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aiisisUinces maritimes, il se propose d’y engager le man^chal de Vilry, duquel la passion et l’alFection pour celle eiitiepri.se i^lant connues audit sieur de Bordeaux, il ne doute point à venir à bout de cette pensée; poui- cet effet, il partd'Antilies à l’entrée de la nuit et va trouver ledit sieur mai-éclial à Cannes , accompagné des sieurs Duplessis, Ferraull et Loynes, run des secrétaires de son éminente, et, lui ayant demandé son avis de ce qu’il y avait h faire en cette conjoncture pour le service de sa majesté , ne répondant pas à sa fantaisie , il lui déclaivi que la principale volonté dn mi étant l'attaipie des îles , et le fort de Mourgues seulement un moyen pour y parvenir, le premier dessein étant jugé de plusieurs aussi facile que l’autre, <|u'il fallait s’attacher au plus important. Le maréchal de Vitry applaudit ii celte iwnst-e (sans toutefois s'expliquer au regaid de la facilité), si tant est que le mi l'approuve; et M. de Bordeaux, piur lui confinner davantage et le prendre par le faible mramun à tous les honnêtes gens, lui dit <pie tout ce cpii serait facile , s’il était de la paiiie, se trouverait impossible .sans lui ; que des deux atta<|ues qu’il faudrait faire, on lui en oll'rait une, et que M. le comte d'Ilarconrt même l’cn viendrait prier, s’il voulait, tant il le jugeait nécessaire à cette action , et pour le besoin qu’on avait de son inteiposition, cl pour l’estime qu’il faisait avec tout le monde de son expérience et de sa conduite ; que pour cet cH’cl ils en écriraient tous à la cour par le sieur de Loynes, afin (|iie le commandement lui en fût envoyé, puisqu’il témoignait ne s’en pouvoir mêler auti-ement après les oixlres tpi’il avait reçus par le sieiii Duplessis. Le maréchal de Vitry accepte non seulement avec joie, mai.s encore avec chaleur, cette proposition , pour laquelle il avait dt^à fait tant d’instance , écrit au roi et à son éminence en conformité d’icelle , et ledit sieur de Loynes part deux jours après pour cela.
Peu de jours après, M. de Nantes, auquel on a écrit de la cour de s’en retourner auprès du roi et de son éminence, en prend aussi le chemin, et le garde qu’on avait envoyé à Turin retourne, mais non pas avec une réponse décisive sur le sujet de son voyage. Ce qui fut cause (pi'oii prit nouvelle résolution d’y envoyer le sieur Duplessis, après avoir été reconnaitre poiu* la seconde fois (maisplus exactement que la première.
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suivant Tordre qu’il en avait eu de M. de Nantes , avant Tarriv<^ de l’armée n.avale ) la situation des environs de Mourgucs, et de Téminence sur laquelle se devait faire le fort dont était question : ce qu’il fit avec une satisfaction tout entière , par le moyen que lui en donna le marcjuis de Bagnasco, accompagné du sieur de Saint-Étienne, lieutenant-colonel du régiment des Iles.
Ledit sicm- Duplessis fait donc le voyage de Turin et revient au bout de dix ou douze jours, et, par Tentreraise de M. d’Émery, sa négociation fut si heureuse (ju’il en rapporta des ordi’Cs au susdit marquis très-favorables sur tout ce (pi’on pouvait désirer de son maître avec raison , tant pour la sûreté des treupes du roi que pour faciliter Texécution du fort susdit; mais, aiTivantà Nice, ledit sieur marcpiis de Bagnasco lui dit qu’on avait changé de dessein , et que les ordres du roi ( que M. de Bordeaux lui avait montrés ) étaient venus le jour précédent exprès et positifs pour Tatta(p>e des îles, concurremment entre MM. le comte d'Harcourt et maréchal de Vitry ; (p'ils avaient déjà tiré au sort pour les divers lieux de leurs atta({iies, et que la pointe de levant de Tile Sainte- Marguerite était échue audit sieur maréchal , dmpiel ledit sieur Duplessis reçut en même temps une lettre portant de se rendre en diligence près de lui.
Le lendemain, ledit sieim Duplessis vint trouver MM. le comte d’Harcourt et de Bordeaux, qui étaient à Antibes, où il leur rendit compte de son voyage, et puis s’en alla trouver M. le maréchal de Viti’y à Cannes.
Quekpies jours auparavant le voyage du sieur Duplessis à Turin, TafTaire du fort de Mourgucs étant pour lors la première sur le tapis , et ledit sieur maréchal ayant ordre d’assister de troupes mondit sieur le comte d’Harcourt , il commanda audit sieur Duple.ssis de l’aller voir de sa part et lui offrir vingt compagnies de gens de pied des meilleurs corps qui fussent dans la province, la subsistance et vivres qui leur seraient nécessaires rendus à Nice ouà Villefranche, ce qui fut exécuté par ledit sieur Duplessis en présence de M. de Bordeaux et de plusieurs autres, bien cpc ledit sieur maréchal eût déjà donné neuf cents hommes effectifs à M. de Nantes pour les vaisseaux de l’escadre de
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PrOTeiice, et six compagnies pour ceux de la Hotte de ponant, asant que l’armoe partit du Gourgean pour le voyage de la rivière de Géiics.
Environ la fin d’octobre, M. de Bordeaux donne ordre audit stem Duplessis de s’en aller à Saint-Tropez , on l'on travaillait à diverses choses pour l'atlacpic tles iles : il s’y en va ; il y trouve assez, de besogne commencée, mais rien d’achevé, faute d'intelligence et d’argent; iiéanmoin.s on lui mande qu'il fasse tout embarquer en l’état qu’il est sur partie des ciiMpiante-deux tartanes <|u^ le maréchal de A'itry avait fait fournir sou.s ses ordres aux places maritimes de son gouvernement , pour servir dans l’armée navale, et même pour faire remorquer au Gourgean ou au Théoule les deux plates qui avaient été faites audit àiint-Trojtez (car, |)0\tr la troisième aussi bien qu’une semblable qui se faisait à Antibes, elles se commençaient seulement); mais il était hors de moyen d’cxé'cuter l’un ni l’autre, tant parce tpi’il n’y avait prcstpie rien de prêt à erabartpter qui ne fût imparfait , qu’à cause que le temps était contraire.
Le lendemain ledit sieur Duplessis reçoit îles lettres desdils sieurs comte d’Harcourt et de Boideaiix, |>orlant de les venir trouver en diligence à Antibes, pour affaires très-importantes au service ilu roi ; ce qu’il fit tout à l’heure en compagnie du sieur la>queux; mais étant arrivé près d’eux et leur ayant tendu compte de ce qu’il avait vu à Sahil-T topez , voyant qu’ils n’avaient autie chose à lui dite, il eti prit congé pour s’ett tetoitrtter vers M. le maréchal de A'itry à Cannes.
Depttis le retottr du sieur Duplessis de Turin jits(|ues au commeitceraetit de novembre , on s’était assemblé souvent en divers liettx pour cotifércr des affaires, mais toitjours sans eti parler que géttéralemcttl , sans proptser ni mettre en délibération rien de particulier, satis piettdre les avis de personne, et etifiji pluteit pour la forme et pour l’éclat que ptur en tirer aucune honne résolittioti; aussi les priitcipanx ofliciers tatit de terre tpte de mer ti'y étaient piint appelés, excejtté une seule fois à Antibes, où il ne fttl parlé que de la force où les régiments étaient pour lors ( métiiode biett éloignée de celle tpti se I. -iÇ
doit pratKpercu un conseil bien n^Id). Cependant M. le maréclial de Vilry allait de deux jours l'un audit Antibes, tant pour presser M. de llorde.iiix de faire embarquer le peu de préparatifs, à quoi il était lestrcint pour abréger, voyant qu’il n’en pouvait tirer autre chose , que pour en faire achever quantité des plus importantes, lesquelles fort inutilement, et comme si œ n’cùl été que pour les étaler en public, y avaient été apportées la plupart imparfaites, pour montrer la confusion et la mauvaise conduite de ceux qui s'en étaient mêlés.
Enfin , M. de Bordeaux Æ voyant tous les jours pressé de plus par les (Outiuuellcs instances durlit sieur maréchal , ordonne cinq ou six tartanes des plus petites pour embarquer ses préparatifs, l’une desquelles se trouve si bonne que d’elle-méme on la vit couler à fond dans le port aussitôt qu’elle fut chaînée ; ledit sieur maréchal lui en fait des reproches, et le jour auparavant ledit sieur Duplessis étant allé voir de sa part ledit sieur de Bordeaux en compagnie de M. de Castelan pour concerter avec lui de la façon de recevoir les préparatifs susiliLs, et se voyant pr ce moyen au bout de ses affaires , il lui dit que c’était lui qui empêchait que ledit sieur maréchal n’en pssàt pr le biais qu’il eût bien voulu; et cpie pour témoigner ce tpi’il encioyait il avait déjà écrit à son éminence que si les Iles n’étaiciit point attaquées, Ipdit sieur Duplessis en serait la cause. Aiquoi ledit sieur répondit cpi’il était bien marri <|u’il eût cette créance de lui sans sujèt , mais que servant le roi comme il devait, il n’en avait ps beaucoup d'appréhender scs mauvais offices, et tpie tout cela n’était qu’une suite de l’animosité qu’il avait conçue contre lui pour avoir vu trop clairet! sa conduite.
Or comme ledit sieur de Bordeaux publiait incessamment cpie tout ce qui était commis à son soin était prêt, et qu’il ne tenait plus qu’au retour des galères du roi et aux gens de gUen-e qu’il ne se lit quelque chose , le maréchal de Vitry, afin <|ii’U ne défaillit rien de sa prl , lit aussitôt avancer les troupes en ^ quartiers si proches de la mer qu’en quatre heures elles puvaient être îSandées et arrivées au lien de leur embarquement, bien qu’il fût iiéamnoins très-vrai qu’il n’yeùlencore rien d’embarqué des préparatifs ni pour une attaque ni pur l’antre.
- -Oi^itized fc
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CependaDt on fait venir au Goorgeau et au Théoulc l’amuie navale, qui n’avait bougii de Villefirauclie depuis son retour de la rivière de Gènes, et cela contie l'opinion des plus avisés, notamment du marérhal de Vitry : cLacun jugeant que tant cpi'elle serait là , les eiinernis qui avaient jalousie pour le dessein du fort de Mourgucs, pour Mourgues même, et'pour le secours de Paime, dont il se parlait déjà , ne feraient aucun elTet au regaivl des Iles, craignant de se mettre à do* une si dangereuse suite ; mais qu’elle ne serait pas plus tdt arrivée aux ports susdits, que , par cette action , le masque entièrement levé pour l'attaque des lies, leurs galères n’y vinssent aussitôt jeter .un nouveau rafraîchissement d'hommes et de vivres; rc <{iii arriva trois jours après comme il avait été prévu, Iculiles galères y étant venues au nombre de trente-trois , où ellcb séjoumèient quatorze ou tpiinze jours.
Cela vu, chacun tient l'attaque pour échouée; mais le maréchal de Vitry seul , qui avait de bons avis de leurs nécessités et comme il était impossible qu’elles y pusbcnt demeurer loiig-temp, sachantd'ailleurs que le retour de celles du roi s’approchait, presse plus que jamais M. de Bordeaux d’envoyer en diligence le long de la o'ite, afin <|ue les bateaux et tartanes nécessaires pour l’embaivpiement des geiu de guerre pussent venir avec elles; donne ordre qu’on lui en loue jusques à trente-deux de l’une et de l’autre espèce à ses dépens, pour n’y manquer pas d'une dusse saiu> laquelle tout le reste était inutile. Là-dessus M. de Bordeaux assuie qu’on ne manquera de rien, mais que ledit sieur maréchal ne s'y voulant pas autrement fier, continue de l’aller voir de demt jours l’un à Antibes, étant bien averti tpie tout allait fort lentement, que le peu de préparatifs qu’on lui devait donner pour le premier besoin de la descente n’était encore demi-embarqué ( quoiqu’il eût commis le sieur de Bonnefons , ingénieur du roi audit Antiltes, pour eu tenir conseil), et que toutes les promesses dudit sieur de Bonleaux ne produisaient que des paroles sans effet , il commence à lui témoigner que ce retardement le,^plie pour le service du roi , et lui dit nettement, eu présence de M,,JeàlRate d’Harcourt et du sieur de Castelan , que si les choses ne s'avanélnt d’autre façon il sera con-
trainl de dépêcher ni dili(^noe vers sa majesté pour l'iiiformer des véritables causes do manquement qui en pourrait arriver. Enfin tout s’accommode , et ils se séparent aucunement satisfaits l’un de l’autre eu appaience, bien que dans le fond il en fût tout autrement , et qu’il y eût bien plus d'un mois cpie ledit sieur maréclial commençât à se plaindre des lenteurs, délais et confusions dans lesquels il voyait que les ailaircs étaient menées. > >
Les galères des ennemis ayant demeuré, comme dit est, quatorze ou quiiue jours dans le frioul des Iles , elles font voile du edté de Mourgués, et celles du roi paraissant en même temps vers Cap-Roux * avec les trois plates de Saint-Tropez et quantité de bateaux. Le lendemain le sieur Duplessis se tixiuvant dans la chambre de l'amiral , M. de Uoivleaux lui tint ce disooms : tt l'oici le temps arrivé que nous avons si long-temps attendu ; je vous envoyais chercher pour vous dire que vous donniez oivlrc qu'il y ait dès aujouid'imi des mariniers prêts pour conduii'e ici vus trois plates d'Antibes, parce que tous les nôtres disent que n'en ayant jamais vu de la sorte, ils ne s'eu veulent pas mêler, » ajoutant que le temps était beau pour les faire venir, et qu'il y avait des galèi-es pour les remorijucr. Ledit sieur Duplessis lui répond que la nouveauté des plates n’empéchait pas le service qu’on en devait etpéier, mais qu’il le priait de considérer qu'étant vaisseaux faits pom- le beau temps, comme il fallait nécessairement que fût celui de l’attaque des Iles, il lui semblait qu’il u'était pas à propos de les tirer d'un bon port pour les faire venir au Gourgean que tout n'y fût prêt, craignant qu'elles ne se perdissent si quelque bourrasque les y surpienait , joint que n'ayant ni câbles ni ancres depuis un mois , puisqu'il en avait demandé pour leur sûreté, il serait à désirer qu'elles en fussent pourvues dès Antibes. Qu'il savait bien que les choses n'étaient pas encore en état de rien faire de plus de huit jours, et que pendant ce terme elles pourraient courir fortune. Là-dessus M. de Bordeaux iiuiste qu'il faut les envo^r <|uerir dès le jour même , et qu’en étant l'auteur, c’est à lui de se pourfoir de mariniers pour les gouverner. Ledit siem- Duplessis lui .oépoiid que M. le maréchal de Vitry , * Ci|>.Roiii ur U cite O. de lHe de
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non lui, ayant l'autoritc iiMx^alrC pour cet elfet, y donnerai loitlrr. au plus tôt; ce qui fut fait dès le lendemain, et Jesdites plates fiurent menées au Gourgean par les galèi'es, où elles demeurèrent sans rAhies ni ancres durant vingt-quatre heures à la merci de la mer, au bout desquelles M. le maialchal de Vilry ayant prié M. de Lansun d’en écrire à M. le comte d'Harcourt eu rahfeocie dudit sieur de Bordeaux, le dernier y donna si bon ortlre et Jes-équil» si bien que quelques jours aprt'S un orage de labeseke étant sm-venu, il s'en peixlit une des grandes, et les deux autres ayant couru la même fortune fuient enfin sauvées par les soins et diligence dudit sictir raai échal de Vitry.
Un jour après que les galères du roi fuient arrivées, M. 1cm- géiiénd fut trouver M. de Bonleaux et lui protesta publiquement qu’il avait apporté des vivres pour trente-six jours, mais qu’en ayant demeuré sept ou huit k venir à cause du mauvais temps et de ce qu’il avait eu à faite en chemin, et lui en fallant quatie ou cinq [tour son letour, il donnât ordac de se sei-vir d’elles pendant le reste du temps, ou qu’il pourvût de bonne heure à lui donner moyen de demeurer plus longuement k la mer : que d’ailleui's il faisait fort beau pour attaquer les Iles, et qu’il ne pourrait plus diio qu’il ne tenait qu’aux galères tju’on ne les attaquât. Lk-dessus M. de Boixleaux auure plus rpie jamais que tout esl prêt, et que dans deux jours pom* le plus tard les bateaux et tartanes nécessaires k l’embarquement des tioupcs seraient k leur lendcx-vous.
Cependant il arrivait .souyent des courriers du côté de la cour pour presser l’ailkire ; M. de Frémloonrt éteit arrivé nouvellement pour cela, et tdntefois, jusquesau24de norâinbç^ lesbatekux et tartanes susdites ne paraissaient point; en£n> comme M. le maréchal de ViU|M|ki^ai t toujours davantage afin de se servir des beaux jours qu*u .disait, ijui avaient duré depuis 1^ 35 et qui duraient encore, craignant les injures du. temps et dé la saûpu où l’on commençait d’entrer, M. de Lanson l’assmu dé la part d^M. de Bordeaux que ceux qui étaient destinés pour sqq attaipie étaient arrivésau Gourgean. .Aussitôt, et ce fut le 2G , ledit maréchal y envoie M. le comte de Garces et le sieur Duplessis pour en faire la visite : ils y vont, ils y trouvent nonante-sept liateaux et dix qu’on leur assure y devoir être le lendemain , mais
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pi'esque tous dëpoumis de la moitié des rames qui leur faisaient besoin. Quant aux tartanes, elles sont invisibles* excepté neuf qui étaient char- {'ées des préparatifs qu’on avait donnés audit sieur maréchal et des munitions de guerre et de bouche dont il s’était pourvu. i
M. de Bordeaux devait aussi fournir quatre coulevrines avec leur éqnipge audit sieur maréchal pfiiur son attaque ; on le presse d’y satisfaire, mais quehpie diligence ^rpte pussent apporter les oOiciers de l’artillerie , jamais on ne put rien avoir pour ce regard avant le 4 •lécembre, quoiqu’il y eût plus de trois semaines qu’ils fussent après poiu' cela.
Le 29 de novembre, M. le maréchal envoie le sieur Prévôt-Dumas pour faire la revue des bateaux et tartanes qu’on disait être sur le lieu de rembarquement sans qu’il en manquât une seule; mais il ti'ouva que desdites tartanes il défaillait encore celles qui avaient été promises par M. de Boi-deaux pour porter quatre cent cinquante hommes en la place de la plate qui s’était pei-due au Gourgean ; néanmoins, pour ne différer plus long-temps l’attaque des lies , ledit sieur maréchal se l'ésolut de laisser plutôt sept ou huit cents hommes en terre; et voyant (|ue Icsdits bateaux manquaient toujours de l'ames, quch|ues instances qu’il. ût de les en faire ponp'oir^’jl oitlonne aux consuls d'Antibes d'eu cherclier dans les maisons des particuliers; lesdits consuls en trouvent, et on les donne à ceux .qui en avaient la conduite, faisant en même temps In répartition des tartanes et bateaux aux troupes suivant le nombre des hommes qu’on en pourrait prendre; et arrivé le premier ou second de décembre, on les fait distribuer à leiu's majors, en.scml^.lcs outils, les échelles et les autres choses plus pressantes, avec ordre d’y poser des gardes. Cela fait dès le 3 , le jour de l’atfa<(ue est résolu entre MM. les comte d’iinrcourt et maréchal de Vitry pour le 6 en suivant, (jui était le jour dé la Saint-Nicolas; le tout en présence des sieurs de Lanson, de Freniîpourt et de Baume ( qui était arrivé depuis peu de la cour ) et de tous les ofliciers de l’armée. Four cet effet, ledit sieur de Baume apporta le lendemain matin, le 4 décembre, au maréchal de Vitry le mot de M. le comte d’Ilarixsurt, pour jusques au 20 à commencer du samedi G dudit mois, et