‹ Correspondance de Louis Veuillot (volume 2)Chapitre 84 sur 132 · A M. RAYMOND BRUCKER · texte numérisé non relu

A M. RAYMOND BRUCKER

Paris, 9.9 novrmhrp.

Mon pauvre Brucker, je vous donne la main de bien bon cœur, et je ne suis fâché que d'une chose : c'est qu'il n'y ait rien dedans. Je suis absolument sans ressources présentement, parce que vous n'êtes pas la seule fissure par laquelle s'écoulent mes minces économies. De là venait le nuage que vous avez remarqué; mais j'ai eu tort de le laisser voir ou de ne pas vous en donner l'explication. Pardonnez-moi cette inadvertance. C'est bien assez de ne pas secourir Jésus-Christ, sans l'affliger par la manière. N'y songez plus, je vous en prie, et que cela ne vous gêne

I. Mon frère secourait dès lors presque régulièrement Brucker. Celui-ci était venu avant terme, espérant une avance. Louis, n'ayant rien à lui donner, l'avait accueilli avec embarras. Brucker s'en était aperçu, et s'en plaignait : de là cette lettre.

iamais quand vous serez dans le cas de me demander quelque cliose. Moi, je songerai, d'ailleurs, à vous prévenir.

Votre ami,

Louis Vkuillot.

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