‹ Correspondance de LamartineChapitre 2 sur 11 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

se montre tout entier. M. de Lamartine avait le don de l'amitié, il en eut la passion pour M. de Virieu. On sent, dans les confidences qu'il lui adresse, avec la sincérité et l'abandon cette sorte de respect qui est comme le complément de tous les vrais et grands sentiments. Tout naturellement il se fait connaître à lui par les côtés les meilleurs et les plus élevés de sa nature; on voit qu'il a besoin de son estime. M. de Virieu est le censeur de ses ouvrages; M. de Lamartine est plus fier de l'approbation de M. de Virieu qu'il ne le sera plus tard de l'enthousiasme du public, et sa déférence pour ses avis est telle qu'il sacrifie impitoyablement ce que ce juge sévère a condamné. C'est au point que M. de Virieu en était venu à craindre lui-même l'effet de ses critiques et qu'il hésitait à en faire.

On doit croire que les premiers correspondants de M. de Lamartine ont joint à leur affection pour lui quelque pressentiment de sa gloire future. C'est peut-être à ce pressentiment qu'est due la conservation de ces lettres. Je prie ceux qui ont bien voulu me les communiquer de recevoir ici l'expression de toute ma gratitude. Je dois surtout

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