‹ Correspondance de Louis Tronson (volume 2)Chapitre 27 sur 41 · IL - n · texte numérisé non relu

IL - n

Je ne vois plus rien à vous mander, sinon que je suis, très cordialement et autant que jamais, tout à vous. — L. Tbox-

SON

A MAISTRR JACQUES

Domestique du séminaire, A Montréal.

Avril 1694.

Maistre Jacques,

Monsieur Dollier me mande tant de bien de vous et toutio monde rend de si bons témoignages de votre fidélité, de votre assiduité au travail, de votre vigilance, tant pour mainlonir à Saint-Gai)riel un bon ordre parmi les serviteurs, que pour procurer en toutes occasions le bien de la maison, que je ne puis attendre plus long temps à vous faire connoitro combien nous en sommes ici tous satisfaits, el combien nous bénissons Dieu de la bonne volonté qu'il vous donne. Je ne doute point qu'il ne vous récompense de vos peines, et que, contribuant comme vous faites au bien du séminaire, il ne vous donne part à tout le bien qui s*y fait. Je prie Notre Seigneur de vous faire la grâce de persévérer avec courage, et dans la vue de sa gloire que vous procurez dans l'emploi où vous êtes; de persévérer, dis-je, dans votre vocation et de vous donner un jour la récompense qu'il promet à ses fidèles serviteurs. Croyez que, de bon cœur, je vous suis fort acquis. — L. Troxsox.

LETTRE XCVI

A i/kvêque I>E OrÉREC

.'î mars 1695 (1).

Monseigneur, J'ai lu vos règiemens; el puisque vous désirez que je vous

(U M. <\e saint- Valliei* était alors à Paris.

COnRESPONDANCE AVEC LE SÉMINAIRE DE MONTRÉAL 339

écrive ce que j*en pense, je vous dirai, avec la liberté que vous me donnez, que la défense que vous faites aux RR. Pères Jésuites, de tenir leur congrégation le matin me fait un peu de peine, parce que je sais qu'elle leur en fera beaucoup. Comme ils sont fort persuadés que nos Messieurs de Montréal ont eu quelque part à cette défense, il est impossible qu'elle n'altère l'étroite union qui a toujours été entre eux, et que la peine qui en restera ne soit dans la suite une semence de division. Si vous jugiez à propos d'adoucir cet article en bornant votre défense au temps du service de la paroisse, je crois que ces Pères seroient contents et que nos Messieurs auroient sujet de l'être; la congrégation ne pouvant jamais faire tant de tort à la paroisse, que la désunion en feroit, et à la paroisse et à toute l'Église.

Si vous jugez aussi à propos. Monseigneur, de tourner votre règlement d'une autre manière et d'en ôter les interrogations, vous ferez, à mon avis, une chose très utile pour maintenir l'union et conserver la paix.

Pour le règlement des Filles de la Congrégation, on ne me l'a point envoyé.

Je suis, avec un profond respect et une parfaite reconnoissance de toutes vos bontés, votre très humble et très obéissant serviteur. — L. Tronson.

LETTRE XCVII

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