‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 62 sur 160 · SAINTE-MARGUERITE ET SAINT-HOI^Q^AT · texte numérisé non relu

SAINTE-MARGUERITE ET SAINT-HOI^Q^AT

De Corbie, ce ig novembre i636.

Monsieur ,

A présent que Dieu a remis Corbie dans l'obëissance du voi , et que M* le cardinal de la Valette a mis en déroute mie bonne partie de l'armée de Gallasse , le contraignant de repasser toutes les rivières , avec grande perte d'hommes, de munitions et de canons, et de se sauver dans la Franche-Comté , il n'y a plus rien tant à désirer pour le bien 'des affaires du roi que la prise des îles Sainte-Marguerite et de Saint-HoQorat , dont bien que je sache que vous connaissez la conséquence, l'importance de l'afTaire m'oblige néanmoins à vous dépécher exprès M. de Baumes , duquel vous savez l'estime que je fais , afin d'insister et presser tout de nouveau l'attaque desdites îles , et vous donner avis que, comme M. de Nantes ayant été rappelé, vous êtes seul chargé des soins de l'armement naval , tant du levant que du ponant. Il vous importe extrêmement d'empêcher , par votre diligence accoutumée , que ces messieurs qui commandent les forces du roi ne puissent prendre aucun prétexte de retardement sur le défaut des vaisseaux , galères , tartanes , et généralement sur tout ce qui dépend du fait de la marine.

Je ne vous récoaunande point l'union et la bonne intelligence avec un chacun , puisque , comme vous savez que la division est la ruine des meilleures résolutions , je suis assuré que vous n'épargnerez rien pour

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remjpécher^ considérant que^ bien que le sticcè» de cette aiiaire regarde en général la réputation des acmes dti roi , conune c'est une en* treprise qui se doit exécuter par l'armée navale , il y va plus particaiièrement de celle de vos amis ; témoigneE-moi donc en ce rencontre combien elle tous est chère, et, sans vous arrêter aux firaiis ni à la dépense, faites l'impossible pour la faire réussir, puisque de là dépend une partie de la satisfaction , " ^

Monsieur, «

De votre très-aSeotioitné > comme frère , a vbus rendre a0n|iêe^

Is Cardinal db I^chblibu.

P. «5*. Je vous conjnre^jricore de bine ea sorte que l'attaque des tles ne manque point fiiute de ce qui peut dépendre de ma charge et de vos soins. On a iatt pourvoir à tout ce que le Picard a pu désirer. Je vous prie, en attendant, et &ur l'assurance que je vous donne, qu'il porte les fonds nécessaires pour toutet les dépenses requises : je ferai en sorte que tien ne manque* Vous ne me sauries obliger en une oocasiao qu^ me soit, si sensible que celle-ci Di>q«i m'oblige plus à vous servir.

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