‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 55 sur 171 · IL · texte numérisé non relu

IL

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M..ne rowfc trilircomt et MM. le* caf>itati^s^ l'inné k Mr je Bordeif^' -*

I.a note, suivonta^ «drcssce à M. l'archeri^e de liordotfax, donne les details les pin» cireotnstanciés sti^Ia navigation' dé' la

lit^li^eapagnolé ijui venair ë'Apporter aux iles Swnta^ar^uerite un,aé66urs tel^aiedt considérable qoe l’attaqne en '{^di''H«rée jasqa'içn commencement de l’année rÇSy. On verra combien les dissensions des chefs dé l'âlTOee française firent fâcheuses , puisque les Espagnols avouéïft eux-mêmes qk'iU étaient perdus si on les eut attaqués (ors de l’arrifée^e l'armée navale française. , . ./ ■ ‘ ^ '

-ilÛl .« ; * V

RELATION

DE ca QUI SlHT‘yXSaB..aN.S'AaMI!S NXVALB D'ESPAGNE DEKU IX 9 KOvidtBBa JDSQC’AD M.

Le 6, tfbnic-six' galÈKs des m^î^i'es d’Espagne, Naples, Sicile, KIorenoe M Dorft , parliraot de^Vay, se rendirent le soir à Monaco, et reiioobtréf^efA les deiu galères (jni revenaieip d'Espa^e , chargées de ipiatrc cents 'caisses de rëaWs,- losqiielies étaieut allées droit en Corse et déjà l^fê vpile ven Gènes. " ^ !

Le chic' de Ferramliia ^ ie^el sans c^edat avait ^it ctarger toutes ses hardw et fbioo meublés sur ses dix galères (l*^pBgnc, en intention dy faire vo.ile dot itàs, après qu’il y aiir^ misquelcpie ravitaillement, et le nombre di seddats <»paguols «.napolitains que l’on veréa claprès, et avoir fait contimier les retraucdiêmcnts par toute l’ile, reçut grande quantité de lettxc|s.du roi d’Espagne avec ordre de demeurer en Italie et foutes les galères unies,,et veîlliT .soi^iélisemcnt à là conservation des’ lles,*puisque l’oti^àtuill fait tant cfeâépenscs. Don MeliHuor Borgia , cpii commande. les galères de Naples, déiqeura ou lit I* uahe^a Savone , jnécouteut du duc de Ferrandina, qu’il croyait *■' E.spagne; en son absence, le marc^nis ciel Viso, fils du . lâfquis de Sainte-Croix , qui surprit les lies et eu lait valoir la réputatiefnren Espagne où il est, canunénde les galères de Naples et SicHe;tîfannétin, bis du duc Doria, l'escadre de son père, et le duc de FeMwdimi oomma^e tonti’^e même , son armée à Monaco. Elles en partirent sans éclat V uiia «eu, et arrivèrent aux Iles après miiinit, le

■i^jt-:£!a:Eg:tI.t7Qgle

RELATION. — NOVEMBRE 1636. ltl

lendenuin dMhvrgÔMit le«-prOTifions dont les ijes avateot gran^ besoin. Tous' cAU «ont dttta Tes gÿlèrer descendent librement dans les lies et pensent reconnaître , et si ceux qui ont fait les remarques suirantes aussènt été aussi imcUigcatt oomme d'accbrd eu leur relatioH, on en' eàt pu ddconrrir davantage.

Sainte-Marguerite. Le grand fort revêtu de pierre avec son fossé et conlreêcarpe /ofttre le vieux château du i^té de terre a une gryide place d'anofes , anvironle milien de l’Ile ; du cdté des vign^tes , il y a un aut*« fort plus petit, appelé de Afon/ere^; aux deitt'IiOMi de l'ffe, il jr a deux fortins faciles à prendre. Toute l'tlfe est iehvironnéd de tranchées et principalement ès lieux où l’on peut débarquer, lesquelles lie sont pas gardées de jour, nuiis toute la nuit on y fait bonne garde , avec grande incommodité des soldats, qui n’ont touché un sou depuis six mois, et mangent du biscuit fort mauvais et fort noir, et sont tout nus I on leur promet des habits. -<

Dans nie Saint-ilonorat, il y a un grand fort qui couvre du cdté .de terre le vieux château , revêtu comme celui de Sainte-Marguerite, chaque bout de l'ile il y a un petit fortin, et toute l’année est aussi fortilié de tranchées gardées toute la nuit. Michel Ferez de Sardaigne a le principal commandement sur tout et particulièrement à Saint»-Margueritc, et un Espagnol à Saint-ilonorat ; il y a quelques bons chefs qui ont été en Flandre pour faire valoir <açs misérables soldpts qui n’ont que les os. Us étaient douze cents honpnes dans , les deux iies, ou les a augmentés de quatre cents Napolitains et deux cents Espagnols, que l'on a pris des moins mauvais qui fussent sur les galères. Dans l’ile Sainte-Marguerite, il y a quarante chevaux en piteux état; leurs canonniers ne valent rien; ils avaient conseillé '^’Ha en prendraient dans leiiis galères, les<|uelles ont s^oitmé là quinze jouas entre les deux Iles, avec grande crainte de l’armée de France , et ptrticuUcremeiit qu'elle ne lâchât quelque brûlot, vu la gniq4s>qtBUtité des galères dans un canal assez étroit. Four ce sujet deux ‘gelèacadu grand-duc , lesquelles sont les plus fotiguées comme les moUlelires , font garde toutes les nuits, l'une du côté de ponerit, l’autre éf levant; l'ordre a été qu’aussitôt que quelques vaisseaux de Farmée nraâlc

172 LIVRE I. — CHAP.-'Hk^.v -v .

lei’al^t mim de s’approclier des ile^ de laquelle la

ciipitaiic cPEspngdcMev^l^ ÎK^pi^rc^avé^iiW'^^^ galèi-es

de Florence aller joiiulre^4<;s auti-e§ dansdK^MMiaf , Stie promptes à la i-ctraite et •5» là d^fe^Mf/»laiiôrfe‘7^^i^.t^nHfé\ttM nuit, que l’on s’était imaginé d'avojir Vu une' (imïtflfe '^^'gMèl^dé

-,j^j[[^ue SI , a l arrivec (te raimee na}'àl& là'^lM^iRé'foi?^,<^d^ les^Wlt ntv^és^fk étaient perdus, ntantfoiW'solâats'malStlëS’j^pea decl lesjffi^o%eiuent$ impinjlaits.'*^ ’t.,, V'

IliiVcroient^îpÿiÈNi at^i^iéa dv. ci>té des vigné^tés en l’Ile Sainte- Marguerite, entre le fort dêlMontcrty et le petit fortin ; ils^eroA't fe prine^ ell’ort à em|)éelier le débarquement', .eethnaot si une fois, les Fran«;ais ont gagné la Wri-e et peiive'nt êü« retralicHi^ fiie (jui sera mal aisé) , qu’ils se rendront faeilojnent maitres-de Sahtti»^

- Marguerito ;; la<jueUe,.piise , ils tienneitt Saint^Hrtnorat jJdrdù..^.

Le 19 «ù malin, les galères s’en retournèi’eiit à Monaeo''ii:^TV«te« fie l^l^inée franeaisc, laquelle les Esjiagnols ciaignaient fort leur donï" lier dfe rempècl^ment; et à Monaco oti >àvàib.r^lu Irf nuîrd['y‘«ii« vove)»,'^uit ga^i;>cs;aveo- de nouvelles' provisions , màü bti^utt^vfs quc,.noiigiil&'és étjiicul hrrfvécs(ver» les-'" galions ^ ee dessein et lit^'vndre V i((^lutioq'de’pêrtir ppor. v^ir •'

• f •ont venues à Gènes p9ur«prendt:e lés preni^^s

qu’^in vaisseau'à<6<:Naples q[^ apportées ^^'ftjSrès 'qnoi l’onxi-oit .que tûtih reloui ncra aux îles âvet iiuc as^aie raine de toutes les chiourmesi «î*

Si ^

1 armé«î* fiança isc les oblige, dé denàeurer en mer tout l’Iiiver, comme le ’’noifVel^^^4l;Ëspag|uê- ponte dC^ic.)^ sé}>acer point. L’on prépatre néaiuuoius » pourihjycrnor vingt-cinq galères d’Ëspagno>

si'^ s’en ’poUvonf pessisV, et il y a-dè grandies plaintes de ee que sua'sfMB^tyt na 1ères de ‘ÿiôrance. U y.medrt non seulement force*sô|^ . dâto'akirâiisHfeÿ’geHs.clc qimiité^teilj^meut <{a’en toute faeonfiiiimjt.jB4^ii!||v Uuti dq^^^iiir en. haléiuejtji[|6i’biyer pour les sncittre hors^dia(l^'

ni^’atiiC eutB08 aàisou&

îles, laquelle est irèé-importanle et né-

ABLATION. — ^ÜVEMBRE 1636. 173

(■essai re en son temps, ne |ieut }M)ais être plus pécilleuse <ju‘k iin^sem ipie la gati^pjKvfe jrêrtfere<*«l^ ltor>lMl^rV^e* maMfes ôt^, les provisions augm^Uas M ifeM*'ijsaurui^J^m«KMAieiitùt ; que si l’un avait <|uelque taire ilcakc^ ‘nii airain- plpa prô^ef roii aurail'meilleur marché 4es Iles '4M -venint oSMillir par surprise lorsqu'on y penserait le moins ;'cat- inooritnuMliuis qj» l’on j^âouirre y augmenteront la ^ ■IhlaiHi^bqnlhiié^ ' «juë. ài' -l'ort n’* point d’entreprise plis impmC’ '• laM'e M dtTi^Mp^^lrÿl&ft, il est detniite-necciiite, pom^ tinif, <’l>3ciu> eslini^t'^ili^^gagl^

ayliDt laHHHlMjw'Yn eon^iu.'! Je Ja rhioiq^^ ’

elles gardrlpj^lqMieHe4^|eii'^'richees la nuit niiiierliHt rntieisÀt^l * et les obionMnea el^ la gamid||^À la dcTaitc des galères seuhafa^Utfe-* rail mm seiilemeiÀle 'prise tleslfcs , mais toutes entreprises 'en pour l’irapuissancc de les ■■en^^ ; et il est k croire one l’olÜM d’Bs- . . pagne Jè ne désunir point* IcTgtlM-es cst*pour Teillec«Ta conseraatiuii ■ ‘ des places de l'Espagnol en Italie plutôt qu’à celle des lies, parce c}^l’on rraiiK partout^ «.-de quelle part que les Français aiekt '<lêstéiV*'< dfc descend ès tfes'^ il eA ndeèssâire «p/ils KiiAillC IkKi-saq^iiàde tons côNi',* BjfoBt provision de gabions et balles de laine potp'' se àAlvrir en mauvais lerrUiti contre les retraochemeuts ; et. s’il y^des^^v tons , cooime l’on dit , on peut faciliter les descentes et ruiner les rctranrhements It force de poups de 'caiipu. >50“

LEspaguoI est conUnnêRemeat averti de toutes choses parMee.uu Monqco, et l’on doit grtndemeM VeiUesi uiux' espions er garder’ le secret. ■ --v , . . ' •

M. d’Harcourt propoia oeanmoiiis d'atti)<pierle& g^)èiis>d'iù>pagne, à la conditiou de rawembier

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