‹ Correspondance [de] LamennaisChapitre 55 sur 140 · L'ABIÎE GERBET A M. DE SENFFT · texte numérisé non relu

L'ABIÎE GERBET A M. DE SENFFT

Taris, le 7 octobre 1826.

Monsieur le comte,

Je viens de recevoir, pir une lettre de Tabbé de Salinis, des nouvelles de M. Féli, qui suivent de près celles que j'ai eu l'honneur de vous transmettre mercredi dernier, et les

' Lettre supprimée : — A M. le baron de Vitrolles. Paris, le 28 septembre 1820. — Cette lettre, parliciiUèremenl précieuse pour l'Éditeur, renferme le touchant témoignante de la bienveillance que Lamennais lui accorda dès les premiers temps de leurs relations. Lamennais, s'intéressant assez à un enfant de treize ans pour offrir de dirii^er son éducation et de le prendre, au besoin, dans sa maison, le faisait à jamais son débiteur. C'est cotte dette, et celle d'une longue amitié fidèlement conservée à cet enfant devenu homme, que l'Éditeur s'efforce d'acquitter aujourd'hui.

confirment. Notre cher voyageur se trouve toujours beaucoup mieux.

Us étaient sur le point de quitter Saint-Sauveur, pour aller passer quelques jours à Louvie , maison de campagne d'un oncle de l'abbé de Salinis, dans une situation ebarmante, à l'entrée de la vallée d'Ossau. De là ils iront à Morlaas, y séjourneront deux ou trois jours, puis s'aebemineront vers F^aris, mais non pas tout d'un trait, afin d'éviter la fatigue, ils arriveront ici vers le 15 de ce mois. M. Féli trouvera son appartement tout prêt. Je m'installe aujourd'hui dans notre nouveau logement. La chambre de M. Féli, qui n'e^t pas sur le devant de la maison, et a vue sur un jardin, n'entend pas le bruit de cette rue d'Enfer. L'abbé Robrbacher se réunit à nous.

Quelque bien que le voyage des Pyrénées ait pu faire à M. Féli, je crains encore pour lui, cet hiver, le séjour de Paris. Son projet est cependant d'y rester, pour travailler à l'ouvrage qu'il a annoncé. Mais, si son médecin, le docteur Alain, qui a sa confiance, n'approuve pas ce projet, je rappellerai les droits de Turin, ou plutôt je n'aurai pas besoin de les rappeler, car ils sont toujours présents à sa pensée ; mais enfin je ferai de mon mieux à cet égard. Nous nous consolerions un peu de son absence, en pensant qu'il serait si bien !

M. Waiile, qui, vers la fin du mois d'août, a envoyé à Turin, à l'adresse de M. Croletti, inspecteur de l'administration centrale principale des gazi'ttes, deux lettres de M. Féli, l'une pour M""' la comtesse de Riccini, l'autre pour le P. Ventura, désirerait savoir si elles sont parvenues à M. Croletti, pour en donner avis à M. Féli, à son arrivée.

L'abbé Rohrbachcr me charge, monsieur le comte, de vous présenter ses respects, amsi qu'à M'"" les comtesses de Senfft. J'y joins ceux du troisième ermite.

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