^ que avi^'ÿ.
\ cela vous syvePifôi ÿ(C- If» ennemis prcndMient un avdntagc siif nous de dire 'que nnua^^^rf^ts'eu peur de quitter le tout.
Tuus ces messieurs sont donop avis que utMis demeurions sur l'ancre pour les raisons susdites , et sont .{pus d’opinion mêiqf. qtse ipaiid il y aurait du vent la nuit, l’on ne salivait lts.^piVher<tf entrer où^es
Si mes galères étaient ici avec Wâ brkinès cpi’oii n pryçurèes poulie secours de l’çraèe, vous ne doutaù point, aveeV^ista ncie^ mes compafpioiN, qui iQiit toiu dcbonncTp)outè,'M^ ne li;|^nsse batiille'aux
Qixhv de LoiiliultxV ^^^.i^cltcvaliêr DE PoiNTEa,,|!^
Lc'xdievalicr imCfiÿe^soaitLEs,* *' Lè-âievaiicr iJÊlîsMn’.s , • ,
‘ Letcliejÿicj' de Cubu'svv,'
Lé cfactalier de* (X^i.^a, %■
* De Besutuuj - •
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Je vous supplie dércdirf de venir ici^ at tous s'vssureM (M je * blierai rien de* tontes les choses qui semu pouibles pour K soAIk