XX LA 1IE ET LES TRAVAUX
«loué dans ses premières Lettres sur l'Angleterre, « que -nilord Bolingbroke, que lord Shaftesbury, que « Dryden, Walter, Buckingham, Rochester et tous les « autres écrivains du siècle de Charles II et de la reine « Anne. Pope lui-même, dans sa préface de Tédition « de Shakspeare , met de grandes restrictions à ses « éloges. Les critiques n'ont point été traduites dans « la Préface des Préfaces de Letourneur. Je ne crois « pas, au surplus, qu'il y ait rien de plus réjouissant « par l'absurdité que cette Préface des Préfaces. Je « ne connais que l'ouvrage du chevalier de Cubières « qui soit digne de lui être comparé. Je m'amuse le « soir avec un ministre écossais, homme d'esprit et « même de génie, qui entend fort bien notre langue, à « lire cette étrange traduction. Il en rit comme un fou, « et ne conçoit pas l'enthousiasme forcené de Letour- « neur, qui admire obstinément tout ce qui est honni, «même en Angleterre. J'ai été obligé, pour sauver « l'honneur du traducteur d'Ossian, de mettre ces « éloges ridicules sur le compte de Catuelan. Cet esti- « niable ministre, dont je vous porterai des vers, me a dit souvent : « Nous ne vaudrons rien en littérature « tant que l'Angleterre ne sera pas, sous ce rapport,une « province de la France. » Il croit, avec tout ce qui a « guelque instruction, que la renommée de Shakspeare « ne tardera pas à décliner dans sa patrie. Il m'a donné « de bonnes raisons pour m'expliguer sa grande ré-