‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 63 sur 171 · RELATION VÉRITABLE · texte numérisé non relu

RELATION VÉRITABLE

DU UaSQUBMENT DE L'ATTACjUB DBS tI.ES DE SAISTE-MARGUERITE BT DE SAINT-HONORAT ES LA CflTE DE PROVESCE. — 1636.

Vers la fin du mois de juillet de l’année 1636, l'année navale qui était partie de Belle-Ile vint mouiller l’ancre à la plage d'ilières, et comme elle arriva par un mistral ', et cpie ce même vent était favorable poui' pa.s.ser outre, on donna aussildt avis à M. de Bortleaux qu’il y avait vingt-deux galions d’Espagne en Vaje, près Savone , lesquels n’etant nulleinent en état de défense, il était très-fecile de s’eu saisir; mais Ictllt sieur de Bordeaux s'excusa sui- ce qu’il avait, dit-il, ordre de ne partir point des mci's de Provence que l’escadre que M. de Nantes faisait préparer à Marseille n’eùt Joint la Hotte de ponant; et, tant sous prétexte de (àii'C aiguade que pour attendre rescadre susdite, ladite Hotte leva l’ancre et s’en alla dans le golfe de Toulon , où elle fit de l'eau et où quelcpies vaisseaux s’accommodèrent des choses dont ils avaient besoin.

Pendant le séjour de ladite Hotte de ponant , tant au golfe de Toulon qu’à la plage d’Hières, M. de Bordeaux vint voir deux fois M. le maréchal de Vitry, à Cuers, où il était lors, à cause d’une assemblée de communautés qui s’y tenait pour le service du roi. Elt faisant semblant d’ajuster la manière dont ledit sieur maréchal et M. le comte d’IIarcourt se pourraient entrevoir, il agissait de sorte que

• Vent du N.-O.

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