‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 62 sur 171 · JUSTIFICATION DE M. DE VITRY DÉC · texte numérisé non relu

JUSTIFICATION DE M. DE VITRY DÉC

contres , U a laisse tout défaillir aûu de rejeter ce manquement sur lui, et, pour satisfaire à sa passion, il a ou))lié ce qu’il devait au roi et à son (‘mineuce,

La seconde est l’animosiuf que ledit sieur archevêque a toujours eue contre ledit sieur.marêchal , de laquelle il a rendu des témoignages si évidents tpi’il n’a laissé aucun lieu d’en douter , n’y ayant personne qui ne sache qu’il ne lui a jamais fait faire ni ancres ni câbles qui fussent proportionnés aux plates dudit sieur maréchal, en suite de quoi il s’en perdit une dont ledit sieur archevétpe témoigna une joie pareille à celle qu’aurait un bon Français de la perte de quelque vaisseau des ennemis; et outre <pie ledit sieur maréchal a été contraint de faii-e venir à ses dépens des ofliciers de l’artillerie du Languedoc , ledit sieur archevê<jue ne lui a jamais voulu donner des moules à faire des balles de moiLscpiet , quoique les ofliciers de l’artillerie de l’armée navale en eussent quantité, en sorte que ledit.sieor maréchal fut contraint d’employer tous les ouvriers de la province jour et nuit, à force d’argent , pour en faire |>rëparor la cpiantité nécessaire à celte entreprise , «(t se délivrer de la tyrannie dudit sieiu* archevêque, dont l’animosité et^envie prouvée en plusieurs rencontres pareilles fait croire (pi’il ne voulait qu’on attatjuât les îles, de peur que ledit sieur maréchal n’accrût sa gloire, ajoutant cette belle action à tant d’autres sendees qu’il a rendus au roi en divers emplois dont sa majesté l’a honoré. ^

Et la troisième, c’est que ledit sieur archevêque, par la mauvaise conduite qu’il a fait paraître par mer et par terre, ayant laissé la plupart des vaisseaux de l’amée-navale dégarnis de vivres , il savait que la descente étant faite il serait absolument nécessaire que les vuisseaux susdits, n’ayant plus de vivres , retournassent dans leurs ports, et que les troupes qui avaient feit la descente, ne pouvant subsister sans leur secours, pour ce que les galères ennemies les eussent empêché de tirer leurs subsis-^ tances de la terre, l’armée navale du roi n’y étant plus, demeureraient par conséfpient abandonnées à la discrétion des ennemis, et que ledit sieur archevêque serait effectivement coupable'de cet événement.

C’est pourquoi il a mieux aimé trouver des artifices pour ruiner ce dessein de l’attaque que de mettre sa mauvaise conduite en évidence ,

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et se voir convaincu d'étre cause de la perte des troupes qui auraient fait la descente.

Cette autre pièce, évidemment dictée par un esprit d’animosité contre M. l'archevêque de Bordcau-x., mais rédigée avec des formes beaucoup moins acerbes que la précédente, offre un résumé complet des opérations de la (lotte française dans la Méditerranée, et signale plusieurs fautes tpti auraient été commises par M. de Sourdis.

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