‹ Correspondance de Louis VeuillotChapitre 21 sur 73 · Article sur Porl-Koviil publié dans le Correspondanl · texte numérisé non relu

Article sur Porl-Koviil publié dans le Correspondanl

VOUS avais là, la plupart des fautes que vous m'avez signalées — je ne dis pas toutes — auraient disparu. Peut-être seriez-vous aussi vous-même un peu plus âpre si vous lisiez tout ce que nous lisons, si vous saviez tout ce que nous savons. Mgr l'archevêque ^ m'a l'autre jour invité à dîner; il recommande aussi la modération. Son discours a été tel que j'ai pu en conclure également deux choses : ou que je devais absolument me taire, ou que je pouvais, à la réserve de certaines vivacités, continuer. J'ai suivi le second avis, quoiqu'il penchât pour le premier, très visiblement. Mon but n'est pas de convertir les universitaires. Je n'y parviendrais pas. Des hommes qui ne peuvent supporter les lettres de l'évêque de Chartres ^ ne peuvent tolérer même une plainte de notre part ; mais j'espère enflammer les catholiques, leur mettre au cœur un peu plus de zèle, les forcer à se remuer, à vouloir prendre la liberté, car la liberté se prend et ne se donne pas. Si j'échoue, je n'ai rien à dire ; ils sont dignes de leur sort : c'est à Dieu de les punir ou de les sauver. Tout catholique qui aime mieux faire un avocat de son enfant que d'en faire un chrétien, et qui peut courir le risque de troquer la foi contre un diplôme ou contre quelque avantage que ce soit, n'est pas catholique. Il s'agit de savoir si la France en est là. Nous le saurons bientôt. Tout se prépare pour des événements immenses. Louis-

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