LET. DU GARB. DE RIGH. — DÉCEMBRE
Vous sayez aussi bien que personne de quelle importance est la reprise des iles^ la réputation qu'une telle action donnerait aux armes du roi^ combien sa majesté la désire , et ayec quelle passion je l'ai toujours souhaitée* Si c'est chose qui se puisse encore ^ comme je le veux croire ^ vous me ferez tous les plaisirs imaginables d'y porter ces messieurs avec chaleur et d'y trayailler de votre côté avec votre zèie ordinaire^^ n'étant p^ maintenait: question de chercher des excuses de n'avoir pas entrepris ladite attaque ^ mais bien de trouver les moyens non «nulenwit de la faire, mais aussi de la feire réussir ay contentement de sja majesté. Cejj^ndant, si vous jugez tous ensemble ne pouvoir pas venir à bout de cette entreprise (ce que vous devez examiner bien particulièrement), le roi désire en ce cas, que, sans perdre davantage de temps , vous entrepreniez le secours de M. de Parme , qjai presse extrêmement , afin que si on manque à reprendre les îles , on puisse au moins conserver les États de ce priilce, que sa majesté désire assister en tout ce qui lui sera possible et lui faire connaître que ses intérêts ne lui sont pas moins chers que les siens propres.
. Ces deux mots sont pour vous dire que vous m'obligerez autant de faire réunir l'affaire des îles que si vous me donniez la vie. Je vous conjure de le croire , et que je serai toujours ,
Monsieur, votre affectionné connue frère à vous rendre service ,
Le Cardinal 0£ Richelieu.
Cette lettre de M. de Noyers a pour but les mêmes instructions, et entre dans quelques détails au sujet de la reunion des troupes destinées à M. 4e duc de Parme.
A ar. L' ARGHEirÊQUP DE BORDEAUX.
^ « < * De Rim), ce 4 (3cecmbrc i636.
^ Monsieur,
Enfin la longuejattente de l'àttaqqe des îles nous fait perdre patieficé, et oblige sa majesté, pour ne laisser entWement éqpuler le temps et
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roccasion du isecoors de M. le duc de Parme^ an des prÛM^ifaux alliés da la cotfsronne , à tous mander que si huit jours après la i^ception de la présente , vous ne voyez lieu de terminer ^tte affaire , l'on remette à un autre temps plus commode et où les esprits soient plus prompt» et plus disposés à recouvrer cette parcelle de la France qui^importe tant à sa réputation.
Que, pour pavvenir efflcâicemeat an secours de mondtt siwr deiPAme, F intention de sa majesté esit que l'on embarque au plus tét qua^e naîMe. bons hommes efiisctifs , composés tant des régiments de Lapnçued^c (|ae de ceux qui sont'en Provence, qui seront co||duits pv M. le comte Fabio Scotti , et M. de Gastellane sur les flûtes et vaîssea^KKlu rôi, ainsi que M. le comte d'Harcourt et vous le jugerez pour Je mieux.
Et, à qudque.prix que ce soit , l'on leur doMie leur subsistanee et qu'ils soient mis en état de faire le service pour lequel Hb sont destinés. Son éminence espère ce service de votre affection et du «èle que vous avez pour les choses que savez lui être en particulière recommand^ion. Vious me croirez aussi, s'il vous plait, , „
Monsieur , »
Votre très-humble et très~aff*ectionné servitfpir,
De Noyers.
Malgré tant de lenteurs ou d'impossibilités , l'attaque des îles avait enfin été résolue , et le conseil de guerre réum au château de Cannes délibérait sur le plan de l'expédition , lorsqu'en suite d'une vive discussion qui s'éleva entre ^. rarcKèvêque de Bordeaux et M. le maréchal de Vitry^ce dernier s'oublia jusqu'à donner* un coup de çani\e à ce prélat *. Le conseil se sépara
' Les ttifapes do marécliftl de Vftry , lei délibéraienl pcmr assurer le soocès de oeUe vaisseaux da omnte d^Harcourt et 4a maf^ * entrfprise. M. rarohevêqaedeBordeaax jasquis du Pont de Gourlay se préparèrent à^ sistait.^necontestatioQ s'éleva ibatre le marél'attaque de? îles Saiote-Margue^ite et Saint- chai de Vltry et le comte d'Harcoart , ig^l^ Hcriiorat , défendues par deux mille Espa* heureusement divisés par cet esprit de jagnols. Le 6 décembre, les générau]^, réunis lousie et de rivalité, slfÎMie^ en tout lieu, en conseil de guerre «u ch&teau de Cannes , mais mrtoot di^ns Jes^^camp^. L*arciie?eqoe