RELATION. ~ FÉVRIER
delà Tille , et M. de Bordeaux coucha dans la yille a-yecdeuxou trois cents hommes du i^giment de Vaillac y et cent cinquante soldats des vaisseaux conunandës par les sieurs de Gange et de Guitaud.
Le 26 y le sieur archevêque de Bardeaux prit lesdits cent cinquante hommes des vaisseaux et pareil nombre du régiment de la Tour , qui était à la garde d'un pont , pour s'en aller trouver le sieur d'Barcoort, et conférer de ce qu'ils avaient à faire.
Il fut résolu que l'archefécpie de Bordeaux s'en irait aux vaisseaux pour s'en revenir à terre le lendanain matin , avec tout ce qu'il y avait de bateaux et de chaloupes dans l'armée pour monter jusqu'au port , et que, pour tenir la rivière assurée, on enverrait mille hommes tout le long des bords, et deux cents hommes du côté de la ville.
M. l'archevêque de Bordeaux ne manqua point, à la pointe du jour , de se rendre audit lieu. Comme quelques chaloupes marchèrent devant lui, elles forent chargées par les ennemis, qui occt^ient le lieu que devait tenir le régiment qu'on y devait envoyer, où il fut tué douze ou quinze matelots, et quelques chaloupes enfoncées , ce qui obligea M. de Boideaux de s'en retourner à la tour , où étant , sur le soir , il vit arriver M. d'Haroourt avec son armée, laquelle campa au pied de la tour , et le lendemain, 27, se rembarqua.
Le conseil de quitter la ville, de la piller , et de se rembarquer, a été résolu sans M. de Bordeaux.
Par cette lettré, M. le cardinal de Richelieu autorisait M. de Bordeaux à poursuivre l'entreprise de Sar daigne, bien qu'elle eût été commencée sans l'avis du roi.
LETTRE DE M. LE CARDINAL DE RICHELIEU
A M. L'ARGHBVËQUE DE BORDEAUX, TOUCHANT L'SIfTRBPRISB