‹ Correspondance de Louis VeuillotChapitre 31 sur 73 · Monlalembert · texte numérisé non relu

Monlalembert

le moindre nuage. J'avais toujours annoncé cette réconciliation; elle était trop faite dans mon cœur pour tarder dans le sien. Nous nous touchons par un point qui nous réunira invinciijlement : le désintéressement de notre amour pour l'Eglise. J'ajoute que j'aimerai toujours sans effort ceux qui n'auront d'autre tort envers moi que de dire franchement le mal qu'ils pensent de moi.

Nous sommes très bien aussi avec VÀmi de la Religion. Je n'étais pas resté aussi tendre pour M. Dupanloup que pour M. de Montalembert ; mais des démarches fort bienveillantes de sa part et des explications fort sincères de la mienne nous ont amenés à reconnaître qu'on nous avait brouillés officieusement, plus que nous ne l'étions. J'ai été satisfait devoir passer V Ami de la Religioji dans ses mains. Celles d'où il l'a retiré étaient plus que suspectes. En tout état, et quand même, ce qui n'est point probable, nous nous refàchcrions , la chose serait bonne encore : l'Église en profitera. Dirigé par M. Dupanloup, VAini rendra le même son que V Univers^ .

Roux* se trouvait à VUnivers quand j'ai reçu votre lettre. Je lui ai lu le paragraphe qui le concerne; il en a été flatté. C'est la meilleure âme du monde, et un très bon philosophe. Je veux qu'il fasse un livre sur les socialistes. Nul n'est plus capable de débrouiller ces systèmes, de dire d'où ils viennent, de bien montrer où ils vont et

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