NOTKS ET SOC V KM IIS
runiimi'î cillé de lii .Madeleine; (jue noire arilicvècjije Tj .liiisi décidé pour vous r.ijtproclier d(! s.i iteisoimr, cl .s'éclairer de \os liunières. Je pense (pi il pourrait (bire ipielrpie chose di- moins adroit. Mais ne seiait-co pas aussi « i^c précipiter liop indifcii;(cnie:it dans |c hion '? »
« Adieu, mon excellent ami, recevez l'assurance du bien tendre atla- (lienient que vous ont voué les deux solitaires, leurs deux fdles, et le révérend al)ljé, leur cliapelain. — Ninktte. (G lévrier 1825.) »
« Nineltc vous écrira ces jours-ci des drôleries. » — J'extrais celte seule phrase d'uue lettre de M"" Angélique de Tremereue, qui est, elle, toujours sérieuse dans son affection, ne se permet jamais rien qui puisse ressembler à une médisance, s'occupe peu de politique, déclare hautement son incompétence philosophique et htléraire, mais n'en admire pas moins, sur parole, h, grand écrivain qui est, avant tout, son ami. Ainsi l'ait M""" de Yilliers, dont les lettres sont encore plus rares, car sa vie entière est absorbée par les œuvres de charité. « C'est vraiment une belle âme, » dit M"'' de Lucinière en parlant d'elle. Du reste, aux Feuillantines, c'est un souvenir toujours présent que celui de l'ermite breton. Le père Fauvel, l'abbé Carissan, lui restent lidèles, (|Uoi qu'il arrive. Et jusqu'aux bons domestiques, — Lamennais ne les oublie guère dans ses lettres, — qui, lorsqu'arrivent à eux des bruils du dehors, fâcheux pour la renommée du « bon abbé Féli, » s'indignent aussi, et, sans trop savoir de quoi il s'agit, se mêleraient volontiers de la querelle. Jeanne, Jeannette, Peggy, sont là-dessus p-^rfaitement d'accord, et bien des années après (ju'il eût ^\i se croire oublié de ces bonnes fillos, vieillies loin de ui, Lamennais, doux aux petits, reconnaissant envers les humbles, retrouve en elles des amies.
« Savez-vous que la vieille Jeannette se mit, il y a (|uelque temps,
' Allusion à des expressions employées par l'archevêque lui-même pour caractériser l'action puissante de Lamennais.
dans une horrible colère, en entendant la lecture d'un article de journal où Ton vous comparait au Vieux de la Montagne? — « Qu'ils sont impertinents, CCS vilaines gens-là ! s'ccria-t-elle. M. Tabbé est encore un jeune homme : et ils n'ont que faire, assurément, de le mépriser ainsi. Il vaut mieux, dans son petit doigt, qu'eux dans toute leur personne... »
Yoilà l'opinion de « la vieille Jeannette, » et, sans transition, M"^ deLucinière ajoute ces lignes :
« Mon cher ami, savez-vous qu'un de mes amis est allé dernièrement à Pra... * et que le bon vieux loi lui a beaucoup parlé de vous*^ — « 11 a trop d'esprit et de génie, lui dit-il, pour rester dans l'opinion qu'il semble avoir embrassée. La foi, a-t-il ajouté, le retirera de cet abîme!... Moi, j'ai répondu amen à cela, de tout mon cœur*. N'allez pas vous tâcher contre votre pauvre amie! Oii! cher et si cher Féh, quand reviendrez-vous à nous?... »
Je ne sais yjourquoi ce double appel, de la pieuse demoiselle et du vieux roi, me frappe comme un symbole. Les anciens dogmes semblent, admirablement personnifiés, tendre les bras au glorieux fugitif, et le rappeler de leurs voix chevrotantes. Le néant de leurs espérances ferait sourire, si la sincérité de leurs regrets ne commandait une autre émotion.
* Prague.
- Dans une Icllrc de ^1"® de Lucinière, datée du Calvaire ^Monl-Valéricn), le Pi mai IS'28, Charles X csl encore en sc«''ne. cl la scène csl laraclé ris-tique .
( Si vous vn élioz dif^ne, jo vous (onlcrais (ino le Roi est venu ici, dans tout
l'appareil de la royauté. Hélène était ravie, quoiqu'un peu désappointée, car elle m'a avoué qu'elle ne croyait pas que le Hoi fût un lionime comme les autres, mais un être tout brillant, tout conq)Osc d'or et de pierreries. Son idée ne m'a point surprise, .le l'avais toute pareille, étant enfant. Ce bon prince, que j'aime à ranvicnne mode, me parut bien ému quand il fut aux pieds de la sainte Croix. On m'a dil, même, t|n'ii versait des larmes! J'étais un peu Irop éloignée pour m'en assurer. Mais ce dont j'^ puis répondre, c'est qu'il était profondément recueilli, l.e saint abbé HdUzan, qui prècbait le> stations, nous invita, à liiiitle cl h en inlfllhiiblc voix, à •,»révenir, par nos prières, l'oratje dont noui .sommes menacé?. .\\\ ! «]ue Wieu le détourne!... Il fera encore ce miracle, je l'espère, en faveur rie la foi du monarque. »