‹ Correspondance de Louis TronsonChapitre 15 sur 42 · COHKESPONUANCR AVEC LE SKMINAIHR 1>*AN(]KH> SI · texte numérisé non relu

COHKESPONUANCR AVEC LE SKMINAIHR 1>*AN(]KH> SI

LETTRE LX

A i/aBBÉ de SAINT-AUBIN

' Ce 17 Juillet 1695.

J'ai reçu voire lettre du 13 juillet, qui est bien différente de celle de M. Brenier; car vous nous le représentez comme étant très utile dans le séminaire et y ayant beaucoup d'occupations; et lui nous mande qu'il n*y fait rien et qu*il y est tout à fait inutile. Quoiqu'il en soit, nous Tatlendrons ici pour le temps que vous nous l'avez promis. Son voyage n'aura pas été inutile, si vous lui avez fait prendre la résolution de parler. Il faut qu'il s'attende qu'on le pressera ici là dessus, et c'est à quoi vous ferez bien de le disposer.

Comme le séminaire d'Angers est votre œuvre, c'est h vous à procurer que l'ordre et la ferveur y régnent. Vous avez bien commencé, et je ne doute pas que par vos bons avis et vos soins le règlement ne soit fidèlement exécuté en tous ses points.

C'est un grand bien d'avoir le Saint-Sacrement dans le séminaire. Il n'y avoit pas à délibérer si vous recevriez ce trésor que Mff*' d'Angers vous a donné. Il faut seulement prendre garde qu'il y soit avec la décence requise. Il me paroitroil quelque inconvénient de laisser aux directeurs la liberté de marquer l'heure que leurs pénitents pourroient aller lui rendre leurs devoirs; car peut-être ne s'accorderoient-ils pas pour remplir toutes les heures; et cependant il seroit bon qu'il n'y en eût aucune où il n'y eût quelqu'un en adoration devant le Saint-Sacrement. C'est pourquoi il me paroit plus à propos que le supérieur vit avec les directeurs le temps qu'il conviendroit donner à chacun, comme l'on fait ici dans le séminaire.

Pour le bâtiment, puisque M^^ d'Angers se détermine au Logis-Barault et à Saint-ÊIoy, vous ne sauriez mieux faire que d'entrer dans ses vues.

Une exécution testamentaire est souvent embarrassante, et

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M. Grandet fait bien de ne s'en point charger, s*il n'y voit d'ailleurs quelque utilité considérable.

Je pensais bien que M. de Flamanville, qu'on nous a voit dit être allé à Angers, n*y étoit pas sans rien faire, ou au moins sans rien dire. 11 faut qu'il trouve bien des ragoûts dans son emploi pour vouloir conserver la supériorité générale des couvents, en sorte que ceux qu'on mettra dans son absence pour en avoir soin y travaillent sous lui.

Nous avons eu ici en retraite M<^^ de Cambrai qui a été sacré, à Saint-Gyr, il y a huit jours, par M^^ de Meaux assisté de MM«'* de Chalons et d'Amiens (1) : il part celte semaine pour aller faire merveille dans son diocèse.

La mort de M^ de Limoges (2) ne fera-t-elle point jeter la vue sur vous,- et ne vous en mande-t-on rien ?

Je serai ravi que vous veniez ici les vacances, où je m'attends que vous me direz bien des nouvelles des autres aussi bien que de vous. Je suis toujours très cordialement, et autant que vous le pouvez désirer, tout à vous. — L. Tronson.

LETTRE LXI

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