RÉPONSE DE M. LE MARÉCHAL DE VITRY
Monsbigneub ,
J’ai reçu la lettre que votre éminence m’a fait l’honneur de m’écrire; et il est vrai tpie ce (pii est arrivé entre M. de Bordeaux et moi ne serait pas croyable, si je n’avais été forcé de faire ce (pie je 6s pour repousser l’un et l’autre et empêcher une violence dont il n’y a point d’exemple semblable en personne de ma condition, ni de celle dudit archevécpie, dans le royaume, ni ailleurs dans anenn État. Ce (|ui est fondé (sans pr^udice de la religion et du respect sacré dA à ceux de sa profession]^ sur un fondement si véritable que (juand je mourrai je n’aurai point l’àme blessée de cette action en la défense l(%ilime, àipioi tous les hommes sont obligés , et avoués devant Dieu , et lui-méme et ceux de ma condition surtout , pour celle de la réputation, étant pour cela que l’on meurt et que l’on vit et (pi’on sert b'ien le roi, et qu’on a le ressentiment que l’on doit aux obligations dé ses bienfaiteurs comme j’ai I. aSs
m r». um: I. — (îHAP. H. • '
aux Tntiçs, motueigiienr ; l(^ honMByqui rde l'honneur ne vonlam
et n^'iAnmnt jalhais rien faire indi^ic d'un' homme de bien. JeliappUiijlônc uè»-hitmblement voire éminence, pour ce» considéralionsqip M>iit^u~dessas de la vie, et au-deeaous dcscpielles toute» cho»e* vont aussi , si ledit lÉeur archevêque veut faire passer une supercherie qu’il me voulait tenir faire acenrapaf'iMi en mou logis et une demande injurieuse en incipaison, à sept heures' du matin, étant eneore an lit, et une agression tiolMite pour un homme' ofTcnsé, et ce par ses artUiees; qu'il me »oit,^e ma port, permis de remettre devant vos yeux, s'il tons flRlt, moiueignenr, comme à moi qui suis un officier de la couronne : J'ai -teiti le éoi depuis trente-cinq ans avec toute la fidélité possible et respect jMi. religion , autant qu’un homme qui en quelque façon craint* ^Irn le peut et le doit, et à qui jamais, tant jeune qu’il a été, on ne peut reprocher chose qnelcontiue désavantageuse ou mal sétlhteit un homme de sa naissance, et de mettre la vérité de ses déposmUcDS en «pieique ooiisldération , et de croire', s’il vous platt, monscigiiciir, tpie si vous airectiunnez ledit archevêque pour l'opinion que votie éminence peut avoir «ju’il est, et qu'il est utile à lui témoigner, et, ^ pour le premier, je le devancerai d'autant .que je suis homme de bleu et de parole, et qu’il est, et par la vérité et par la 'créance générale, le plus artificieux cl le plus déloyal <pii vire; et pour le. second, qu'en termes de service, je crois bien, monseigneur, que par la passion que j'ai à celui d« votre éminence, que les miens le pourraieiil bien égaler et quelque chuse de plus, si vous me œmmaiidez, connue je me promets qu’elle verra par la teneur de mes actions. .AiiMi , raouseiguciir, me faisant la faveur de partager votre pi'Mectihii , soit par raison de justice ou «les intérêts de votre éminence, je m'assure m'eUc me cunserveia cette bonté en ueOe occasion , de laquelle je tiens 11^ tant de Ifienfaits, et «[u'dle m’oUigera de cette ciéanœ, pour que ce qué ledit sieur de liordcaux , à l’honneur de aa bonne grlce , M tohVCe «pii ine Touche en ceci, cl qui fera, qu'oIFensé même du souvenir de son iiisoleiiœ, je ferai, s’il vous plait, ainai comme si je I avals désobligé , afin defahÿ vdir à votn: éminciice <|ue, toutes choses cessantes de mon honneur ét de iSM».r«hseiilimenU , je n'«i loi que ses
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RÉFOKSE Di: MAR^Ü. UE MTRV. — DÉC. ,1636. 19^
Toio«u<*, ni bul que de Ihl (aii«|i«i>aii«lu% tot^ur», au priil de ce qiii^ e*t plu» diffieile, «jue je mus yëritl^leaieqt ^ J .
^ Monseifpiciir g ete. ^ j)P<Br .
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