CXI. — Chauvelin a Brossette
A Paris, le 3 mars 173 1.
Je suis très fâché, monsieur, que vos occupations ne vous permettent pas de revoir les notes que vous avez sur le Molière, d'autant plus que Ton travaille à l'édition ) qui ne peut se reculer. Ne pourriez-vous pas dérober quelques moments à vos occupations publiques pour mettre ce manuscrit en ordre ou l'envoyer à Paris à quelqu'un qui put le faire? Je crois que vous connaissez M. Gallyot, avocat au Parlement, qui travaille sous moi
10 à ce qui regarde la librairie, et vous pourriez les lui adresser. De quelque façon que ce soit, le public ne peut que gagner à la communication de vos notes, et je vous serai très obligé en mon particulier si vous voulez me les envoyer, même dans l'état où elles sont, si vous n'avez
15 pas le temps de les rédiger. Je vous laisse en même temps le maître des conditions et je me charge de les faire exécuter.
Je suis très parfaitement, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur, Chauvelin.