I. Mgr Berthe.iud
la Corrèze pour avoir le consolant spectacle d'une de ces visites pastorales où les barbares se pressent sur les pas de la seule autorité qui puisse? (procurer) la liberté et la civilisation.
J'aurais bien voulu lire le mémoire de Monseigneur, mais nous n'en avons pas eu connaissance. Ne pourriez-vous me le communiquer confidentiellement? Je n'en ferai d'autre usage, si vous le voulez, que de le lire et de le montrer à quelques-uns de nos amis qui attendent beaucoup de l'auteur.
Je suis content que V Honnête Femme vous ait plu. Je ne pensais pas que ce travail, quitté et repris vingt fois, commencé sans plan, achevé par force, et que je n'ai pas même eu le temps de relire, pût paraître supportable. Il a réussi, grâce à Dieu, qui a vu mes bonnes intentions, et je vais le réimprimer. Mais je ne pense pas pouvoir en faire un autre dans le même but, absorbé que je suis par des affaires qui se multiplient chaque jour. Vous savez que nous sommes condamnés, mon gérant et moi, à payer chacun trois mille francs d'amende ; avec les frais et le décime, cela se monte à sept mille francs. Nous sommes sans argent, et il nous est interdit de demander publiquement secours. Si vous avez autour de vous quelques catholiques disposés à nous aider, parlez-leur en notre faveur. Je vous en serai très reconnaissant.
Agréez, monsieur l'Abbé, la nouvelle assurance de ma cordiale affection.
Louis Veuillot.
2kk CORRESPONDANCE DE LOUIS VEUILLOT