‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 53 sur 160 · LETTRE DU RW. — NOVEMBRE · texte numérisé non relu

LETTRE DU RW. — NOVEMBRE

je ^east qm tous ùnmez état quç je conaîdéreraî partieidièremmit les services ^pie vouf m'y rendrez.

J'envoie exprès le sieur de FrénoLiooart , capitaine au régiment de Bstétéf pour me rapporter qœl en sera le succès^ dont je conçois toute bonne espéranoe^ voyant avec combien d'affection et de coora^ cha**cim de son côté est prêt à s'y employer, et que les choses qui n'étaient pas encore prêtes le seront à présent^ puisque vous aurez eu les expédi*tions que vous demandiez pour recevoir de l'argent ; que le général des galères doit en avoir seize en mer, et qu'il a mandé que les régiments qui venaient de Languedoc allaient entrer en Provence , et que par-dessus tout cela on a arrêté que quelque résistance qui se rencontre à l'entreprise , on ne laissera pas de l'exécuter.

Quant au secours de mon cousin le duc de Parme , j'en reconnais l'importance et le besoin , et je n'y veux épargner aucune chose qui dépende de moi , mais comme le plus utile dessein auquel mes troupes destinées à ce secours puissent servir présentement , est celui du recouvrement des Ûes, qui rendra ensuite le trajet en Italie , pour le secours de Parme , facile et assuré , et me donnera la liberté d'y agir plus puissamment, j'entends qu'auparavant toutes choses mes forces soient employées à cette exécution, mais aussi qu'incontinent que la réduction des lies en mon obéissance sera faite, ce que j'espère , avec l'aide de Dieu , qui réussira en peitde temps , les régiments de Roussillon , Castrevieille , Comusson et Clermont>*Vertillac soient portés en Italie par mes vaisseaux pour passer en l'État de Parme , et cependant que vous concertiez secrètement avec mondit cousin , par l'entremise du sieur comte Scotti qui est paiwdelà, en quel lieu il jugera à propos qu'ils fassent leur descente et passage avec sûreté , donnant à entendre audit sieur Scotti la nécessité d'entreprendre fortement ce dessein des îles , en sorte qu'il ait si^t d'en demeurer satisfait et de se contenter d'en attendre l'événement avec impatience.

Pour ce qui est de la république de Gènes et du duc de Florence , je n'estime pas, pour le présent , qil'il soit à propos de faire aucun éclat du juste mécontentement que je puis avoir de leur mauvaise conduite aux choses qui me regardent; mais je trouve bon que l'on empêche que, sous

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quelque prétexte que ce puisse être , il ne soit transporte des États de ces princes aucuns blës ni autres vivres et denrées quelconques ^ soit de Languedoc ou d'ailleurs de mon royaume , sans toutefois passer à aucun acte d'hostilité ni de rupture contre eux » ce que je saurai bien faire l<R-sque le temps y sera propre , et je verrai à former une résolution convenable sur ce sujet après hi reprise des îles. Cependant je prie Dieu vous avoir, mons. l'archevêque de Bordeaux, en sa sainte et digne garde.

LOUIS

A cette lettre du roi était jointe u|ie copie de Fédit suivant relatif aux matelots français servant à l'étranger.

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