‹ Correspondance [de] LamennaisChapitre 41 sur 140 · AU MIME · texte numérisé non relu

AU MIME

1 i décembre 1825.

Vous aviez deviné, mon cher anii, le besoin que j'aurais de votre lettre ; ainsi, j(î vous remercie doul)lement, et de la lettre, et du sentiment qui vous l'a fait écrire. Je ne puis rien vous dii'e encore du voyage que vous m'engagez à faire, parce qu'il faut qu'auparavant je .^ache de mon beau-frère s'il voudrait luimême aller à l'aris, ce qui serait le mieux. Ayant refait les comptes, il les expliquerait mieux que personne. Mais c'est assez, pour aujourd'hui, vous paiier de cette triste affaire. Je reviens au voyage. Je désire vivement finir ma seconde partie avant de quitter ma Bretagne.

Je crois ce travail très-important dans les circonstances pré* sentes. Or, il me faut deux mois pour l'achever. J'ai fail à la . liAte quelques réflexions sur les deux jugements '. Cela m'a paru nécessaire. Elles seront publiées très-peu de jours après que vous aurez reçu celte lettre. Au point où en sont les choses, il faut s'expliquer nettement; les ménagemenis ne serviraient de rien ; les ennemis eux-mêmes n'en gardent plus aucuns. Puisqu'on commence la persécution, parlons en persécutés, avec la hardiesse de la foi, qui se rit de ceux qui ne peuvent tuer que le corps. Ayons tout le courage de \i\ vérité. Que peut-on nous faire? Si on nous ù!e à elle en ce monde, elle se rendi'a elle-même à nous dans l'aulre; voilà tout. Kt puis, même humainement pailant, plus vous osez, moins on ose

• Queltjut's rc'fii'j'ions fiiir /<■ pnxu-s du C.oNSTiTLTi'tNSFL et du Coi nnim. Paris, an htireaii du Mcmorial catholique. CeUo Itrojlimo, do 45 paries in-S"*, a l'ié n'iiniiriiiiô', eu ISÔ.'), dans les Troisit'uirs Mclaufits de I.anieniiais. ipti lormonl le lome X de ses OEuii'CS coniph'lcs in-S", IN5G-57. CaillLMix).

220 r. u i; Il !■: s p u >■ d a > c l;

conlre vous. La vaillance de l'un n'est presque jamais que la couardise de laulre. J'espère, avec l'aide de Dieu, n'être pas couard. Adieu, cher; embrassez pour moi notre ami à son arrivée, et demandez à votre cœur ce que vous dit le mien.

Page 1