‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 59 sur 171 · VI · texte numérisé non relu

VI

Cette lettre de M.^de Noyers a ]|feàr but les uièmef^diistriic-... tioiis, et entre dans quelques détails au strict de la fe'unioii des troupes destinées ^M. le duc dê Parme. ■■

lÆTTRE DE M. DE ^OYERS

A M. l'aschevêque de bordeaux. ^

^ ^ * Dr RurI, cc 4 drcpfnbr* i€36.

Monsieur ,

Enhn la longue attente de l'attaque des lies nous fait penire patience, et oblige sa inajestév pour ne laisser entièrement écouler le temps et

l’occwion an secguW dp M. le dut de Panne, des, principaux aUiés

„de ia couronne , à ^u*,*iander que % huit jour» après la réception ^ la pnbentc , \0«i» ne TOjt* liep de terminer ceM# aflaire^ l'OD re^ptUe^ à'un autre temps plu» rojipœoideet où les erprit» soient plu» prompts et plu»di*j>o«é»a reôSlTcr rèue pircelle de lu France qui importe tant à &a n^puQ^on..

Que, i^ur py Tenir WiraremcM au Secours de ulondit sieur de Parme", l'iiit^OD do sa majesté est qîic l’on embarque at^lns tét quaO* mille I)on» hommes effectifs^ comi»»é» tant des régiment» dpUnjg^^ que de ceux qui sont bn Provence , qui seront conduit» par M.Me comte FabiaScolli , et M. de Castellane sur les llût» et vaisseaux du roh ainsi <(3Ê M. Je comM» d’Htu-court et vous le jugerex pour le mieux.

Èt, à quelque prix que ce soit, Fon leur donne leur subsisUm* et qu’ils soient mis en éut de faire le service pour lequel il» sont destinés. Son éminence espère ce service de votre allection et du eèfe que vous ave/, pour les choses epre savez lui être en particulière recommandation. Vous me croirez aussi, » il vous plaît, ^

Monsieur,

Votre très-humble et très-affectionné serviteur.

De Noyebs.

Malgré tant de lenteurs ou d'impossibilités, l’attaque des îles .avait enfin été résolue, et le conseil de guerre réuni au château de Cannes délibérait sur le plan de l'expédition, lorsqu en suite d'une vive discussion qui s’éleva entre M. l’archevêque de Bordeaux et M. le maréchal de Vitry, ce dernier s’oublia jusqu’à donner un coup de canne à ce prélat *. conseil se sépara

• Le* trt«n|p« du roaréchal de Vitry , loi Taincaux du coratf d’Harcoui t et du marquis du Pont de Courlay *e prepanVent à L'atl^uc de* îles Saiotc-MarguCTile cl Saiutllottorat, défendue* par deux bmUc Espagnol*. Le 6 déceiiibte, les géucraux, réuni» en cooacil de goerre au château de Canne* «

détibéraienl pour assurer le succès de cette entreprise. M. l’arcbevêquede Bordeaux y aiiiiÙit. Une cODtetU^ions’élrva entre le maréchal de Vitry et le comte d’Barcourt, malheureusement divisés par cet esprit de jalousie et de rivalité , si fuwste en tout lieu , fwia sortoat daiM les camp*. L’archevêque

5>t.;|ifeed by GiJOgle

LETTAfi bu CAKD:^^H. — BÉCEMnHE tC36. 191 auMitâf, pliipart des genU^ftommes raaiant 'doiiiier «iigouv^jjietÏT', M. deAQtry **ne DMiilfue'éclatan^ de m^^ntâMe'ment^^âVidoiinèrent U» Jrapeanx, le» ^ilices séd^j^ndèrent , et rgXpcdit jto dut og^rc remi^

Instruit I® rem^rtement ne M. le aarecbal de Vi^ par M. de Loynes, M. le cardinale Richelieu lui.eVrivitad|Ktôt.

De Racl , et 9

U est li^^u croyable qtl un homme de votre

oiFeiiser une pcr^niic de U qualité et de la coin véque^e Borde^jk, comme on dit que vous j

iWa|^^6a6.

esslon ah votülu i^de M. ^npbe- , (pje si je^vOiDi la pouri-ai» per-

commettre cettfc faute actueUemcnt^je sdHef . Si ce maUieur vo^ est arrivé ,^^'y'a sorle))e voie par laquelle vous ne deviez lâcher cm vous en po?ger. V otnT^'^ sauriez trouver au-

de Bordettti voufot prendre part à la que« dilion , KrandyB||mr» ro préMoœ jdnicpiÿ r«Ue, et peut-ède le Ct-ilttirec une cbaleor letavoratt: M d , *

dcplecdp. Qooiqu'üqD •oi^t| -Vilr)'g^o«ipan et Iraiocr lee

iratciblee(bn{tal , triiti In pqÉlal dr leort partilct Ûm ran|PS ; H «dit {>uurtaat

et le d'un cpap de ttooc. Le cootctl bMl i It Buia, cl dvTJiuuii Ur qui accoen-

4c téptra taMilte «aiii d'étopaement et tMt^pon cciii de sa aatioo. Il trouva

doulwr. La plnpprt de» geoti|aho|nme9 , êov*, à JOD arrivée le pai Icneot diviié t la marelaofdooiier au gouveraeor anè mait^éal^^^i^ dp Vtti-}-,' pour Ion gouvemedt, voulait miqdaLBèooptcQtq|^at« abaDdoDoèrcBtldî toBler aqx pieda rautorité de eet illustre drapcaïu. Las mihçea te défaaodèreat ,, ai corpa, comme U avait &it ctUe daâ pro-, rc&^iâoé^^a'a»âooeaitd*abord aooa de gycon jju paya j U avait attird qariqoM brillaata ÉBipiow, Ipt renvqjrri: k dea lecupa AciotM^bop p«t>» «t en avait fait citer |klus hetiretn. * ei^e2|v'l|iMiqMt/ttua qui Caiaaienl le plus

En parlo^ de la première origioe de b dobataclq aea volontite, eatre Irauueb ntéaiDtrlligep« da ri^eroeur avec le pre> furètit Jeân*Bapli$te de Forbin, presmit président du Bemet, / SclioUatiquc de UfAoque, Jcau-Laptisle de orf

est uioi% 4»<» d'Aniaud , et Fien-e de

Pilon donne pareiUemeat Ica dêtaib auirajib sur ortte malheureuse dispute :

« Jeeeph du Bemet baiytp du Sério , de la ville de Bordcona , fut bit premier préii> dent an parlement d*An le lo oovembre de (636. CéCait un homme d'une profonde ém>

nia , avoi^ gteènl •, b préteiUe fut qur «eoa-ci n'avaieot pas condaniDé à mort bs capitaiues qui avaient abandonné lea Ibs de Saintc-Uargucrita et Saiot^Ilonoral ans Eap^nolsf mab b véritabb cause fat pogr

' rilau.

* Gouclie, toMt II.

19*2 ► s LrtTlE I. ^ ClUPriI. 1

cnn qmr p(ki«ie éic^kr ui\e teil«, action ^qiielquê • aitÿour Toiuj jVh«»uu plus que ne vous sauhiis .jdire , et pour la pj^sonnc (je M. de Bonleaiix, (]m^’al1ectioQpe part^lictement, cl pour la vôtre, de qui je tais le très-afl]pctionn«^<Mt0Ur.

' I DB Richeuei;.

Lc’Cai

LETTRE DE M. DE NOYERS

A M. L'AacHEVÊqi’E DE BORDEAUX.

^Movsikui',^^ ^ ,

^JcdSl ^Oti.s sai^tMS assez i-epr('sciiter le dt'plaisir ^'a reçu son <‘mid’apprendïiçt çe qui s’esi passs^ entre voiis «t M. de Vitry ; la chose est. si extra<xrdiMire qu’il .faut une foi plus que vulgaire pqiu

croire oe que l'on en^rit. Il nfy E que l'atlaçiuc des Jles qui puisse. en

ta

loft rloigmT. car tli'fi (urent en oour mriMcc Iraae ppor k^aujet de ceU« guerrt*

persoDtie ne leur üi( nobe avec rarcbevéqm ■ , qu'il traita de cagot et

IsC ^ntsidcnl, jal^R de cet ifijurte de brêviaifc, 4B loi portant nn coup dr

peuToir.du m voulut aeoDOdr cafuie ,

lejoug^ et fitai In iatrigoead’llenri CWooopé et «a parolra firent np|K'‘l*T le

d'Eacoobteau de ScmftUii , archcr^que de marratal de VRry, qui fut mii dàsa h Ban- Hordeani'l une des cn^aturéadu grand tîHe/d*od il m aortit qn'aprèt le mort dn draatfcrra’il vint k botit dn maBAdi^^sCQ^^Miiial 4u Aicbelieu, qui uoui «n#uj:a, acheY'a <ft ee pmtre » par 1^ vifdrAco o^^eAmne noua ft\^na dH, Loots-EmmandM dr conmiil^ contre la personne de ec proU * -N'altfit onmto d’Alab, j9plonc|qgéôÿral.de U «plof propre pour Ira arme* quk pour le* cavalerie fran^iæ, filsduCbarlè* diu- d'Auamra, et daqurl nn grand écrivain ' dit dan* goulèmc » comte d'Auvergne/ fiU naturel de «e* Annale* de 1G28 oem mgenn rmt- Oiarle* IX, roi de France* prince achevé

gnorvm spirituum. Cet afxhcvcf{uc fut fait chef du roniicU fie la marine * et eut 1a iron> doile des vai**eaua de Tarmée navale qu*on dreaaa Tan i65^ pour forcer Ira Espagnols qui «'étaient fortifiés dans Icsilea de Lérios« et le comte d'Harcourt fut fait géaéraUsaicne de rarmée, oA tonte U noblesse de Provence avec le comte de Carces signala son courage.

de toutes Ira perfection* qui peuvent composer nn grand de la terre, pieux et craignant Dieu* parfaitement bon, savant aui langura et ii toute* le* bvUra lettres, bon philosophe , éclairé théologien , a^ant été élevé dans ses premières année* pour Tégiise * et même pourvu de l'évêché d'Agdc dans le Lainguedoc * duquel on ne peut

Cet emploi piqua si rivement le maréchal de blâmer 1a mémoire quelque* envieux qui en Vilry* homme de coeur et hardi pour une poissent parler. (Ifâ/orrede /a vr//erf'>fcr.-~ entreprise, qu’il rut des démêlés dans l’as- Ait, 1666* io-(blto.)

' 5po«d*aat.

DE M.,BE JiüVEKS. — «ÈC&MBRK Midfi. m ^tarder l’iiiformation , V|uç a^ àninencc déso^ étraCaite jw' M. dar Laiiaoii , auwiilût que ralibinede* lies sei-a faite <m faillie; je tookcuujure (le vous commaiider jusqucs-ià'Ct de voiu assurer que non nuuimii ihuituj. ^

Favorisée cepriidaiit, s’il vous plaît, monsieur; le pvsAge du secours de Faimt, afiu cpi’an moins nous remportions ce fruit de notre arm<^ navale et de nos troupes , et je vouiqfais dire qu’il ne teiu pas petit.

Monsieur est toujours à Blois, M. le œmte à Sedan ; M. de Çhavigii]' vauu piemier et M. de Liancourt au secoixl. Le. roi se porte mwux que jamais ; je prie Dieu qu’il soit ainsi de vous et que me croyie*^ ^

Monsieur, ' ’ ‘ •

Votie très-humble et obéissant serviteur,

Db Noyehs..

M. de Vitry répondit de la sorte à M. le cardinal de Richelieu, en joignant à sa lettre, qui n’est pas toujours intelligible, deux mémoires apologétiques de sa conduite.

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