A MADAME LA COMTESSE DE SErsFFT
Juilly, le 13 octobre 1850.
Je vous écris de Juilly où je suis venu me reposer, c'est-àdire, travailler loin du tumulte de Paris. Je retournerai après-
* L'.\nglelerre et la Prusse étaient les deux puissances européennes le plus directement intéressées dans celle question. La première de ces deux puissances ne pouvait souffrir qu'Anvers lût placé d'une manière permanente sous l'action, même morale, delà France. Le royaume dos Pays-Bas était sa créalion chérie. La restauration de la maison de Nassau était un de ses meilleurs souvenirs. — La Prusse, de son côté, était, par ses provinces rhénanes, en contact direct avec la Belgique. Le lrioni|)he du catliolitisme et de la démocralie l'atteignait à la t'ois comme Etat protestant et njonarchique. Qu'on ajoute aussi les liens de famille qui mettaient les Nassau en rapports étroits avec la Prusse (le roi des Pays-Bas était beau-frère du roi de l'russe), avec la Bussic (le prince d'Orange avait épousé la grande-duchesse Anna l'aulowna, sœur du czar), etc., etc., on entreverra les dillicullés dont parle ici Lanjennais.