I. Diocèse de Saint-Dié
■2. Diocèse de Fréjus,
éloigner Dieu. Il est ici; nous le voyons, et nous ne nous laissons point abattre. Le premier chrétien qui perdit son procès, fut saint Klieinie. On le tua. En tombant il dit: Je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme assis à la droite de Dieu. C'est toujours la même chose depuis ce lemps-Ià, et depuis ce tempslà saint Etienne est vivant à jamais. Nos tyrans et nos bourreaux sontdepauvresmaladroits : leurs coups les plus savants ne frappent en définitive qu'euxmêmes. Quand nous confessons Dieu, nous ne disons pas des choses que l'homme [)uisse effacer. Us ne peuvent rien supprimer, rien suspendre; la mort ne leur obéit pas. Envoyée par eux, elle perd son pouvoir. Elle enfouit un grain de blé dans la terre, il en sort un épi. Parmi les témoins consentants du martyre d'Etienne, il y en avait un qui fut Paul. Yoilù les bourreaux bien avancés !
Grâce à Dieu, je suis plein de ces sérénités et de ces forces, et je reçois mille témoignages de l'amitié de mes frères. Je vous remercie tendrement, Monsieur le Supérieur, d'avoir voulu vous joindre à cette cohorte d'invincibles qui me félicite beaucoup plus qu'elle ne me ])laint. Veuillez témoigner ma reconnaissance à vos vénérés confrères. I^a Compagnie de Marie a toujours été pleine de bontés poui* moi.
Je suis avec les sentiments les plus dévoués, mon Père,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Louis Veuillot.