A M. LE CURÉ DE NEUFCHATEAU ET A PLUSIEURS AUTRES PRÊTRES
i3 février 1874.
Monsieur le curé,
Une triste politique m'a certainement frappé d'un vilain coup. J'en suis humilié comme Français, inquiet comme chrétien. Mais au milieu de tout cela, la joie surabonde. Dussé-je en mourir, il y aura moins de morts que de réveillés, et le grain jeté dans la terre produira un épi. Voilà ce qu'il faut considérer. Réjouissez-vous avec moi.
Je n'ai pas besoin de vous dire combien votre sympathie m'est douce et précieuse et combien je vous en remercie. Veuillez vous charger d'exprimer à vos dignes confrères tout mon reconnaissant respect.
Louis Veuillot.