I. M. Vaguer a perdu un fils dans la guerre de 1870-ji
klk CORRESPONDANCE DE LOUIS VEUILLOl".
A M. JULES JANIK *:
Paris, 3o août 1871.
Monsieur,
Permeltez-moi de vous ofiVir un livre iiiit vite et mal impiimé, qui est un peu contre le Journal des Débats et contre vous. Vous verrez, je l'espère, que ce (c Droit du seigneur » est une chimère, et vous conviendrez qu'il est ennuyeux de rencontrer des hommes de votre mérite chargés de ce vilain fagot. C est ma réponse à un article que vous avez publié récemment, et je suis heureux de vous l'adresser sous cette forme pacifique, sans avoir à vous mêler dans ce tas de robins qui ont entassé là-dessus leur mauvais latin et leur mauvais français.
Nous sommes en un temps où certains hommes doivent, bon gré mal gré, faire partie du même corps de garde, et il leur est bon d'esquiver les heurts entre eux autant qu'ils le peuvent'.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble serviteur,
Loijis Veuillot.
1. Mon frère et Jules Jaiiln ne restèrent pas toujours sur le j)icd de guerre de 1842; ils écliangèrent deux ou trois billets. Celui-ci a été communiqué à C Univers par un ancien secrétaire de Jules Janin, M. Clieruel.
2. Jules Janin fut si flatté de ce billet, qu'il le fit relier en tête du volume.
CORRESPONDANCE DE LOUIS VEUIf.LOT. k\ô