‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 83 sur 171 · LETTRE DU SIEUR FABIO SCOTTI · texte numérisé non relu

LETTRE DU SIEUR FABIO SCOTTI

\ M. i/aHCHBVËQIE de bordeaux, TODCIIANT le secours de PARME.

Monsieur,

De Toolon, e« 7 janrirr i637

Plusieurs capitaines ra’ont rapporté que vous leur avez dit que ce n’est pas à vous à fournir de vivres et de munitions de gtierre (l’embarquement est poiu- si peu de temps , qu'il faudra cheminer par terre auparavant que d’arriver à Panne ) aux troupesqui doivent secourir son altes.se mon maître, disant que c’est a faite à M. le maréchal de Vitry; et bien que je ne devTais pas croire ceci , vu ce que nous avons traité ensemble, toutefois, pour ne rien négliger en chose de telle importance, j'ai recours à vous, monsieur, vous suppliant de me déclarer votre volonté, et de eonsidérer que le roi devant faire les frais nécessaires pour ce passage, il importe peu à sa m.ajcsté que l’argent sorte de la bourse que vous gouvernez ou de celle d’un autre; M. le maréchal de Vitry n’ayanl pas les provisions prèles pour cette subsistance , elles ne peuvent venir tpie de vous, monsieur; et que quand sa majesté voudra que les frais vous soient rcmboui-sés, il sulTit un sien commandcmciil à M. le mart^ clial de Vitry alin qu’il le fasse ou le fasse faire à la province.

De plus , les mêmes capitaines lapportent qu’ils ont appris de vous, monsieur, que vous ne leur devez pas donner commodité pour embarquer leui-s chevaux, alléguant que cela touche à mondit sieur le maiéchal; mais parce qu’il u’est pas pi-épai-é pour ceci, et Dieu sait quand il pourra l’être, je vous prie de vouloir donner quatre dûtes, qui suffii-onl pour embarcpicr Icsdits chevaux. J’ai telle coniiance en votre prudence et bonté, monsieur, qu’il vous plaira d’exécuter les susdites

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LETTRE DE M. FABIO SCOTTl. — JANMER 1G37. J49

rhoses , aGn ipie la bonne volonté <le sa majesté et <le son éminence ne soit pas vaitic pour ce <pjl concerne de porter le secours à M. le duc de Panne , qui a si vivement témoigné sa dévotion envers cette couronne, et In perte duquel apporterait beaucoup de préjudice à la France. J’attendrai votre réponse pour savoir comme je me devrai gouverner, et demeure pour toute ma vie ,

Moiuieur, votre très-humble et très-obligé serviteur,

Fabio ScoTTi.

M. d’Emcry prévient M. l’archevêque de Bordeaux que les deux cents cavaliers demandés |>ar le roi à M. le duc de Savoie arriveront bientôt.

LETFRE DE M. D’ÉMERY

A M. L'ARCnEVèqUF. DE BORDEAUX.

Moxsbigkecr ,

D est arrivé ici, ce matin, un courrier avec les ordres du roi, à M. le duc de Savoie, d’envoyer promptement deux cents chevaux de cette armée , qui arrivent à Cannes dix jours après l’arrivée de ce courrier précisément, ce qu’il a eiFectué; et en même temps à choisir ce nombre dans les troupes qui sont ici , auxquelles il a fait commandement de partir le 8 de ce mois, qui est après-demain. Ce d’autant , monseigneur, que le col de Tende est à présent fermé par les neiges et qu'il n’y a point d'étapes établies par cette route , son altesse a jugé à propos de les faire passer par Barcelonette, jusqu’où il leur fait fournir l’étape. C'est pourquoi il est nécessaire, s’il vous plait, monseigneur, que M. le maréchal de Vitrj ordonne à la communauté de Seynes et aux autres ensuite, jusques à Cannes, par la roule qu’il jugera la plus courte, de recevoir ce nombre de cavalerie , qu’il renverra, s'il lui plaît, en cas qu’elle n’arrivàt à temps, et qu’elle ne fût plus nécessaire à l’exécution pour laquelle elle est envoyée. L’on fait en sorte néanmoins qu’elle arrivera au lieu du rendex-vous le 18

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ou le 19 de ce mois, et.son nitesse touj envoie ce courrier expré:. pour vous en donner avia , de quoi j’ai cru être obligé de voua faire part et voua aâaurcr qu’il n’y a personne qui soit plus véritablement que moi , Monseigneur,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

CnVBF.VAT ’.

\ Turia , ce jour de r«nnce.

M. le duc de Savoie apprend à M. de Bordeaux que le.s Espagnol.s se sont rais en rainpagnc, et le prie conséquemment de hâter l’envoi des troujxîs qu’on promet à M. le dne de Parme ilepiiis si long-temps.

lÆTTRE DT’ DUC DE SAVOIE

A M. I.’AaCHP.VÈQm DE BORDBADX.

|>e Turia, l« i« jmvitr 16I7.

.Mon.sieur l’archevêque de Bordeaux, j’ai reçu votre lettre du 2 de ix mois, où j’ai vu que vous me faites espérer de l’alfection qu’auront les soldats de l’armée navale à servir le roi par deçà quand ils en auront su la volonté de sa majesté, sur quoi je vous dirai cpie M. de la Grave étant allé par commandement de sa majesté en tous les lieux où il y a des troupes destinées poiu* l’Italie, afin de presser leur départ, j’estime qu’il sera allé en vos cpiartiers, avec les ordres nécessaira, en conformité dcsqitels je vemc aussi me promettre que voiu contribuerez de votre côté tout ce qui se pourra pour le'prompt acheminement desdites troupes, qui noos sont extrêmement nécessaires ici, oii les ennemis se sont mis en campagne bien forts, ayant investi , dès le 1 0 du courant , Pnce-de-la-Paille , et éUmt après à vouloir exécuter (pielque plus grand dessein. Nous tâchons de remédier à tout le mieux qui nous est possible, en attendant les assistances de France.

* Secrétaire de U. d’Eaaery.

. JJliUjjzed 1

LErrRR DU DUC DE SAVOIE. — .lANV. 1637. 251

J« TOUS renjciric cependant que tou» «jrez donné lieu à mon gaiiellier de te servir du vaisseau Uamand, vous assurant que je correspondrai toujours, de mon côté, à toutes les courtoisies que vous exercerez en mon endroit, et que je serai parfaitement aise de vous leuioigner en toutes .sortes de rencontres que je suis.

Monsieur l’arcrhevéque de Bordeaux , votre all'ectionné à vous sen ü‘,

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