‹ Correspondance de Louis VeuillotChapitre 26 sur 73 · L'abbé Eglé · texte numérisé non relu

L'abbé Eglé

qu'on met à la porte des évèqucs semble avoir pour consigne d'écarter la vérité.

Adieu, cher ami ! J'ai beaucoup à travailler pour finir l'Honnête Femme, et mes infirmités se sont compliquées d'un gros rhume. Vous avez sans doute lu Langres^; je vais dire qu'on vous envoie aujourd'hui Combalot l'apostolique ; peut-être ne vous plaira-t-il pas autant qu'à moi, mais j'ai peine à croire qu'il vous déplaise. Tenez-vous prêt pour d'autres écrits sur la loi que Villemain va présenter.

Nous avons eu une séance du Correspondant, qui a paru fort triste à ioule \a rédaction. M. de Vogiié n'y a point été poli, ni clair. Il a parlé de la nécessité de prendre une position, de lutter, mais de ne pas combattre, ou de combattre, mais de ne pas lutter. C'était l'avis de Wilson et de Champagny à peu près ; ce n'était pas celui de Carné; je ne sais pas si c'était le mien, car j'ai mal compris. De plus, M. de Vogiié alancé un paquet à l'adresse de VHonnête Femme, qu'il aurait pu mieux confectionner. En réalité, Wilson, M. de Vogiié, d'autres fondateurs, sont encore à comprendre qu'un journal est une'machine de guerre, et que faire un ouvrage périodique qui ne combat poinî, c'est fondre un canon pour le musée d'artillerie. On n'équipe pas un soldat pour qu'il prenne position dans son lit. Décidément j'aime mieux me donner tout entier à VUnivers. M. de Vogiié et quelques autres trouvent aussi qu'on parle trop

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