I. Diocèse de Tulle, a. Mgr Berteaud
kk6 CORRESPONDANCE DE LOUIS VEUILLOT.
L'homme ennemi croit semer la mort; il sème la victoire et la vengeance du maîtreélernel à qui appartiennent la terre et le grain.
Après quatorze ans, je me souviens de la soirée de Servières, et je suis consolé comme je le fus alors. Dieu sait ce qu'il a mis dans les berceaux. Faisons-lui crédit, attendons son heure. Nous sommes les hommes de la patience et de la persévérance. Quand il faudrait mourir, nos cœurs voient les cieu\ ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. Parmi les témoins consentants de la mort d'Etienne, il y aura toujours quelqu'un qui sera Paul, et c'est assez.
Je vous embrasse, Messieurs, avec les sentiments fraternels qui vous sont dès longtemps connus. Je peux dire qu'ils deviennent plus respectueux et plus tendres à mesure que je vois mieux le train accoutumé du monde. C'est vous, prêtres pauvres et dévoués, qui referez la France ; vous qui croyez, c'est vous qui croîtrez. Vous êtes le grain, vous produirez l'épi. Priez pour moi.
J-.0UIS Veuillot.
CORRESPONDANCE DE LOUIS VEUILLOT. kkl