LET. DE M. L'ARGH. DE BORD. — FÉV
4a«nttr, et elle a éték bordde tous les vaisseaux trois jcMvs après. De* piîs œb nous avons attendu les troupes^ qui sont venaes les unes après Its autiM, et ont été embarquées' à mesure qu'elles venaient.
Il y a .troia jotirs que^ l'aroiée a fiiît voîk; mai» comme M. d'Haroourt sait que M. le comte de Scotti ne s'embarque pas, il a été contraint de momllep pour l'attendre; enfiD> après plusieurs* soUicitatioiis de s'embarquer, B nous a déchrè qu'il ne le voulait pas , parce qu'U avait reçu un courrier de la part de son maître qui lui commandait de ne pas mener* le secours, étant accommodé avec le roi d'Espagne. Nous lui demandâmes s'il voua voulait faire partde œtte nouvelle ; il nous dit qnll vous avait dépéché, il y avait un jour et demi, uii courrier; de sorte que nous nous trduvftmes extrêmement étonnés ,. plus encore quand nous sûmes que, sans dire adieu à personne, il s'en voulait aller. Ce qu'ayant appris , nous l'allâmes prier de vouloir donner part au ix>i de sa retraite ; qu'étant officier de l'armée il n'en pouvait sortir sans congé, et d'autant plus que nous étions avertis qu'il s'en voukit aller en Espagne. Ces diverses agitationsnoos firent résoudre à assembler tout ce qu'il y avait ici de gens de la pavt du roi; où étant assemblés, il fiit fait l'arrêt dont on vous envoie copie, et ii l'instant tous , les uns après les autres , l'allâmes yoiar et le trouvâmes fort en oolère' et résolu de s'en aller quelque peine qu'on lui pût faire ; mais allant à la porte pour sortir, il la. trouva fermée. Cet embarras nous a conduits en un encore plus grand , d'autant que voyant les vaisseaux qu'on avait tant eu de peine à remettre a la mer , et tous les gens de guerre inutiles qui mangeaient les vivres, sans qu'on pût espérer de savoir la volonté du roi de trois semaines : on s'est résolu de l'aller attendre en Sardaigne, où l'on peut être en trois jours , afin de tâcher à trouver là des blés de quoi fairesubsister le touU Quesi on y trouve conuBodiié d'y prendre racme^ on attendra là les commandements du roi, sinon on reviendra iei pour les y rencontrer , ne voyant que ce milieu-là entre voir périr l'armée et- attendre dans un port les volontés de sa majesté.
Monsieur le con^ d'Harcourt et tous ces. messieurs qui sont ici de la part du voî ont déliré que je fisse le voyi^ avec eux, quoique sui santé et la permission que n'avait donnée son émin^icede' ne pas
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tourner à la mer m'en dispensassent sulfisamment ; mais je ne pus refoser ce voyage aux protestations qu'ils faisaient qu'il était utile au serrice du roi. Cek n'empêchera pas, s'il vous plaît ^ que tous ne m'envoyiez la permission de m'aller reposer et sortir de ce labyrinthe qui n'a point de fin.
Je TOUS envoie les ordres que vous aviez envoyés pour les vivres de. ce secours , et la lettre que vous m'avez lait la faveur de m'écrire , afin que vous voyiez le rapport qu'il y a entre eux. Quoi que ce soit^ on a obéi a vos intentions et non à vos ordres ; de quoi vous travaillerez , s'il vous plait, à me faire rembourser, ayant emprunté de tout coté pour cet effet y la dépense montant à plus de vingt-trois on quatre mille écus , le pays n'ayant rien voulu faire , ni les villes donner au* cune barque par nos ordres , ayant été empêchés de l'un et de l'autre comme vous saurez.
Je ne vous dis rien de la lettre que vous m'avez fait Thonneur de m'écrire de la part du roi , en croyance sur monsieur de Baume pour le fait du maréchal de Vîtry, ne pouvant m'imagîner que vous me teniez assez inf&me pour y consentir. Je ne demande au roi ni punition , ni vengeance de l'assassinat qu'on a commis en ma personne*, mais je le supplie de ne me point commander de voir l'a'ssassm.
LETTRE DE M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX
A Mg, LE CARDINAL, PAR M. DB CABN , TOUCHAIHT LE VOYAGE QUE LES VAISSEAUX DU ROI ONT FAFT EN SARDAIGNB,
Du la ftfTrier 1637.
M0|<îSl$IGNEUR f
Votre éminence saura que personne de ceux à qui vous aviez ordonné de fournir des vivres ne l'a voulu faire , et que j'ai été obligé d'emprunter de tout côté f comme vous me l'avez commandé ^ pour faire non seulement ce qui était de mon soin ^ mais aussi de celui des autres. Tout était parti en état lorsque le comte Scotti nous a déclaré qu'il n'y voulait pas aller; ce qui a fait prendre la résolution dé'Ie prier de ne pas partir qu'il n'eûtreçu les commandements dit roi et de votre éminence, comme